Le départ de Michel Hug d’EDF en 1982, l’origine lointaine du déclin.

Témoignage en interne. (Titre librement choisi par ce blog).

Rappels sur les conditions de départ de Michel Hug d’EDF début 1982, nommé directeur général des Charbonnages. Evènement a priori incompréhensible. Pierre Messmer, plus tard nous a dit : “Par le nombre d’ingénieurs et de scientifiques impliqués, ainsi que par son financement, le programme nucléaire français est comparable au Projet Apollo”. Comment Hug qui mit sur pied l’organisation à l’origine du succès de ce programme, et qui la dirigeait d’une main de fer pouvait-il être nommé ensuite à la tête d’une entreprise en extinction? Le lent délitement de l’organisation et de la stratégie etait pressenti. C’est bien ce qui s’est produit.

-En 1998, il y eut un conflit entre le Président d’EDF parachuté , Edmond Alphandéry et les dirigeants de l’entreprise issus du sérail. Sans entrer dans les détails, ces derniers imaginèrent d’attaquer Alphandéry dans une tribune du quotidien Le Monde. Démarche imprudente car les politiques ont toujours le dernier mot. Là-dessus, François Roussely fut nommé pour remettre de l’ordre à EDF. Denis Cohen , patron de la CGT (soyons clair, un syndicat qui avait largement soutenu le programme), nous prévint: “la purge sera sévère car Roussely ne sait pas que les cadres supérieurs d’EDF sont légitimistes”.

Elle le fut. Roussely prépara un plan de dégagement des cadres supérieurs, bien au-delà des quelques signataires de la pétition du Monde. Pour ne pas avoir de problèmes juridiques , comme à la SNCF, il n’y eut que des départs volontaires. Chaque impétrant fut reçu par le directeur du personnel des cadres dirigeants qui arrondissait largement les angles.

A cette occasion, partit une proportion importante des gens constituant ce qui subsistait du staff des constructeurs du programme nucléaire. Ainsi, deux exemples parmi bien d’autres , Bouzon et Lecocq, patron des bureaux d’études de deux Régions d’Equipement (Clamart et Lyon).

La Direction de l’Equipement , qui n’avait plus de travail, fut dissoute en 2000. Il semble que Roussely n’avait pas compris le rôle de cette Direction. Quelques survivants furent rattachés à la production. Echappèrent naturellement les ingénieurs détachés en Chine comme Hervé Machenaud et Vincent de Rivaz, dit Le Marquis. Le second, ami de Li Peng, Premier Ministre à Pékin, est à l’origine du programme nucléaire britannique, car il négocia avec les gouvernements anglais et chinois durant des années. On le laissa faire car personne ne croyait à son succès. Aujourd’hui, le seul débouché acquis de l’EPR lui est dû. De Rivaz a été mis à la retraite en 2017 sans tambour ni trompette. Comme quoi, pour tuer vraiment le nucléaire français, il eut fallu se débarrasser entièrement des mauvaises herbes qui avaient survécu à la lente destruction de la Direction de l’Equipement EDF, y compris celles qui avaient proliféré en Chine.

Au sujet des responsables du Nouveau Nucléaire EDF, donnons leur leur chance. Croyez-vous qu’en 1973, lorsque l’aventure a commencé, les CV étaient plus attrayants ? Hug avait quarante trois ans et pour beaucoup d’entre nous, c’était un aîné ! La Direction de l’Equipement EDF fut formée, certes en partie mais significative, par un mixage osé d’ingénieurs issus de l’hydraulique, donc quelquefois anciens, et de jeunes gens provenant de la Direction des Etudes et Recherches à qui Hug avait décidé de payer une thèse. Hug en était le symbole : PhD aux Etats Unis, ancien des Etudes et Recherches et constructeur du barrage du Verdon.

Lionel Taccoen.

Convention Citoyenne pour le Climat : Plus de 20 contributions à lire sur l’énergie ?

Convention Citoyenne pour le Climat
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Face à l’impératif de réduction des émissions de CO2, une gouvernance de l’illusion ! 2/5
Georges Sapy
05/01/2020 19:01

Cette attitude de l’Europe n’est pas nouvelle : la Commission européenne a depuis plusieurs années engagé toute l’Europe dans une course effrénée au développement quasi-exclusif des éoliennes et du photovoltaïque, sans jamais se préoccuper des risques pourtant bien réels sur la sécurité d’alimentation du continent que cela va entrainer lorsque leur développement deviendra très important. Il est vrai que s’en préoccuper implique d’en avoir conscience et d’écouter les experts qui les connaissent, c’est-à-dire avoir au moins la compétence de « savoir que l’on ne sait pas ». Ce qui ne semble pas être le cas… Gouvernance de l’illusion.
En « bon élève » autoproclamé, notre grand voisin, l’Allemagne, a mis tout cela en pratique en couvrant son territoire d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques pour remplacer… son nucléaire, qui n’émettait pourtant pas de CO2. Résultat : les émissions de son secteur électrique ont très peu baissé et l’Allemagne va continuer à produire une part très importante de son électricité avec du lignite ou charbon, jusqu’en 2038, date de sortie annoncée ! Entre temps, pour sauver la face, elle va remplacer son nucléaire et une part de ses centrales au charbon par du gaz, importé de Russie. Cerise sur le gâteau : l’électricité domestique y est près de deux fois plus chère qu’en France. Contre-exemple absolu à ne surtout pas imiter !!! Et pourtant…

Synthèses Foire aux questions (FAQ)
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Face à l’impératif de réduction des émissions de CO2, une gouvernance de l’illusion ! 1/5
Georges Sapy
05/01/2020 18:59

L’Europe et les pouvoirs publics français claironnent à l’envi l’enjeu prioritaire la réduction des émissions de CO2. On ne peut qu’approuver l’objectif. Mais les choses se gâtent quand on passe des grandes envolées lyriques à la mise en pratique, qui relève trop souvent de solutions inefficaces car illusoires. Pourquoi ? Parce que les décisions ne sont pas prises sur des bases scientifiques ancrées dans la réalité des choses mais par idéologie. En veut-on des exemples ?
La Commission européenne présidée par Ursula von der Leyen a présenté le 11 décembre son « pacte vert » le 11 décembre dernier. À l’exception de quelques bonnes propositions, il s’agit surtout d’un texte globalement creux, qui répond à des problématiques très complexes par l’égrenage de termes généraux : « durable », « propre », « intelligent », etc. Comment parviendra-t-on au résultat souhaité, d’une immense ambition, en l’occurrence la « neutralité carbone » en 2050 ? Par d’hypothétiques ruptures scientifiques et techniques, plutôt que par des technologies éprouvées. Le futur est décrété par une suite de « y qu’à, faut qu’on » d’autant plus ambitieux que l’échéance est lointaine et qui ignorent superbement les contraintes des lois de la physique et du réel. Et ne sont bien sûr basées sur aucune étude d’impact un peu sérieuse : décréter suffit pour que la réalisation suive ! Gouvernance de l’illusion.
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Moins de CO2 pour pas trop cher
Henri Prévot
05/01/2020 18:23
Référence : CCC-PROP-2020-01-2436
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Pour diminuer les émissions de CO2, les économies d’énergie ne suffiront pas. Il faudra remplacer le fioul, le gaz et le carburant par de l’électricité. Pour connaître l’effet sur le pouvoir d’achat, regardons les dépenses de production et de stockage de l’ensemble du système électrique.
Ce n’est pas si simple car il faut ajuster l’offre et la demande à chaque instant ; avec plus d’éolien et de photovoltaïque, il faut davantage de stockage, ce qui coûte cher.
Pour que tout le monde puisse faire le calcul avec ses propres hypothèses, j’ai publié un outil simplifié qui simule le système électrique.
Pour limiter le nucléaire à 50 %, il faudrait dépenser chaque année 7 milliards d’euros de plus qu’en maintenant en service les réacteurs actuels après avoir fait les travaux de mise à niveau Post-Fukushima. C’est facile à vérifier avec ce simulateur que l’on retrouvera sur Internet.
Pourquoi donc dépenser 7 milliards par an EN PLUS de ce que l’on doit encore payer pour aider les éoliennes et le photovoltaïque déjà installés ? Le seul motif serait d’aller vers zéro nucléaire. Même si les énormes problèmes de stabilité du réseau électrique étaient résolus, cela coûterait plus cher qu’avec du nucléaire et, surtout, cela ferait des dizaines de milliers d’éoliennes, des milliers de km2 de photovoltaïque et aussi une très grosse consommation de matériaux, sable, fer, cuivre, terres rares et métaux stratégiques importés, avec les problèmes d’environnement qui vont avec.
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/2439

Préservons le nucléaire
Mara
05/01/2020 17:17

L’idée que l’énergie nucléaire représente l’énergie bas carbone la plus fiable et qui présente le meilleur ratio avantages/risques aujourd’hui et pour un avenir assez loin, ne sera probablement pas populaire sur ce forum. Néanmoins j’invite les membres de la Convention Citoyenne à s’informer et à faire intervenir des experts de tous les ‘courants politico-énergétiques’, et non seulement des courants qui mettent en avant les arguments doux aux oreilles des écologistes (dont je me réclame passionnément.) Je fais le pari qu’en écoutant objectivement les arguments et les calculs des différents courants, les membres alerteront le gouvernement sur le danger pour le climat (et pour la stabilité de la société) d’une sortie du nucléaire au cours des prochaines décennies.

Mesdames et messieurs, faites preuve de courage, laissez vos à priori de côté et basez vos recommandations sur des faits et non sur des hypothèses séduisantes mais non appuyées sur des technologies existantes ou des tendances de consommation constatées.
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/16/proposals/2401

Pourquoi fait-on tout de travers ?
LENAIL
05/01/2020 15:57

Ce sont les émissions de CO2 qu’il faut supprimer

Mais c’est Fessenheim qu’on arrête.

Mais ce sont dans les éoliennes et les panneaux voltaïques qu’on investit pour remplacer des centrales nucléaires qui n’émettent pas de CO2 et qui fonctionnent même sans vent et sans soleil.

Mais on ne fait rien pour supprimer les émissions dans le transport (les véhicules électriques et hybrides n’effacent presque rien).

Mais pour le chauffage des locaux et habitations on prône toujours le chauffage au gaz gros émetteur de CO2.

Bref des erreurs dans chaque rubrique…est-on assez riche pour gaspiller tant de ressources financières et assez irresponsables pour négliger tout ce qui pourrait préserver le climat ?
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/2315

Quelles sources d’électricité pour l’avenir ?
LENAIL
05/01/2020 15:55

Il faut remplacer les énergies fossiles partout où celles-ci sont utilisées (chauffage, transports…) ainsi satisfaire les besoins nouveaux : numérisation…l’électricité est incontournable
En respectant l’environnement :
– le nucléaire, l’hydraulique, sont pilotables, peuvent produire à la demande, en très grandes quantités et
– les renouvelables sont malheureusement intermittentes et ne pourront, avant longtemps, être substituées en l’absence de vent ou de soleil, par des moyens économiques neutres vis-à-vis de l’environnement.
Pour très longtemps le nucléaire et l’hydraulique sont absolument incontournables et les renouvelables ne pourront pas les remplacer.
Les pays scandinaves comme la France sont les seuls grands pays à présenter un mix idéal et ceci depuis des décennies. L’économie comme le chiffrage des risques à court et long terme (générations futures) montrent que ceci est viable : la France a bâti son parc nucléaire en 20 ou 25 ans, et les français bénéficient d’un prix de l’électricité très avantageux.
La Chine met en service un nouveau réacteur tous les 3 mois ce qui lui permettra de réduire sa dépendance au charbon.
Sauf dégradation de l’économie et du bilan carbone, l’électricité d’origine éolienne ou photovoltaïque ne pourra pas avoir, qu’on le veuille ou non, un grand développement et remplacer le nucléaire dans un avenir prévisible. Le gaz peut provisoirement (20 voire 30 ans) remplacer le charbon mais en aucun cas le nucléaire.
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/2427

Arrêter de subventionner les énergies intermittentes
MAHAUD
05/01/2020 15:53

Le financement des énergies intermittentes « coûte un bras » au pays, au détriment d’autres actions économiques et sociales nécessaires. Et ceci, sans aucun effet sur la diminution des rejets de GES !
Mieux vaudrait de financer la production (ou l’usage) de l’électricité produite par l’énergie nucléaire qui n’émet aucun gaz à effet de serre.
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/2412

Une transition énergétique juste doit d’abord s’appuyer sur une politique scientifiquement et technologiquement rationnelle- le rôle du nucléaire
Eric Sartori
05/01/2020 14:34

Le nucléaire est une énergie décarbonée, la seule à permettre de répondre au défi climatique
Le nucléaire est une énergie pilotable, la seule à assurer la sécurité d’approvisionnement
Le nucléaire est une énergie abondante, la seule à permettre la durabilité de nos civilisations (Taux de retour énergétique)
Le nucléaire est une énergie très concentrée, la seule à permettre de sauvegarder notre cadre de vie (densité de puissance)
Le nucléaire est une énergie sûre et dépolluée. Il est la technologie générant le moins de décès/kWh d’électricité
Le nucléaire est économique. L’Allemagne a dépensé plus de 600 milliards d’euros en ENR (soit 60 EPRs !), sans diminuer d’un iota ses émissions de CO2.
Le nucléaire représente 255000 emplois qualifiés en France.
Proposition : La Conférence Citoyenne affirme le rôle essentiel du nucléaire dans la transition énergétique et marque son opposition à sa diminution dans le mix énergétique français. Aucun sacrifice demandé à l’ensemble de la population ne peut être juste ou acceptable s’il ne sert qu’à enrichir les profiteurs des ENR sans apporter de solution aux problèmes climatiques, écologiques, économiques et sociaux de la transition énergétique.
La Conférence Citoyenne propose l’institution un Conseil Scientifique de la Transition énergétique Le Haut conseil pour le climat ne prend pas bien en compte l’ensemble des aspects économiques et sociaux de la transition- aurait-il évité la révolte des gilets jaunes ?
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/2402

La quadrature du cercle de l’électricité
VELLE Thierry
05/01/2020 12:51

Q1/ Le consommateur souhaite un kWh électrique toujours disponible, peu onéreux et le moins émetteur possible de CO2
Q2/ Le fournisseur alternatif (autre qu’EDF) souhaite un droit de tirage le plus élevé possible sur l’électricité nucléaire (ARENH) pour pouvoir ensuite la commercialiser mais n’investit que très rarement dans la construction de moyens pilotables de production d’électricité
Q3/ Le producteur historique (EDF) gère en toute sûreté un parc d’installations de production d’électricité très faiblement émetteur de CO2 (environ 5 g CO2 / kWh nucléaire ou hydraulique) et fortement contributeur à un coût du kWh français parmi les plus bas d’Europe
Q4/ Le politique affiche une volonté de lutter contre le réchauffement climatique mais d’un côté, s’engage résolument pour la fermeture de centrales nucléaires et d’un autre côté, subventionne le développement d’énergies renouvelables non pilotables et présentant un facteur de charge très faible (14% pour le photovoltaïque et 25% pour l’éolien)

Cette quadrature de l’énergie est-elle vraiment insoluble ? Si lutter contre le réchauffement climatique est l’urgence absolue, et elle l’est, les bons choix doivent être opérés par le politique, et ce, au-delà de simples considérations électorales. Alors puise-t-il davantage écouter les préconisations de la communauté scientifique !
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/2397

Développer les usages de l’électricité
VELLE Thierry
05/01/2020 12:23

La France dispose d’un atout essentiel dans la lutte contre les émissions de CO2 : le contenu carbone de son électricité, essentiellement produite à base de Nucléaire et d’Hydraulique.
L’électricité étant une solution au réchauffement climatique, et non un problème, une conclusion s’impose d’elle-même : il convient de davantage développer les usages de l’électricité comme par exemple, dans l’habitat avec des pompes à chaleur haute performance.
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/2392

Duel des énergies : nucléaire ou renouvelables ?
HELLENBRAND
05/01/2020 11:52

Le dérèglement climatique, une évidence, met à l’épreuve les experts de tous poils et les politiques de tous bords. On entend tout et son contraire ! Mais développer à tout va, en France, les énergies dites renouvelables pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans la production électrique est une fumisterie. Et quand on prétend remplacer une centrale nucléaire par un champ d’éoliennes ou de panneaux photovoltaïques relève de l’abus de confiance. Par quel opération magique peut-on remplacer une production d’électricité de plusieurs centaines de MW, continue et adaptable en permanence à ce qui est consommé, par des installations qui ne fonctionnent que lorsqu’il y a suffisamment de vent ou de soleil et qui coûtent très cher en subventions ? (voir rapport de la cour des comptes). Le parc nucléaire est pratiquement amorti, c’est pourquoi une loi immorale a inventé l’ARENH ! Vendre un produit à perte, c’est bien là une idée de technocrates qui ne visent qu’à ruiner EDF, qui voit d’année en année son potentiel d’investissements se réduire. Et le plus aberrant, c’est que les politiques décident d’abord d’arrêter Fessenheim, et ensuite de réduire le nucléaire, tout en sachant que pour pallier l’intermittence du renouvelable, il faudra installer des centrales à gaz, ignorant les émissions de CO2. Il est vrai que les Allemands, plus verts que verts, installent des centrales au charbon !
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/2387

Pour le climat l’électricité en France est une solution pas un problème
REGNIER
05/01/2020 11:52

La consommation d’énergie en France est environ la suivante : 50% pétrole, 25% gaz et 25% électricité. Les rejets en CO2 des ces différentes énergies montrent un avantage évident pour l’électricité. Le gaz vient ensuite avec 7 à 8 fois plus de CO2 par kWh produit et le pétrole, comme le charbon, en émet 15 fois plus.
Alors pourquoi dans la loi s’évertuer à arrêter des moyens de production avec peu de CO2 comme le nucléaire alors que le vrai sujet est de limiter utilisation des produits charbon et pétrole. Le gaz peut être une énergie de transition si elle remplace du charbon ou du pétrole mais pas si elle remplace de l’électricité. Si on parle du climat bien sûr. J’ai conscience que ce point de vue basé sur de éléments rationnels ne plaira ni aux anti nucléaires, ni à ceux dont l’intérêt est de vendre du gaz à tout prix.
L’exemple calamiteux de ce qui se passe en Allemagne devrait nous alerter : malgré les investissements considérables dans les énergies renouvelables électriques intermittentes l utilisation du charbon et du gaz reste majoritaire et le coût du kWh électrique est 2 fois plus élevé pour le consommateur !
Ne perdons pas un de nos rares atouts industriels gage d’indépendance énergétique, de coût raisonnable et de contribution à la lutte contre le changement climatique.
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/2391

Concentrons nos moyens sur la lutte contre le réchauffement climatique
Roger
05/01/2020 11:49

La « maison brûle » , nous devons concentrer nos moyens sur les vrais contributeurs de CO2.
Pourquoi continue t-on à subventionner les énergies renouvelables alors qu’elles viennent en substitution d’une énergie électrique déjà largement decarbonée ? Pourquoi arrête t-on la centrale nucléaire de Fessenheim, centrale dont le bon niveau de sûreté est reconnu par l’autorité de sûreté nucléaire, alors qu’elle ne produit pas de CO2 ?
Nous devons mobiliser nos ressources sur les domaines les plus émetteurs que sont aujourd’hui le chauffage des locaux et la mobilité. Les solutions existent, elles doivent être déployées sans délai
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/2386

S’attaquer aux vrais problèmes
DURF
05/01/2020 11:42

En France notre production d’énergie électrique est décarbonée à + de 90% grâce aux programmes de production hydrauliques ainsi qu’au programme électro nucléaire.
Ces investissements sont pratiquement amortis et en bon état de fonctionnement. Pourquoi se priver de cette production peu carbonée avec la fermeture de la centrale de Fessenheim?
De plus on investit(les consommateurs d’électricité) en masse (127 milliards d’euros depuis 10 ans) dans l’éolien qui a un rendement de 20% et le solaire avec un rendement de 15% max. Cet argent serait mieux placés dans le transport par des aides pour changer son véhicule ou subventionner le transport fluvial.
Il me semble que la France avec son déficit abyssal n’a pas les moyens de gaspiller l’argent des contribuables
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/2377

L’argent public doit soutenir les vraies priorités de la réduction des émissions de CO2
BALLOT François
05/01/2020 11:20

Actuellement des sommes colossales sont engagées pour rémunérer les investisseurs des productions éolienne et photovoltaïque, leur garantissant ainsi une rentabilité largement excessive sur le dos des consommateurs, notamment les plus pauvres.
Ces montants, qui se chiffrent en milliards d’Euros chaque année pour encore 20 ans, doivent être réorientées vers les vraies priorités que sont la baisse des émissions de CO2 dans le chauffage et dans les transports.
Il faut rappeler que le développement excessif de la production électrique éolienne et photovoltaïque, prévu dans la loi TECV, va en outre poser de gros problèmes de stabilité du réseau électrique au niveau du pays et de l’Europe de l’ouest compte-tenu des variations parfois très rapides de ces productions et de leur incapacité à s’adapter aux besoins temps réel de la consommation.
Rappelons également que des solutions de stockage de masse de l’électricité ne sont pas pour l’instant d’actualité et qu’elles coûterons de toute façon très cher.
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/2370

L’arrêt de Fessenheim est un gâchis écologique, économique, humain
SEMPERES
05/01/2020 08:34

Depuis 40 ans la production électrique nucléaire française est une chance pour la lutte contre le réchauffement climatique d’un point de vue économique (l’électricité la moins chère d’Europe) et sur le plan du développement du pays pas un seul black out depuis le 19 décembre 1978. Le président de la république française l’a rappelé récemment.
Le quinquennat précédent a pris des dispositions dogmatiques de baisse de la part du nucléaire et subventionnant massivement les ENR. Voir mon post https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/2368
Les ENR sont intermittentes aléatoires et non synchrones aux besoins des clients. A chaque MW installé d’ENR il faut un même MW de source de production modulable sinon on se retrouve dans le noir. En arrêtant 50% de nucléaire et en remplaçant par des ENR on est obligé de construire des centrales modulables fossile au gaz, émettrices de CO2. On remplace du nucléaire non émetteur de CO2 par des ENR qui augmentent mécaniquement les émissions de CO2. L’Allemagne est un bel exemple d’augmentation des émissions massives de CO2 depuis l’arrêt de leur parc nucléaire entre 5 et 6 fois plus qu’en France
Le 22/02/2020 la tranche 1 de Fessenheim une centrale sûre d’après le gendarme du nucléaire sera arrêtée par pur dogmatisme. Le 30/06 ce sera la tranche 2. 1800MW d’émission de CO2 supplémentaire.
Arrêtons de faire du VERT dogmatique écolo nous avons besoin d’écologie pour sauver la planète.
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/2371

Halte au gâchis
Point
05/01/2020 09:06

Selon le rapport de la Cour des Comptes et le rapport du député Julien Aubert, la France consacre des sommes colossales (120 à 130 milliards d’euros) pour les énergies renouvelables (EnR).
Pour quel résultat sur nos rejets de CO2 ? Nul… La France a déjà une production d’électricité décarbonee grâce à l’hydraulique et au nucléaire…
Il serait bien plus judicieux de consacrer ces sommes à améliorer l’isolation du bâti existant et à encourager la mobilité électrique.
La France suit l’exemple allemand de transition énergétique (Energie Wende) qui se révèle un échec cuisant avec le recours aux centrales polluantes au lignite et au charbon pour pallier à l’intermittence des EnR.
Sortons de ce mauvais exemple en décidant de suspendre l’arrêt de la centrale de Fessenheim, une usine en parfait état de marche, reconnue par l’ASN, qui permet d’éviter des tonnes de CO2 rejetées par nos voisins d’Outre Rhin !
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/2372

Stop au détournement de la rente nucléaire
Point
05/01/2020 09:19

Grâce à son parc de production électronucléaire, les tarifs de l’électricité en France sont parmi les plus bas d’Europe.
Cette situation ne va malheureusement pas perdurer puisque l’Etat, sous la pression du dogme libéral Bruxellois, veut tuer l’opérateur historique (EDF dont l’Etat est actionnaire à 83%) pour faire émerger des concurrents (Total, Engie, et bien d’autres…).
Ainsi, la rente nucléaire qui bénéficiait jusqu’à présent aux clients et aux finances de l’Etat (donc aux citoyens) va profiter à des grands groupes privés et à leurs actionnaires.
Le résultat va être une augmentation des tarifs pour les clients et un enrichissement indu pour les grands groupes. Cherchez l’erreur…
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/2368

Les subventions aux ENR sur le transport routier et le chauffage au fuel
SEMPERES
05/01/2020 08:15

A fin 2017 la cour des comptes a souligné que 121 Milliards d’€ avaient été investis sur les ENR. Notre parc de production électrique est à 95% décarboné avec le parc nucléaire et le parc hydraulique. En 2022 il sera décarboné à 100% lorsqu’on aura arrêté les dernières centrales fossiles françaises. Depuis c’est 5,5 milliards d’€ de subvention supplémentaires par an investis dans les ENR sans avoir gagné 1 gramme de CO2 ça représente 11c€ par litre de carburant sans aucun impact sur le climat et le réchauffement climatique, 11c€/litre = 60c€/litre de TICPE x 45% (Budget de l’état) x 40% (CAS-TE)
On fait du VERT écolo pas de l’écologie.
Les émissions de CO2 sont très majoritaires produites en France par le transport routier et le chauffage au fuel. Imaginez ce qu’on aurait pu faire si on avait investi 121 milliards d’€ sur ces 2 domaines. On aurait pu offrir à chaque foyer français qui se chauffe au fuel une pompe à chaleur alimentée par de l’électricité décarbonée. On aurait en plus de la réduction des émissions de CO2 réduit les émissions de particules fines qui font des dizaines de milliers de morts par an et on aurait pu économiser des importations de fuel qu’on aurait pu investir dans l’écologie la vraie. On aurait agit sur la santé publique et l’économie. L’écologie doit être un moyen de sauver l’Humanité, pas une nouvelle religion de plus avec sa propagande basée sur la méconnaissance et la peur et la désignation du diable nucléaire responsable de tous les maux.
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Production d’énergie & aménagement des routes.
Arno
03/01/2020 21:22

Développer la production d’énergie nucléaire sans plus attendre afin de réduire le réchauffement climatique. Obligation de faire des pistes cyclables pour toutes nouvelles routes ou lors de la rénovation des existantes. Arrêtez le déploiement des éoliennes et développer les Enr acceptées par les français ruraux. Accessoirement, re-nationnaliser le secteur de l’énergie afin de faire baisser les prix et améliorer le pouvoir d achat des français et la compétitivité de nos entreprises. Investir l argent public pour maintenir la croissance avec et pour les français . Sortir de l eu si nécessaire.
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/2321
Le nucléaire seule solution
Hansen
03/01/2020 17:30

Considérant que les deux accidents sur des réacteurs nucléaires occidentaux n’ont pas eu d’effets sanitaires sur la population, considérant que les réacteurs français étaient plus sûrs que les réacteurs de Fukushima et TMI, considérant qu’on a investi 120 milliards d’euros dans l’éolien solaire et dans le parc nucléaire historique et le retraitement pour des productions électriques nettement à l’avantage du nucléaire, considérant que les verres nucléaires ne posent pas de problème et contiennent des métaux précieux comme Ru et Rh, considérant que le réacteur Phénix a renouvelé 4 fois son combustible nucléaire, ce qui prouve son caractère renouvelable, on en conclut que le nucléaire est la seule solution pour sortir des énergies fossiles.
On pourra consulter le scénario negatep de Claude Acket
le scénario Ressec de Stephan Savarese ou le site d’Henri Prévot.
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/2314

Quels sont les choix pour une électrification généralisée
LENAIL
03/01/2020 12:37

Il faudra à l’avenir disposer de plus en plus d’électricité pour remplacer les énergies fossiles (chauffage, transports, usages industriels) ainsi bien entendu pour tous les besoins nouveaux qui apparaissent par ex la numérisation…et respecter l’environnement.
Le nucléaire, l’hydraulique sont pilotables, produisent à la demande, en grandes quantités.
Les renouvelables sont intermittentes et ne pourront, avant très longtemps, être substituées en l’absence de vent ou de soleil, par des moyens économiques.
Très longtemps le nucléaire et l’hydraulique resteront incontournables et les renouvelables ne pourront pas les remplacer. La Scandinavie, la France, la Suisse sont aujourd’hui les seuls pays à présenter un mix idéal et ceci depuis des décennies.
Des analyses honnêtes objectives de l’économie comme des risques à court et long terme montrent que ceci est possible : la France a bâti son parc nucléaire en 20 ou 25 ans, et les français bénéficient d’un prix de l’électricité très avantageux et la Chine met en service un nouveau réacteur tous les 3 mois ce qui lui permettra à terme de réduire sa dépendance au charbon.
Sauf dégradation de l’économie et du bilan carbone, l’électricité d’origine éolienne ou photovoltaïque ne pourra pas avoir, qu’on le veuille ou non, un très grand développement et remplacer le nucléaire dans un avenir prévisible. Le gaz peut provisoirement (20 voire 30 ans) remplacer le charbon mais en aucun cas le nucléaire.
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/travailler-produire/f/11/proposals/2286

Climat et justice sociale: la solution électro-nucléaire
Jean-Luc SALANAVE
02/01/2020 17:58

Pour produire massivement de l’électricité tout en respectant l’environnement et les générations futures, la Suède et la France ont démontré depuis 40 ans que le nucléaire est la solution la moins chère, la moins émettrice de CO2, dont les déchets sont parmi les mieux gérés et contrôlés de toutes les activités humaines, et surtout une des sources d’énergie les plus justes socialement. En effet, à la différence du solaire et de l’éolien qui nécessitent de lourdes subvention pour pallier leur inefficacité (taxes CSPE sur l’électricité et taxes sur les carburants, plus de 7 milliards/an qui frappent les plus modestes et rapportent aux plus aisés) le programme nucléaire français a été entièrement financé sur des emprunts industriels et des fonds propres, sans aucun appel au contribuable; il a été entièrement remboursé par les consommateurs industriels et domestiques, tout en les faisant bénéficier de l’électricité la plus compétitive d’Europe et des prix les plus bas (coûts passés, présents et futurs inclus – déjà provisionnés et payés). Avec le mouvement écologique pro-nucléaire qui se développe inexorablement dans le monde réclamons en Europe la solution nucléaire comme prioritaire (ce que de nombreux pays ont compris, comme la Chine qui depuis 10 ans démarre un nouveau réacteur nucléaire tous les 3 mois).
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/2285

Pour un mix énergétique décarbonaté et fiable
Julie Wornan
02/01/2020 17:52

Comment remplacer les combustibles fossiles ?

La population globale augmente. L’austérité énergétique n’est pas une solution. Il a été démontré que l’éolienne et le solaire ne pourront pas remplacer les combustibles fossiles dans le mesure nécessaire.

L énergie nucléaire est constante et propre. Elle est efficace par son empreinte écologique : des panneaux solaires couvrent des champs, mais un bout d’uranium la taille d’une pomme fournit l’énergie nécessaire pour toute une vie.

Même avec les accidents, le nucléaire est parmi les énergies les plus sûres, 442 fois moins mortel que le lignite par unité d’énergie. Les nouvelles générations de réacteurs réduisent fortement la probabilité d’un incident majeur.

La Finlande stocke les déchets nucléaires efficacement. La France les recycle, réduisant d’un facteur 5 leur volume et d’un facteur 10 leur radiotoxicité, tout en permettant la récupération des matières énergétiques valorisables.

La France a construit la plus grande capacité nucléaire par habitant au monde en moins de 20 ans. Cela s’est traduit par un taux de CO2/KWh parmi les plus faibles au monde.

Si l’on considère l’énergie nucléaire de manière objective et scientifique, elle a une place incontournable dans la solution climatique. Fermer un réacteur en bon état de marche est un gaspillage économique et inutile pour le climat. Au contraire, pour une lutte efficace contre le changement climatique, il faut augmenter notre capacité d’énergie nucléaire.
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/2281

Production électrique : ne pas se tromper de combat
Serge
02/01/2020 15:46

Il faut rappeler que l’urgence climatique impose de prioriser les combats. Dans cette optique, la lutte contre les émissions de GES et en particulier de CO2 passe avant tout. Nous avons la chance, en France, d’avoir déjà décarboné notre production électrique grâce au mix majoritairement nucléaire/hydro. Toutes les études montrent que c’est ce type de mix qui est le plus efficace pour avoir le plus faible impact CO2. L’ajout de capacités éoliennes (y compris offshore) et solaires aux installations existantes n’a aucune utilité en termes de réduction des émissions de GES, et coûtera une fortune au contribuable.
Il faut remettre la science et les chiffres au centre du débat et exclure tout dogmatisme. Ainsi, les conclusions qui en découlent sont :
– ne pas diminuer, voire augmenter, notre capacité nucléaire installée (ne PAS viser le 50 % de nucléaire, encore une fois cela ne servira à rien).
– ne pas fermer Fessenheim.
– fermer rapidement les dernières centrales thermiques.
– renforcer la recherche et les investissements en faveur de la production électrique nucléaire (fusion ?) et la gestion des déchets/du recyclage

Je conclus en rappelant que les déchets générés par le nucléaire sont en quantité infime par rapport à l’énergie fournie et ne représentent aucun risque significatif envers la biosphère, contrairement au réchauffement climatique qui peut potentiellement provoquer des millions de morts.
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/2291

Politique énergétique et climat
Riou
02/01/2020 19:41

Les énergies intermittentes nécessitent le secours de moyens de production pilotables pour garantir les besoins de la consommation lors des périodes sans vent et sans soleil.
C’est la raison pour laquelle le seul mix électrique corrélé à de faibles émissions de CO2 est nucléaire et/ou hydraulique.

Grâce à son parc nucléaire/hydraulique, la France produit une électricité décarbonée à plus de 90% depuis un quart de siècle, sans que le développement de l’éolien et du solaire ait été corrélé au moindre effet positif.
Dans leur bilan prévisionnel offre/demande du 23 janvier 2019, les 4 responsables de réseau allemands avaient considéré une garantie de disponibilité de 0% pour le solaire et inférieure à 1% pour l’éolien.

C’est le thermique à flamme qui permet alors d’éviter la rupture d’approvisionnement.
Expliquant que, pour sortir du charbon, l’Allemagne mise sur une augmentation significative des centrales à gaz à horizon 2050, malgré un développement exponentiel de l’éolien et du solaire.
Notre parc nucléaire est flexible et assure le suivi de charge de la consommation. Il est désormais appelé à s’effacer en fonction de la production éolienne.

Non seulement cette politique compromet la rentabilité de cette filière industrielle, mais le renforcement du recours au gaz, qui s’avèrera alors indispensable, détériorera immanquablement le bilan carbone de notre parc électrique.
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/1739

Pour la reprise du projet Astrid
JCW
29/11/2019 10:42

Parmi les 150, y a-t-il des personnes ayant suivi le débat organisé par le CNDP (https://pngmdr.debatpublic.fr/) à propos de la gestion des déchets nucléaires ?

J’entends dire qu’une majorité est contre le nucléaire, mais êtes vous informés sur les centrales de 4ème génération ? Savez-vous qu’elles pourraient réutiliser les « déchets » radioactifs actuellement stockés ?

Malheureusement le projet ASTRID a été abandonné pour des raisons budgétaires. Rien n’empêche d’avoir le courage politique, encore faut-il être informés…—–
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/908

Prolonger la durée de vie des centrales nucléaires
LECOQ
09/11/2019 11:34

La France a la chance de disposer d’un parc nucléaire de 58 tranches qui produit de l’électricité très faiblement carbonée. Au lieu de fermer la centrale de Fessenheim et les 14 tranches annoncées dans la PPE d’ici 2035, la France devrait se donner les moyens de prolonger la durée de vie de ses centrales existantes à 50 ans, voire 60 ans comme cela s’est déjà fait dans d’autres pays (Suisse et USA notamment)
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/600

La vérité sur le nucléaire
Nifenecker
03/11/2019 18:26

Avec 75% de son électricité produite par le nucléaire la France émet deux fois moins de CO2 par tête que l’Allemagne. L’ADEME estime les émissions de CO2, en cycle de vie, pour les différentes techniques de production d’électricité en:
Grammes/kWh électricité
Charbon Gaz Hydro éolien solaire Nucléaire
1024 491 6 15 45 16
Les critiques affirment que le nucléaire est beaucoup trop dangereux.
La Commission Européenne a mené une étude très sérieuse de cette question (étude EXTERNE) et trouve un nombre moyen de décès pour produire 1000 TWh (environ 2 fois la production annuelle de la France) par technologie:
Charbon Gaz PV éolien hydro Nucléaire
170000 4000 440 150 1400 90
Pour le nucléaire les décès estimés par l’OMS dus aux catastrophes de TMI, Tchernobyl et Fukushima sont inclus.
Empreinte écologique
On peut considérer que l’impact sur la biodiversité sera proportionnel à la surface consacrée à la production. La surface (en km2) qui serait nécessaire pour produire 14 TWh par an (énergie produite par un EPR) selon les technologies vaut pour
Charbon Biomasse éolien solaire Nucléaire
10 5000 1200 200 4
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https://contribuez.conventioncitoyennepourleclimat.fr/processes/autres-contributions/f/15/proposals/563

Une France qui n’a toujours pas de pétrole mais qui renoue avec les idées
Philippe CLAUDE
02/11/2019 11:13

L’Etat doit redevenir stratège. Les politiques énergétiques se pensent à 50 ans et pas sur une mandature présidentielle.
Avec une durée de vie de 60 ans, la puissance produite par les centrales nucléaires françaises passera de 60 000 MW en 2040 à 15 000 MW en 2050 avec la fin de vie des centrales, soit une baisse de 45 000 MW en 10 ans !
Toute non décision aujourd’hui augmente le risque de pénurie électrique en 2040.
La France doit renouer avec les « idées » mais comment construire une puissance électrique de 60 000 MW non carbonée et si possible pilotable ?
Construire une filière hydrogène verte ? Là, il faut repenser tout le système. La filière industrielle est déjà en retard et l’hydrogène se transporte très mal.
Construire des centrales au gaz -> Non, les centrales au gaz émettent du CO2
Se contenter des 200 TWh d’Energies Renouvelables Intermittentes que l’on aura en 2040 (conso France 2018 = 474 TWh). C’est possible, mais comme les EnR ne sont pas pilotables, on sera coupé la nuit lorsqu’il y aura peu de vent, il faudra s’adapter au niveau local et seuls les ménages aisés le pourront
Construire de nouveaux réacteurs. C’est possible mais il faut arrêter de faire du « nuc-bashing » et décider de réinvestir dans le secteur.
Le monde de demain devra être décarboné et ne pourra plus compter sur l’énergie fossile abondante. Les stocks de combustible usé pourraient servir utilement dans un monde à l’énergie rare.
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Videos du forum d’Helsinki 2019 – Le nouveau nucléaire : Une réponse aux mutations électriques de nos sociétés ?

– Helsinki 2019 – Les Entretiens Européens

New nuclear : a response to the electrical changes in our society in Europe ?

Le nouveau nucléaire : Une réponse aux mutations électriques de nos sociétés ?

All the videos – This is the playlist : clic here for an automatic view of all the videos

https://www.entretiens-europeens.org/

English letter
https://www.entretiens-europeens.org/wp-content/uploads/2019/11/La-Lettre-des-Entretiens-Europe%CC%81ens-2019-Version-EN.pdf

French letter

https://www.entretiens-europeens.org/wp-content/uploads/2019/10/La-Lettre-EEN-HELSINKI-2019-Version-Frs.31-10-19.pdf

_______

SOMMAIRE :

MARDI 12 NOVEMBRE 2019
– Ouverture par le Ministère finlandais de l’Economie et de l’Emploi, par ASCPE, FinNuclear et le GMF

– La croissance de la demande électrique climato-compatible ?

– Les mutations éléctriques des secteurs industriels et des territoires :
articuler l’efficacité dans l’usage et la production.

– La coopération internationale dans la recherche et l’innovation.

– Les réponses du secteur énergétique : neutralité ou diversité décarbonée ? Rendre compatibles la production avec les coûts de la décarbonisation.

MERCREDI 13 NOVEMBRE 2019
– Le nouveau nucléaire, un acteur du système-réseau « induservices », avec des technologies diversifiées, flexibles et durables, adaptées aux demandes.

– Ne pas retarder pour l’ouverture des centres de gestion des déchets radioactifs.

– Compétences et emploi pour valoriser le secteur nucléaire en Europe.

– Mutualiser et développer le dialogue constructif pour bâtir la stratégie européenne.

– Des recommandations pour une stratégie à long terme

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#LiisaHeikinheimo, Deputy Director General,
Energy Department, Ministry of Economic
Affairs and Employement, Finland
Opening by


#ClaudeFischerHerzog,
Director Les Entretiens Européens


#RolandPalmqvist, President GMF, Group of European Municipalities with Nuclear Facilities


#TarmoPipatti, President FinNuclear

Hearings :
Growth in electricity demand: climate compatible?
GMF


#MassimoGarribba, Acting Deputy Director
General responsible for the coordination of Euratom policies, Director of Nuclear Energy, Safety and ITER, DG Energy, European Commission

Q & Answer with Massimo Garribba,


#DanielaLulache, NEA’s Head of Policy and Coordination, OECD

#MichalKurtyka, Vice-Minister of Environment in Poland, President of COP 24
(finally, an other polish speaker : Beata)

Electrical changes in industrial sectors and local and regional territories: connecting the issues of efficiency in use to those of production
Led by
#OlivierVidal, Research Director, CNRS-IS Terre

Part 1/4 https://youtu.be/h9FJlSMnQpU
Part 2/4 https://youtu.be/eEozzj4E_qY
Discussions
3/4 https://youtu.be/pYMvghMYOmA
4/4 https://youtu.be/BWAjcqUBabI

with
#YasmineAssef, Energy and Infrastructure
Director, RENAULT:
automotive innovations for sustainable mobility, contradictory to power supply?

#EricDurand, Director Technical Affairs,
Secretary General of the Council of the Professions: how to succeed the energy transition in the building?

#SamiHolopainen, Manager EQUINIX Finland:
digital technologies, an intrusion into all areas of public and private life (communication, consumption, production, …): what impact on electricity consumption?

#RauliPartanen, Co-founder of The Ecomodernist Society of Finland:
cities’ heat networks in Finland, their possible replacement with SMRs

#IlkkaTykkyläinen, CEO of Pohjolan Voima
PVO: electro-intensive industries need competitive electricity

Comments by Claude FH.

Hearings
#AnttiVasara, CEO of VTT: the different activities of the Finnish research institute for clean energy solutions and its international cooperation with nuclear energy

Q&A : https://youtu.be/F0dCIReHP_Y

2nd Panel discussion
The responses of the energy sector: neutrality or decarbonised diversity? Short-term and long-term issues: making use and production efficiency compatible

Hearings
#MichelBerthélemy, Nuclear Energy Analyst,
OECD Nuclear Energy Agency (NEA): the costs of the decarbonization

And Q&A : https://youtu.be/lkqNKf3yKxA

Led by
#CsabaDohoczki
, Vice-president of GMF
Part 1/3 https://youtu.be/xV_qMA7TP3k
Part 2/3 https://youtu.be/xS1ORvtd8QI (Eric Maucort : from 7 mn 44 to 18 mn 27)
Part 3/3 https://youtu.be/jVKPNfnGTU4

With:

#BernardDereeper, President of Belgian
Nuclear Forum: which energy mix for Belgium?

#GuyBuckenham, Head of Generation Policy,
EDF Energy: for a diversified decarbonised mix. The example of the UK

#KalevKallemets, Cofounder and CEO of
Fermi Energia OÜ: the deployment of SMR in Estonia, a technology for complementary electric generation to combined cycle gas and renewable energies

#EricMaucort, President, Sauvons le Climat: (www.sauvonsleclimat.org)
exit neutrality to assume the carbon-free mix in Europe
-> Part 2/3 https://youtu.be/xS1ORvtd8QI (Eric Maucort : from 7 mn 44 to 18 mn 27)
#StéphaneSarrade, Deputy Director, NED,
CEA: renewables versus nuclear power: the right balance

#TiinaTuomela, Deputy General Director,
FORTUM: nuclear energy, the base of a carbon-free economy

Question and answer :

Wednesday

3rd PANEL DISCUSSION
The new nuclear energy, an actor in the “induservices“ network system, with diversified, flexible and sustainable technologies adapted to demands

1/2 https://youtu.be/qW–roEgifg
2/2 https://youtu.be/CyCxT5KRFps

Q&A https://youtu.be/5zxeVcTX3u4

Led by
#MarjutVähänen
, Director, Finnuclear
With:

#TuomoHuttunen
, Public Relations Manager,
Fennovoima: a new reactor in Pyhäjoki

#LyubenMarinov, Executive Director, Kozloduy
NPP: new production capacity for Bulgaria’s development

#JuhaPoikola, Manager, Public Relations and
Responsability, TVO: the MANKALA cost-price model makes major investments possible

#AndreyRozhdestvin, Director of ROSATOM WESTERN EUROPE:
SMRs and nuclear barge, flexibility and proximity that meets specific territorial demands

PekkaSahlberg, Managing Director,
Framatome Finland: new smarter reactors

#PetteriTiippana, Managing Director of STUK:
the nuclear safety in Finland. Towards a standardization of standards in Europe
Hearings

Do not delay the opening of radioactive waste management centres

1/2 https://youtu.be/3tQY6a7ECUE
2/2 https://youtu.be/z8842DbUz24
Q&A https://youtu.be/AIEQbV7DXoU

Led by
#BernardBoullis,
Former Director of Fuel
Cycle Research Programs at CEA
With :
#FrédéricLauneau, Project CIGEO Director,
ANDRA: waste management needs effective nuclear skills

#VesaLakaniemi, Mayor of the Municipality
of Eurajoki: the social appropriation of waste management by the local population

#PasiTuohimaa, Communications Manager,
Corporate Relations, TVO, Posiva Oy: the Finnish example
Hearing

Trainings and employment to value and enhance
the European nuclear sector

1/2 https://youtu.be/B18IItBlURE
2/2 https://youtu.be/wBTf8V7Tpuw

Led by
#JessicaJohnson, Communications, Director at FORATOM
With:

#AlexandreGrillat, National Secretary,
CFE-Energies Federation: skilled trades for high value added technologies

#JuhaniHyvärinen, Professor, Modelling in
Nuclear Engineering, Lappeenranta University of Technology: develop initial and life long learning for nuclear technology

#JoTipa, Managing Director of NSAN,
the National Academy in the UK: nuclear Training and Skills: a PanEuropean Opening

#AapoTommila, Student, Lappeenrannan-Lahden
Teknillinen Yliopisto LUT: the interest of young people in nuclear trades
4th PANEL DISCUSSION
Pooling and developing a constructive dialogue to build a new network system: European-wide coherence, planning by consultation between users, energy production sectors and institutions

Led by
#YvesDesbazeille, General Director, FORATOM
1/3 https://youtu.be/YKMW31B8nPE
2/3 https://youtu.be/C7YDa_0–ZU
3/3 https://youtu.be/1YYAfxxh1u4

With:

#PierreYvesCordier, Nuclear advisor at the
French Embassy in London and in Finland: what is its strategy for cooperation in Europe?

#AtteHarjanne
, Member of the Parliament of Finland: building a civil multi-stakeholders agency to contributing to defining public policies

#MichalKurtyka (finally, an other speaker),
Vice-Minister of Environment in Poland, President of COP 24: towards an European public agency where users and producers contribute in building and planning investments of general interest.

#IsabelleLeboucher, CMO, New Nuclear
Engineering & Projects Division, EDF: the relation of the producers with the consumers and the institutions

#MeritxellMartell,
GMF consultant: the contribution of local authorities to build public energy policy

#ZuzanaMonikaPetrovicová, Head of Unit,
Nuclear energy, nuclear waste and decommissioning, DG Energy, European Commission:
European concerted action to build an energy solidarity pact and help countries to decarbonise their energy mix

Conclusions

#ClaudeFischerHerzog, Director of ASCPE-
Les Entretiens Européens
Recommendations for a long-term strategy
Des recommandations pour une stratégie à long terme

1/2 https://youtu.be/_TRud1ZeUZo
2/2 https://youtu.be/GPElLOpy9Go

#ZuzanaMonikaPetrovicová, Head of Unit,
Nuclear energy, nuclear waste and decommissioning, DG Energy, European Commission

__________
Interviews

Interview Philippe Herzog

Interview Claude Fisher-Herzog : Vos impressions sur ce forum ?

Interview Olivier Vidal : Vos impressions sur ce forum ?

POLAND : Interview Beata : Vos impressions sur ce forum ?

Interview : Vos impressions sur ce forum ?
(je n’ai pas noté son nom)

Interview Pierre-Yves Cordier, Nuclear advisor at the French Embassy in London and in Finland

Interview Atte Harjanne, Member of the Parliament of Finland

Interview de Patrick Fauchon, maire de Flamanville


Details :

Les Entretiens Européens

The new nuclear power in Europe:

a response to the electrical changes in our societies?

MIKONKATUHELSINKI – NOVEMBER 12-13, 2019

 

PROBLEMATIC and QUESTIONS

 

This conference is deliberately part of a long-term strategy to anticipate (and plan) policies and strategies capable of resolving the contradictions posed by growth in electricity demand and reduction of greenhouse gases contributing to climate change. Indeed, our European societies and the world are being « electrified ». Demands are exploding: cars, housing, agriculture, health, space, digital technologies… and local and regional authorities have massive needs for investment and innovation to meet them.

As the likelihood of every possible scenario is on the rise, we will therefore require a decarbonized economy which can harmonize the needs of the climate and of the European industries. Here, efficiency will require industrial policies and services of a new kind (“InduServices”). Indeed, the increase in consumption brings with it important problems as regards the effectiveness in use and production. Industrial sectors will have to question their production, and concurrently work with the energy sector. This latter will have to be able to put forward an offer based on efficiency and the diversity of demands: it will have to simultaneously generate and provide adequate services, all while doing so in a less expensive way.

What will be the right energy mix compatible with reducing costs and greenhouse gas emissions? Short-term strategies that seek better costbenefit ratios often run counter to CO2 zero targets in 2050: how do they fit in a long-term strategy? Decarbonised sources raise competitiveness concerns, and the new nuclear energy – which is an ally for climate goals – will have to be able to spread its costs and pool them to mobilize resources in order to innovate. More diverse and flexible, it will be able to adapt to the diverse needs and demands of industry and territories. Beyond proposals for more responsible governance between States and the European Commission for the implementation of public policies, Les Entretiens Européens will bring into the public debate the option of creating planning agencies by consultation between users and the energy production sectors responsible for contributing to the creation of a coherent network system at European level, with enhanced skills and intelligent services.

These issues will be at the centre of the debates of the 2019 edition of les Entretiens Européens which will be held in November in Finland with the support of the European Commission’s DG Energy, and the partnership and participation of many industrial and territorial actors from Europe and around the world.

 

The debates will be held in three languages: English, Finnish and French.

 

 

Growth in electricity demand: climate compatible?

 

In our societies, the debate on electricity growth scenarios are often contradictory. Yet, every studies show that electrification increasingly and continuously embeds itself in our life styles, consumption habits, and methods of production. The recent development of new economic poles in the world requires cooperation with industrialized countries. How are we to firstly articulate the efficiency stakes found in consumption and production, secondly make them compatible with the climate change goals as stated in the Paris agreement, and at the same time providing good services, and all of this in a more affordable way ?

Daniela LULACHE, NEA’s Head of Policy and Coordination, OECD:

Could the world still reduce its carbon emissions and slow down or even halt the impacts one climate change ? Would it be possible to do so without nuclear power ? And under what conditions ?

Electrical changes in industrial sectors and local and regional authorities: connecting the issues of efficiency in use to those of production.

Led by Olivier VIDAL, Research Director, CNRS-IS Terre

Proponents of the Paris agreement often forget that energy transition, which they call for, is based on soil exploration. Indeed, all the new technologies such as computers, smartphones, electric cars, photovoltaic panels or wind turbines are composed by « rare materials » extracted in Africa (or in China). In other words, while we refuse mines in Europe, the ecological impacts are just displaced somewhere else. Thus, can Europe afford to create new dependencies and accept, in the name of ecological transition, polluting foreign lands rather than its own lands ? And can we carry on promoting or buying « zero-emission technologies », or « green technologies » once we know where the raw material is sourced from ? Moreover, these new economic partners will consume a certain amount of electricity in transport, internet or building … The actors of this round table will ask industrialists about the reality of their electricity consumption and their strategy for searching ways to reduce their carbon footprint.

with:

Yasmine ASSEF, Director Energy and infrastuctures, RENAULT Are the innovations of the automotive sector for sustainable mobility with the clean car contradictory with the intensive use of rare materials and sources of electrical power?

 

Eric DURAND, director of the Technical Adivsory Staff, secretary general of the Profession Council, FFB, Fédération Française du Bâtiment

If Europe is to achieve the ambitious targets set in its low carbon strategy, energy retrofitting of buildings is essential. How is it applied in France ? How can we encourage private owners to make this significant investment entailed by energy savings ? Are such investments efficient in terms of reducing carbon emissions ? What would be a satisfying alternative ? Significantly increase energy prices ? Electric or heat heating from decarbonized sources ? France notably produces electricity through nuclear power: would it be possible to use the heat released by its reactors to supply urban and industrial energy demands ?

Sami HOLOPAINEN, Managing EQUINIX FINLAND

Given the fact that the digital is now in every areas of both public and private life (communication, consumption, production …), what is the impact on the electronic consumption ? How will the companies, such as Equinix, assume their part of responsibility for climate change ? Would it not be possible to reduce certain digital elements or even erase some of them ? Since the digital companies are creating data centers and developing new cloud infrastructures in every major electricity producing countries to get access to resources, how will they cooperate with the largest energy groups in order to reduce their carbon footprint ?

Rauli PARTANEN: Cities’ heat networks in Finland, their possible replacement with SMRs

 

The heat networks in Finland are powered by coal or gas plants and produce a lot of greenhouse gases. Is your proposal to replace them with small nuclear reactors, the SMRs, beginning to gain support ? How are we to promote such innovation to male it enter the market ? Which investments are necessary ? On this basis, should nuclear be eligible under European financing mechanisms for energy transitions ?

Ilkka TYKKYLÄINEN, PDG de PVO

Electro-intensive industries need competitive energy, all while needing to reduce their carbon footprint. Finland has innovated an original type of contractual relationship between industrial groups and electricity producers. Could you please tell us about the strategy of Finnish paper producers’ and their partnerships with large industrial groups such as TVO ? Is the model exportable across Europe ? What do you think about COR storage as an alternative solution ? Do we need a carbon tax ?

 

The responses of the energy sector: neutrality or decarbonised diversity? Short-term and long-term issues: making use and production efficiency compatible. abad

 

Audition :

Michel BERTHELEMY, l’AEN à l’OCDE

The truth about the cost of decarbonization … The world must reduce its carbon emissions and decarbonize its energy and economy in a context where global electricity consumption is expected to grow by 45% by 2040, driven by the needs of emerging countries. The task will be difficult and costly. Are the new technologies (nuclear, hydraulic, renewable) used in numerous countries a worthwhile asset ? Are they complementary ?

Debate led by Csaba DOHOCZKI, Vice-President of GMF

This roundtable will examine the short-term and long-term responses of the energy sector, both in terms of the services it must provide for the efficient use and promotion of decarbonated sources … Indeed, the large groups have become providers in the assessment of electricity consumption and other advisory services, in close collaboration with research institutes, in order to provide fast and high-quality access to innovative new solutions. However, production cost problems must be made compatible with long-term objectives.

With:

Guy BUCKENHAM, EDF Energy: for a diversified decarbonised mix: the example of the UK

 

 

The United Kingdom has promoted a diverse, decarbonized mix to meet its needs. Nuclear has a special place. Nevertheless, its cost is high and the new postponement of the commissioning of the two EPR reactors that EDF is building at Hinckley Point raises questions concerning the future of electricity in the country – which has experienced the lowest level of production since 1994 in 2018, with 335 terawatt hours. The EPR’s bill could now reach 22.5 billion pounds (almost 3 billion more than the last estimates). Is it still profitable ? You have signed what is called a Difference Contract: will there be a financial impact for consumers and British taxpayers ? How about the 8th PRT project ?

Bernard DEREEPER, President of Belgian Nuclear Forum: which energy mix?

 

Nuclear energy in Belgium – which accounts for more than 50% of the country’s electricity supply – is due to be replaced in 2025. While wind and solar represent 15%, what are the replacement interconnection capacities planned by the Gouvernement and the energy sector to cope with the 6 GW loss ? Will we have to reopen coal-fired power plants like in Germany ? What would be the climate, economic and social impacts ?

 

Kalev KALLEMETS, co-founder and president of Fermi Energia OÜ

Estonia had to close its nuclear power plants in 2009 and today, the increase in rights to pollute (25 euros per tonne in 2019, 250 euros in 2050 ?) and Russian competition are calling back into question the operation of its power generation units from oil shales. Their closure would worsen the economic and social situation in the country, and make it dependent on electricity imports. Does nuclear energy have a new future in the country ? The projets are mostly American and Japanese, even Canadian. You have proposed to deploy the SMR as complementarity to an electric generation combining gas and Enr. You have created a company that cooperates with General Electric and Hitachi. Does Europe not have a duty of solidarity ? How could it encourage investment ? What do you think of a « taxonomy » that would allow nuclear power to be eligible for European financing mechanisms for energy transition ?

 

Eric MAUCORT, President of “Sauvons le climat”: the carbon-free mix in Europe with nuclear

 

The European Commission claims “energy neutrality” and to support the “free choice” of States concerning their energy mix. Yet, the goal of having 30% renewable energy by 2030 (and 50% in 2050) cannot be said to be an “energy neutral” choice. Even more, this choice impacts the possibility of having other decarbonized energy sources – including nuclear based ones, or carbon capture and storage (CCS) of which pilot projects have been stopped.

To face challenges, do we not need a competitive (and solidary) industrial renewal which valorises all kinds of decarbonized energy sources (marine, second generation photovoltaics, smart grids, CCS, nuclear, “efficiency” itself to become an industrial sector…)?

How may one emancipate from neutrality and acknowledge the diversity found in the European decarbonized mix?

 

Stéphane SARRADE, Director, NED, CEA: Renewables versus nuclear power: the right balance

 

Should energy policies be centered on renewable energy which is engine-generated (EnRE)? Are those latter truly complementary to nuclear energy? Are they not just a single aspect of the cure against dependency on carbon energies? How can we deal with the intermittency?

Are issues of energy storage, mobility, infrastructures, or even hydrogen, accessible?

Tiina TUOMELA, Deputy General Director, FORTUM

 

Nuclear power is the foundation of Finland’s decarbonised economy. As nuclear power will correspond to a 15% share in 2050, will it be able to maintain nuclear power as a central part of the decarbonized European electrical system? Despite the commitments which were undertaken in Paris, and which have continuously been renewed at each COP, all signs are alarming.

How can this industry be promoted and harmonised with the need for more market flexibility? Could you present to us the variety of solutions to the issue (long term operations, new construction capacities, SMR innovations) and tell us about Finland’s choice of passing from 35% to 57% of nuclear energy in its electricity mix? To fulfil the government’s objective of having 100% decarbonized energy, what will be the complementary energy sources?

 

HEARINGS at the French Ambassy

with

Serge TOMASI, the French Ambassador

Erik Owino OHAGA, director for the development of nuclear infrastructures, NuPEA (Nuclear Power and Energy Agency), in Kenya

AFRICA: those fresh developments inspire the electrification of countries and sub-regions. Following the steps of South Africa, others, such as Kenya, are reflecting about the place of nuclear energy in their energy mix.

 

 

 

WEDNESDAY 13

 

9:30 a.m. to 11:00 a.m. – 3rd PANEL DISCUSSION

 

The new nuclear energy, an actor in the « induservices » network system, with diversified, flexible and sustainable technologies adapted to the demands

 

Led by Marjut VÄHÄNEN, Director, FINNUCLEAR

 

We will look at the place of nuclear power within the energy mix, its innovative technologies which are suited to the needs of industries and territories, as well as its contribution to the creation of a new network system which harmonizes with the climate targets.

With

Tuomo HUTTUNEN, PV Manager, Fennovoïma: a new reactor in Pyhäjoki

 

Fennovoima needs to submit a licence project for 2012 if it is to build a new power plant in Finland. Whilst some suggest that we should reduce our electrical consumption and be more efficient, you recommend that, on the contrary, we should increase our consumption in order to better meet industrial and economical decarbonisation. How can nuclear energy help set up a new system and contribute to the competitiveness of intensive industries? Industrial companies constitute part of Fennovoima’s capital on the Mankala model: what are the advantages of such contract? Should we have a minimum price for carbon emission allowances?

Lyuben MARINOV, executive director, Kozloduy NNP

Regarding the continuation of power plants in Bulgaria: how to consolidate the partnership between the involved actors in order to share safety costs ? Bulgaria is seeking to diversify its technologies, currently of Russian origin. It wishes to build new production capabilities: who will guarantee the project and what conditions will be imposed for potential investors?

 

Juha POIKOLA, Public Relations Manager at TVO

The Mankala cost-price model allows for the possibility of important investments. The power plant – the most powerful in Scandinavia – will ensure 15% of the electrical needs of Finland. It will allow for the reduction of imports to face the highest peak of consumption during the coldest winter days.

As the Kimmo Tiilikainen, minister for the environment and energy, has indicated, the plant will contribute to the increase of decarbonized electricity – making it pass from 80% to 85% – this being thanks to its 1600 megawatts of power, and an EPR with an estimated lifetime of more than 60 years.

 

Andrey ROZHDESTVIN, Director of ROSATOM WESTERN EUROPE

 

The nuclear industry faces challenges that force it to innovate notably if it is to pursue the industrial imperative and regain the enthusiasm of both local people and communities. Large-scale nuclear power plants are the backbone of the industry, but they are not always tailored to the power supply of remote areas and decentralized electric networks. How could local energy demand, network structure, geography and climate be better taken into account ? New technologies emerge with SMR (Small Modular Reactors) and floating nuclear power stations. You will connect a « Akademic Lomonosov » unit to the Pevek network in Russia by the end of 2019.What future do you see for this type of technologies in Europe ?

Petteri TIIPPANA, general director of STUK, Finland’s Nuclear Safety Authority

You have granted the OL3 operating license to TVO – the commissioning of which is planned in January. This makes Finland a pioneer in Europe in regards to nuclear power source. Whilst this is a responsibility for you, as a safety agent, within your own country, does this not also bequeath upon you a transnational responsibility to cooperate with all countries which aim to exploit EPRs (such as France and the United Kingdom), or China which has just charged an EPR? How can we effectively share the lessons taught by the construction of such power plants and their functioning, and ensure a high level of safety worldwide, particularly in countries such as Bulgaria which seek to develop their own park with EPRs, or Poland which aims to renew its projects in Pomerania?

You are a European level member of the ENSREG: should we standardize security norms for every type of technology, so as to allow a quicker and less onerous attribution of licenses?

Pekka SAHLBERG, Managing Director, FRAMATOME Gmbh Finland

 

The energy sector is going through one of the most transformative periods in history notably with the arrival of new and « smarter » power plants. Much has been said in this round table about a new category of reactors – small, modular and related (SMR): is this the future of the energy sector ? Will they be able to replace existing nuclear fleets or complement them ? The largest actors in this area are relying on the development of digital or robotic technologies in order to develop new efficient devices for materials traceability, data management or virtual modeling. What would you expect from this innovation ? Does it concern every segment of the nuclear value chain, from maintenance to deconstruction ? What trainings are setting up for these new jobs ?

 

HEARINGS

 

Do not delay the opening of radioactive waste management centres

 

Led by Bernard BOULLIS, former Director at CEA

We will hear from both Finnish and French waste operators who have proposed deep geological storage of their DHAVL: technology comparison. The issue of skills in the agenda for implementing solution.

With

 

Pierre-Marie ABADIE, Director General of ANDRA: Waste management needs effective nuclear skills

 

Cigéo is a project for deep geological disposal of the most radioactive waste. Stated three times in the law, it has just been the subject of a public debate: why have you put the project back at the core of the public debate with the risk of further delaying the opining of the center ? Can we afford to wait ? Whatever the energy policy choices within 50 years, that is to say new generation capacity or dismantling, waste must be managed. Today, we have a deep knowledge in the matter and we have the skills for responsible management. In a context of uncertainty about the future of nuclear energy, if we postpone the decision, is disposal of the waste an option ? in the long-term ? Not to mention ethic question, will future generations have the means to train themselves and relaunch research for storage solutions if the sector is called into question ?

Vesa LAKANIEMI, Mayor of Eurojaki

Nuclear energy is part of Eurojaki’s history. The industrial landfill of the most radioactive waste is scheduled to open in 2020. If geological storage is considered by experts to be a scientifically and technologically mature solotuion, offering the best guarantees of safety, including in the long term, how does the population react ? In addition providing information, social ownership of nuclear waste management involves consultation and training. How do elected officials contribute to it and what are your programs in cooperation with TVO and POSIVA ?

 

Pasi TUOHIMAA, TVO, POSIVA OY

 

Created jointly by the two Finnish electricity companies – TVO and Fortum – in order to deal with the nuclear waste generated by their Olkiluoto and Loviisa power plants, Posiva obtains the green light from the government for the construction of the final site, in the extension of the laboratory built in 2004. You must submit an application to operate as early as 2020, and could start directing to landfills the used fuel in 2022. Here again, you will be pioneers in Europe. Your technologie is different from that of France. You are proposing a final landfill without reprocessing, and plan to seal the site around 2100 at the end of the operation of the two plants.What will you do with the new nuclear waste produced by OL3 ? Reprocessed MOX fuels will fuel to power future reactors. Why refuse the choice of reprocessing when you have the ambition to develop your nuclear fleets ?

 

 

Pooling and developing a constructive dialogue to build a new network system: European-wide coherence, planning by consultation between users and energy production sectors (public policies of States and EU or/and the creation of independent European agencies)

 

Led by Jessica JOHNSON, Communications Director at FORATOM

with:

Alexandre GRILLAT, national secretary CFE-CGC Energies

Whilst French nuclear power represents 2500 companies and more than 220 000 jobs, there is criticism of competence loss within the taskforces. The ASN criticizes loss of skill for conventional operations such as wielding, but also for civil and electromagnetic engineering. How can we to explain this situation? Can they explain the delays in the establishment of the Flamanville EPR, 20 years without any constructions? The government has published on January 25th its pluri-annual energy program for the next 10 years: what is the nuclear industry’s visibility to engage competences and create new jobs? How will unions such as yours put those stakes in your social dialogue?

 

Juhani HYVÄRINEN, professor, nuclear engineering, Laappeenranta University

The nuclear power domain is transforming, new technologies appear and one needs to develop new competences all along one’s professional life. Finland has started a program where both initial and continual formation will be concerned by the same laws and financing: how is the nuclear sector affected by this? Formation on the job is very popular in Finland and will also be reinforced: how are companies cooperating with universities? You are members of a consortium, grouping the universities of Nantes in France, Slovenia, and Spain, “Safe and Reliable Nuclear Applications” (SARENA), categorized as Erasmus Mundus. How can we favor cooperation between universities and producers to develop some harmonized courses in Europe?

Jo TIPA, president of NSAN, the UK national academy

With the EPR projects, the need for competent workers in the nuclear sector is an important challenge which the UK will have to face: you lead the national Academy of competences for safety and fabrication, and your operation directors team dialogue with producers to evaluate their needs, so as to offer specific and relevant formations. You have created an NS4P platform (accessible at an international level with the “Skill Assured” program) so as to evaluate different levels of competences, and develop a common framework: can you present to us the results? The mobility and transferability of competences and expertise are essential for the European industry: how can we coordinate the different formation programs, and what are the initiatives which are put in place?

A student: the youth’s interest regarding nuclear power jobs

 

 

 

Pooling and developing constructive dialogue to build a new network system: ensuring coherence at the European level, planning through discussion between users and energy producers with the institutions

Led by Yves DESBAZEILLE, general director of FORATOM

We will end by looking at the stakes involved in governance between different institutional, national, and community levels, to ensure better coordination between them (EU, States, ASN, Court of Justice…) which favours long term strategy. We will include in the debates a suggestion for an energy solidarity pact, and a suggestion for planning agencies which will consult energy consumers and producers.

With

Pierre-Yves CORDIER, nuclear advisor to the French Embassy in London and Finland

 

The role of nuclear power in the French EPP: what role could it to play when the demand to develop renewable electricity production is becoming stronger? Indeed, is it not a response for adapting to their variable nature and thus allowing the electricity grid to remain stable and adapt to fluctuations in production of intermittent renewable energy and consumption? France is on the offensive in Europe with taxonomy. Is there a favorable movement to grant a green label to nuclear? How to develop education on technology while a majority of French think that nuclear contributes to climate change. What is the responsibility of the public authorities but also of the companies? What do you think of the project of a pan-European electricity grid that would make it possible to build a real European sector? Can cooperation with the UK and Finland on large EPR projects help to make a series effect? How to develop it with the countries of the East who wants to develop their production capacities?

Atte HARJANE, Member of Finnish Parliament You defend nuclear as an essential element of the fight against climate change and declare that “the future without nuclear is dark”. This is a speech that we are not used to hear in the European green parties that demonize technology and reduce the debate for renewable energy against nuclear … In Finland, the support to nuclear increases in the population against the climate crisis and the limits of bioenergy are better and better understood: how do you explain this? A more open public debate? A better scientific culture of policies? Trust in your companies and institutions? A responsible Nuclear Safety Authority? You work at the Helsinki City Hall and defend the SMR to heat the city, what do the inhabitants think?

Michal KURTYKA, Vice-Minister of Environment in Poland, President of the COP24

The Katowice conference in December 2018 adopted the Rulebook, a global system for analyzing and evaluating climate change efforts that should make the Paris 2015 agreement more operational. There is a tendency to distribute good and bad points without taking into account the differences between states, the diversity of their assets which – as in Poland – hampers the transformations of energy mixes. These are long-term processes that involve a lot of innovation and massive investments: what do you think of the proposal for an « energy solidarity pact » that would allow for cooperation and for the richest countries to support the least-developed countries? developed? This is even more true on a global scale where solidarity must be at the heart of our relations to enable the poorest countries and regions to access sustainable development and new technologies.

Isabelle LEBOUCHER, CMO, New Nuclear Projects and Engineering Department, EDF Half of the financing for energy investments comes from companies with their own balance sheet, the rest by project financing. Public actions only concern the efficiency or attractive frameworks for renewable energy that have created many perverse effects, and the constraints on public budgets will limit their contribution. However, major historical companies in the sector, such as EDF, have suffered a deterioration in their balance sheet, which limits their investment capacity in a context where the rules adopted on the banks’ activities could compress the volumes offered over the long term and increase their cost. The new nuclear energy calls for massive investments: should not new funding models be created where costs and benefits will be pooled? Is the Finnish model transferable? Should we not rely more on an increased role for investment banks and the development of European funds?

Meritxell MARTELL, GMF consultant Climate change requires us to share a long-term vision around our consumption and production choices … The investments needed in Europe to achieve our goals are an opportunity to make real common industrial and energy choices. But these inevitably raise the question of nuclear choice. And if its exploitation is the responsibility of each state, it is a question of general interest and needs to create the conditions to allow those who wish it to be able to develop it under the maximum conditions of security of efficiency and independence. But because of the power provided, the structuring of the supply chain, and the nature of the risks that its exploitation induces, nuclear interests beyond borders. Society must therefore be able to appropriate all the economic and social questions posed by the future of the nuclear industry. It is a democratic issue. What role can local authorities play in helping to build a nuclear culture in Europe that allows generations to ensure continuity?

Zuzana Monika PETROVICOVA, Chief of the Nuclear Energy, waste management, and dismantling Unit, European Commission General Director for Energy

The European Commission is proposing a « European Green Act » with the ambition of making the EU the world’s first climate-neutral continent in 2050. All assessments show that Europe is not on this trajectory. How do you explain it and has the Commission developed an industrial scenario and financed it so that it can bring us back quickly to this objective? You propose a nuclear contribution to 15% of our energy consumption: should we not raise this indicator? Should we not instead build an « energy solidarity pact » that would respect the national assets and promote through a system of public support the diversification of national mix? What do you think of the proposal to create a pluralist agency where civil society actors, including companies, would consult with the institutions to develop a rational planning of investments?

 

CONCLUSIONS

 

Recommendations for achieving our long-term goals in Europe

 

Claude FISCHER-HERZOG, Director of ASCPE-Les Entretiens Européens,

 

Zuzana Monika PETROVICOVA, Chief of the Nuclear Energy, waste management, and dismantling Unit, European Commission General Director for Energy

 

 

Détails en français :

ASCPE -LES ENTRETIENS EUROPEENS

Le nouveau nucléaire

Une réponse aux mutations électriques de nos sociétés ?

 

HELSINKI – 12 & 13 NOVEMBRE 2019

 

Le colloque s’inscrit dans la perspective d’une stratégie à long terme, pour anticiper (et planifier) les politiques capables de résoudre les contradictions posées par une croissance de la demande électrique et la nécessité de réduction des gaz à effet de serre contribuant aux dérèglements climatiques. En effet, nos sociétés européennes et dans le monde « s’électrifient ». Les demandes explosent : l’automobile, l’habitat, l’agriculture, la santé, le spatial, le numérique… et les collectivités territoriales ont des besoins massifs d’investissements et d’innovation pour pouvoir y répondre. Tous les scénarios sont à la hausse, on aura donc besoin une économie décarbonée qui articule l’impératif climatique et l’impératif industriel européen, et où l’efficacité appellera une politique industrielle et des services de type nouveau (« InduServices »). En effet, l’augmentation de la consommation pose d’énormes problèmes d’efficacité dans l’usage et dans la production. Les secteurs industriels devront s’interroger sur leur production et collaborer avec le secteur énergétique. Celui-ci devra pouvoir faire une offre articulée à l’efficacité et la diversité des demandes : il devra produire et tout à la fois fournir des services adéquats, et ce de façon moins coûteuse.

Quel sera le bon mix énergétique compatible avec la réduction des coûts et celle des émissions de gaz à effet de serre ? Les stratégies de court terme qui cherchent de meilleurs rapports coûts/rendements s’opposent souvent aux objectifs de zéro CO2 en 2050 : comment les inscrire dans une stratégie de long terme ? Les sources décarbonées posent des problèmes de production et de compétitivité, et le nouveau nucléaire – qui est un allié pour les objectifs climatiques – devra pouvoir étaler ses coûts et les mutualiser, mobiliser des ressources pour innover. Plus diversifié et flexible, il devra s’adapter aux besoins et demandes diversifiés de l’industrie et des territoires. Au-delà de propositions pour une gouvernance plus responsable entre les Etats et la Commission européenne pour la mise en œuvre de politiques publiques, Les Entretiens Européens mettront dans le débat public, l’option de créer des agences de planification par concertation entre les usagers et les secteurs de production énergétique, chargées de contribuer à la création d’un système-réseau cohérent à l’échelle européenne, avec des compétences renforcées et des services intelligents.

 

MARDI 12 NOVEMBRE

 

OUVERTURE

Liisa HEIKINHEIMO, directrice générale adjointe, Département de l’Energie au Ministère de l’Economie et de l’Emploi en Finlande

 

Et

 

Claude FISCHER HERZOG, directrice d’ASCPE Les Entretiens Européens

Roland PALMQVIST, président du GMF, Group of European Municipalities with Nuclear Facilities

Tarmo PIPATTI, président de FinNuclear

 

AUDITIONS

 

La croissance de la demande électrique climato-compatible ?

Le débat sur les scénarios de croissance électrique dans nos sociétés est souvent contradictoire, mais toutes les études montrent que nos modes de vie, de consommation et de production s’électrifient. Par ailleurs, l’émergence de régions du monde dans le développement appelle des coopérations d’un autre type entre elles et les pays industrialisés. Comment articuler les enjeux d’efficacité dans l’usage et la production et les rendre compatibles avec les objectifs climatiques de l’accord de Paris, mais aussi avec des coûts moins élevés qui permettent une rentabilité et des prix accessibles à tous ?

 

Avec

 

Massimo GARRIBBA, directeur de l’Unité nucléaire, DG Energie de la Commission européenne : La stratégie de long terme de la Commission européenne

Michal KURTYKA, vice-ministre de l’Environnement en Pologne et président de la COP 24 : Où en est-on de la mise en œuvre des engagements depuis la COP21 ? Le besoin de solidarité en Europe pour favoriser la transition énergétique dans tous les pays de l’Union

Daniela LULACHE, directrice de la Coopération, à l’Agence de l’Energie nucléaire (AEN) à l’OCDE : Le monde peut-il encore réduire ses émissions de carbone et ralentir, voire stopper les impacts du changement climatique ? Pourra-t-elle le faire sans l’énergie nucléaire ? Et à quelles conditions ?

 

1ère TABLE RONDE

Les mutations électriques des secteurs industriels et des collectivités territoriales : articuler les enjeux d’efficacité dans l’usage à ceux de la production

Animée par Olivier VIDAL, directeur de recherche, CNRS-IS Terre

Les défenseurs de l’accord de Paris oublient souvent que la transition énergétique, qu’ils appellent de leurs vœux, repose sur une exploitation des sols. Alors qu’on refuse les mines en Europe, on va extraire les « matériaux rares » en Afrique (ou en Chine) utilisés dans toutes les nouvelles technologies, ordinateurs, smartphones, mais aussi voitures électriques, panneaux photovoltaïques ou encore éoliennes, déplaçant ainsi les impacts écologiques. L’Europe peut-elle ainsi se créer de nouvelles dépendances et accepter de polluer là-bas pour moins polluer ici au nom de sa transition écologique ? Et peut-on continuer à promouvoir ou acheter des technologies dites « zéro émission », ou « vertes », quand on sait d’où vient la matière ? De plus, ces nouveaux produits vont consommer beaucoup d’électricité pour leurs usages dans les transports, l’internet ou le bâtiment… La table ronde interrogera les industriels sur la réalité de leur consommation électrique et leur stratégie dans la recherche de réduire leur empreinte carbone.

Avec :

 

Yasmine ASSEF, directrice Energie et infrastructure, RENAULT

Les innovations du secteur automobile pour une mobilité durable avec la voiture propre ne sont-elles pas contradictoires avec l’utilisation intensive de matériaux rares et les sources d’alimentation électrique ?

Eric DURAND, directeur des Affaires techniques, secrétaire général du Conseil des professions, FFB, Fédération Française du Bâtiment

La rénovation énergétique des bâtiments s’impose si l’Europe veut atteindre les objectifs ambitieux qu’elle s’est fixés dans sa stratégie bas carbone. Comment celle-ci est-elle engagée en France ? Comment inciter les propriétaires privés à engager les investissements lourds que les économies d’énergie impliquent ? Ceux-ci sont-ils efficaces en termes de réduction d’émission de carbone ? Quelle serait une alternative efficace ? Augmenter sensiblement le prix de l’énergie ? Un chauffage électrique ou un chauffage thermique alimenté par des sources décarbonées ? La France produit de l’électricité à partir du nucléaire : peut-on valoriser la chaleur fatale libérée par ses réacteurs pour alimenter les besoins de chaleur urbaine et industrielle ?

 

Sami HOLOPAINEN, Managing EQUINIX FINLAND

Le digital s’invite dans tous les domaines de la vie publique et privée (communication, consommation, production…) : quel impact sur la consommation électrique ? Comment les entreprises, comme Equinix, vont-elles assumer-elles leur responsabilité face aux défis climatiques ? N’est-il pas possible de réduire certaines applications, voire d’en éliminer ? Les entreprises du numérique créent des data centers et développent de nouvelles infrastructures de cloud dans tous les gros pays producteurs d’électricité pour avoir accès aux ressources : comment coopèrent-ils avec les groupes énergétiques pour réduire leur empreinte carbone ?

Rauli PARTANEN, de la Société des écomodernistes en Finlande

Les réseaux de chaleur en Finlande sont alimentés par les centrales au charbon ou au gaz et produisent beaucoup de gaz à effet de serre. Votre proposition de les remplacer par des petits réacteurs nucléaires, les SMRs, fait son chemin. Comment favoriser l’innovation pour qu’elle débouche sur le marché ? Quels sont les investissements nécessaires ? A ce titre, le nucléaire ne devrait-il pas être éligible aux mécanismes européens de financement des transitions énergétiques ?

Ilkka TYKKYLÄINEN, PDG de PVO

Les industries électro-intensives ont besoin d’une énergie compétitive, et en même temps, elles doivent réduire leur empreinte carbone. La Finlande a innové dans un type de relations contractuelles originales entre les groupes industriels et les producteurs d’électricité. Pouvez-vous nous parler de la stratégie des producteurs de papier en Finlande et leur partenariat avec les grands groupes comme TVO ? Ce modèle est-il exportable en Europe ? Que pensez-vous du stockage du CO2 comme solution alternative ? Faut-il instaurer une taxe carbone ?

AUDITION

Antti VASARA, président de VTT : les différentes activités et solutions de l’Institut de recherche pour une industrie et une énergie propre et ses coopérations internationales

 

2ème TABLE RONDE

Les réponses du secteur énergétique : neutralité ou diversité décarbonée ? Les enjeux du court et du long terme : rendre compatibles l’efficacité de l’usage et celle de la production.

Audition :

Michel BERTHELEMY, l’AEN à l’OCDE

La vérité sur les coûts de la décarbonisation… Le monde doit réduire ses émissions de carbone et décarboniser son énergie et son économie dans un contexte où la consommation mondiale d’électricité est appelée à croître de 45 % d’ici à 2040, tirée par les besoins des pays émergents. La tâche s’annonce ardue et coûteuse. Les nouvelles technologies éprouvées dans de nombreux pays (nucléaire, hydraulique, renouvelables) constituent-elles un atout ? Sont-elles complémentaires ?

Débats animés par Csaba DOHOCZKI, vice-président du GMF

Cette table ronde examinera les réponses à court terme et à long terme du secteur énergétique, tant du point de vue des services qu’il doit rendre pour contribuer à l’efficacité dans l’usage que de la promotion des sources décarbonées… En effet, les grands groupes deviennent des fournisseurs de services dans l’évaluation de la consommation électrique et autres services de conseil, en étroite collaboration avec les instituts de recherche afin de permettre un accès rapide et de haute qualité à de nouvelles solutions innovantes. Mais les problèmes de coûts de production devront être rendus compatibles avec les objectifs de long terme.

Avec

Guy BUCKENHAM, d’EDF Energy

Le Royaume Uni a promu un mix diversifié décarboné pour répondre à ses besoins. Le nucléaire y tient une place de choix. Mais son coût est élevé et le nouveau report de mise en service des deux réacteurs EPR qu’EDF construit à Hinckley Point interroge l’avenir électrique du pays qui a connu une production nationale en 2018 à son plus bas niveau depuis 1994 avec 335 térawattheures (TWh). La facture de l’EPR pourrait désormais atteindre 22,5 milliards de livres, soit près de 3 milliards de plus que les dernières estimations). Est-il encore rentable ? Vous avez signé ce qu’on appelle un Contrat pour Différence : y aura-t-il un impact financier pour les consommateurs et pour les contribuables Britanniques ? Que devient le projet du 8ème EPR ?

Bernard DEREEPER, directeur Business Development, Marketing & Sales – Nuclear, Tractebel, président du Forum Nucléaire Belge

L’énergie nucléaire en Belgique – qui représente plus de 50% de l’approvisionnement en électricité du pays – doit être remplacée en 2025. Alors que l’éolien et le solaire représentent 15%, quelles sont les capacités de remplacement et d’interconnexions prévues par le Gouvernement et le secteur énergétique pour faire face à la perte de 6 GW ? Devra-t-on rouvrir des centrales au charbon comme en Allemagne ? Quels seraient les impacts climatiques, économiques et sociaux ?

Kalev KALLEMETS, co-fondateur et président de Fermi Energia OÜ

L’Estonie a dû fermer ses centrales nucléaires en 2009 et aujourd’hui, l’augmentation des droits à polluer (25 € la tonne en 2019, 250 € en 2050 ?) et la concurrence russe mettent en cause l’exploitation de ses unités de production d’électricité à partir de schistes bitumineux. Leur fermeture aggraverait la situation économique et sociale du pays, et le rendrait dépendant des importations d’électricité. Le nucléaire a -t-il un nouvel avenir dans le pays ? Les projets sont américains et japonais, voire canadiens. Vous-même proposez de déployer les SMR en complémentarité à une génération électrique combinant le gaz et les EnR. Vous avez créé une société qui coopère avec General Electric et Hitachi. L’Europe n’a-t-elle pas un devoir de solidarité ? Comment pourrait-elle favoriser les investissements ? Que pensez-vous d’une « taxonomie » qui permettrait au nucléaire d’être éligible aux mécanismes européens de financement des transitions énergétiques ?

Eric MAUCORT, président de SLC

La Commission européenne se prononce pour une “neutralité énergétique” et le « libre choix » des Etats de leur mix énergétique. Or, l’objectif contraignant de 30% d’énergies renouvelables en 2030 (50% en 2050) n’est pas un choix de « neutralité énergétique ». Pire, cette option a un impact sur les autres sources décarbonées comme sur le nucléaire, ou la capture et le stockage du CO2 (CCS) dont on a arrêté les projets pilotes. Pour faire face aux défis, n’avons-nous besoin d’un renouveau industriel compétitif (et solidaire) valorisant toutes les énergies décarbonées (Energies de la mer, photovoltaïque de deuxième génération, smart grids, CCS, nucléaire, « l’efficacité » nécessitant elle-même la création de nouveaux acteurs dans les filières industrielles…) ? Comment sortir de la neutralité pour assumer la diversité du mix décarboné en Europe ?

Stéphane SARRADE, directeur Innovation à la DEN au CEA

Faut-il axer notre politique énergétique sur les énergies renouvelables électrogènes (EnRe) ? Sont-elles réellement complémentaires à l’énergie nucléaire ? Ne sont-elles pas qu’un aspect du remède à la dépendance aux énergies carbonées ? Comment faire face à l’intermittence ? Les problèmes de stockage d’électricité, la mobilité, le bâtiment ou encore l’hydrogène, sont-ils accessibles ?

Tiina TUOMELA, directrice générale adjointe de FORTUM

Le nucléaire en Finlande, le socle d’une économie décarbonée. Avec une part d’énergie nucléaire de 15% en 2050, le nucléaire pourra-t-il rester l’épine dorsale du système électrique européen sans carbone ? Malgré nos engagements à Paris, renouvelés à chaque COP, tous les signaux sont au rouge. Comment favoriser cette industrie de base avec le besoin de plus de flexibilité sur le marché ? Pouvez-vous nous présenter la diversité des solutions (Opérations à long terme (LTO), nouvelles capacités de construction, innovations avec les SMR…) et nous parler du choix de la Finlande de passer de 35% à 57% de nucléaire dans son mix électrique ? Quelles seront les sources complémentaires pour atteindre les objectifs du Gouvernement de 100% d’énergies décarbonées ?

 

A l’Ambassade de France

A l’invitation de

Serge TOMASI, Ambassadeur de France en Finlande

Avec

Erik Owino OHAGA, directeur du développement des infrastructures nucléaires, NuPEA (Nuclear Power and Energy Agency), au Kenya

AFRIQUE : ses développements inédits appellent l’électrification des pays et sous-régions. Certains après l’Afrique du Sud, comme le Kenya, s’interrogent sur la place du nucléaire dans leur mix énergétique.

 

MERCREDI 13 NOVEMBRE

 

3ème TABLE RONDE

Le nouveau nucléaire, un acteur du système-réseau « InduServices », avec des des technologies diversifiées, flexibles et durables, adaptées aux demandes

Animée par Marjut VÄHÄNEN, directrice, FinNuclear

Nous examinerons la place du nucléaire dans le mix énergétique, ses technologies innovantes adaptées aux besoins des industries et des territoires, sa contribution à la création d’un nouveau système-réseau cohérent avec les objectifs climatiques.

Avec

Tuomo HUTTUNEN, PV Manager, Fennovoïma

Fennovoima doit déposer un projet de licence pour 2012 pour construire une nouvelle centrale en Finlande. Alors que certains proposent de baisser notre consommation électrique, et plus d’efficacité, vous proposez au contraire de l’augmenter pour mieux répondre à la décarbonation de l’industrie et de l’économie. Comment l’énergie nucléaire peut-elle contribuer à mise en place d’un nouveau système et contribuer à la compétitivité des industries intensives ? Des sociétés industrielles entrent dans le capital de Fennovoima sur le modèle Mankala : quels sont les avantages d’un tel contrat ? Doit-on instaurer par ailleurs un prix plancher pour les quotas d’émission carbone ?

Lyuben MARINOV, directeur exécutif, Kozloduy NNP

La prolongation des centrales en Bulgarie : comment consolider la solidarité pour partager les coûts de la sûreté ? Par ailleurs la Bulgarie cherche à diversifier ses technologies qui aujourd’hui sont russes. Elle souhaite construire de nouvelles capacités de production : qui garantira le projet et quels seront les conditions offertes aux investisseurs potentiels ?

Juha POIKOLA, Manager des Relations publiques à TVO

Les prix de gros de l’électricité ont connu une tendance à la baisse jusqu’à récemment. Dans les pays nordiques, le prix moyen en 2017 était inférieur de 40% à celui de 2010 alors que dans le même temps, les investissements dans les centrales nucléaires ont presque doublé. Comment expliquez-vous ces phénomènes et quelles sont les options futures de l’industrie pour rester rentable et compétitive ? Vous avez créé un modèle coût-prix Mankala : celui-ci permet des investissements majeurs tout en assurant des prix aux industries électro-intensives comme les producteurs de papier. Est-il transposable ? Vous allez bientôt mettre en service un EPR, la centrale la plus puissante de Scandinavie et d’Europe : avec des prix stables à la consommation, comment comptez-vous amortir les coûts et quelle sera sa contribution au mix énergétique décarboné ?

Andrey ROZHDESTVIN, directeur de ROSATOM WESTERN EUROPE

L’industrie nucléaire est confrontée à des défis qui l’obligent à innover si elle veut servir l’impératif industriel et retrouver l’engouement des populations et des collectivités locales. Les grosses centrales nucléaires à grande échelle constituent l’épine dorsale de l’industrie, mais elles ne sont pas toujours adaptées pour alimenter les régions éloignées et les réseaux électriques décentralisés. Comment mieux prendre en compte la demande de consommation locales d’énergie, la structure du réseau, la géographie et le climat. De nouvelles technologies apparaissent avec les SMR et le nucléaire sur barge. Vous allez raccorder une unité « Akademic Lomonosov » au réseau de Pevek en Russie d’ici fin 2019. Quel avenir voyez-vous pour ce type de technologies en Europe ?

Petteri TIIPPANA, directeur général de STUK, l’ASN de Finlande

 

Vous avez accordé la licence d’exploitation d’OL3 à TVO, la mise en service de la centrale devant avoir lieu en janvier, ce qui fera du parc nucléaire finlandais un pionnier en Europe. C’est une responsabilité pour vous comme autorité de sûreté dans votre pays mais cela ne vous confère-t-il pas des responsabilités au-delà de vos frontières pour coopérer avec tous les pays qui comme la France et le Royaume-Uni en Europe exploiteront des EPR, ou la Chine qui vient de charger un EPR ? Comment mieux partager les enseignements de la construction de ces centrales et leur fonctionnement demain, et promouvoir un haut niveau de sûreté partout et notamment dans les pays qui comme en Bulgarie veulent développer leur parc avec des EPR, ou en Pologne qui a l’ambition de relancer ses projets en Poméranie ? Vous êtes membre de l’ENSREG à l’échelle européenne : faut-il aller vers une standardisation des normes de sûreté pour chaque type de technologie, ce qui permettrait une attribution plus rapide et moins coûteuse des licences ?

Pekka SAHLBERG, Managing Director, FRAMATOME Gmbh Finland

L’arrivée de nouveaux réacteurs, plus « intelligents » : Le secteur de l’énergie traverse une des périodes les plus transformatrices de son histoire. On a beaucoup parlé dans cette table ronde d’une nouvelle catégorie de réacteurs – petits, modulaires et délocalisés : est-ce l’avenir du secteur de l’énergie ? Pourront-ils remplacer les parcs existants ou venir en complémentarité ? Les grands acteurs de la filière misent sur le développement des technologies numériques ou robotiques pour mettre au point de nouveaux dispositifs efficients de traçabilité des matériaux, de gestion des données ou de modélisation virtuelle : qu’attendez-vous de cette innovation et concerne-t-elle toutes étapes de la chaîne de valeur du nucléaire, de la maintenance à la déconstruction ? Quelles sont les formations mises en place à ces nouveaux métiers ?

 

AUDITIONS

Ne pas retarder l’ouverture des centres de gestion des déchets radioactifs

Animées par Bernard BOULLIS, ancien directeur des programmes du cycle du combustible au CEA

Nous entendrons les gestionnaires des déchets de la Finlande et de la France qui ont proposé un stockage géologique en profondeur de leurs DHAVL : comparaison des technologies. L’enjeu des compétences dans l’agenda de mise en œuvre des solutions.

Avec

Pierre-Marie ABADIE, directeur général de l’ANDRA

Cigéo est un projet de stockage géologique en profondeur des déchets les plus radioactifs. Décidé trois fois par la loi, il vient de faire l’objet d’un débat public : pourquoi avoir remis le projet au cœur du débat public au risque de reculer encore l’ouverture du centre ? Peut-on se permettre d’attendre ? Quels que soient les choix de politique énergétique d’ici 50 ans, nouvelles capacités de production ou démantèlement, les déchets doivent être gérés : aujourd’hui on en a une bonne connaissance et on a les compétences pour une gestion responsable. Si on reporte la décision, et dans un contexte d’incertitude de l’avenir du nucléaire, l’entreposage est-il envisageable, et peut-il être de long terme ? Sans parler de la question éthique, les futures générations auront-elles les moyens de se former et de relancer la recherche pour des solutions de stockage si la filière est remise en question ?

Vesa LAKANIEMI, Maire d’Eurajoki

Le nucléaire fait partie de l’histoire la ville d’Eurojaki. Le centre d’enfouissement des déchets les plus radioactifs doit ouvrir en 2020. Si le stockage géologique constitue aux yeux des experts une solution mûre aux plans scientifique et technologique, offrant les meilleures garanties de sûreté y compris sur le long terme, comment la population réagit-elle ? Par-delà l’information à lui apporter, l’appropriation sociale la gestion des déchets nucléaires comporte des enjeux de concertation et de formation : comment les élus y contribuent-ils et quelles sont vos programmes en coopération avec TVO et POSIVA ?

Pasi TUOHIMAA, TVO, POSIVA OY

Posiva, créée conjointement par les deux entreprises finlandaises d’électricité – TVO et Fortum – pour gérer les déchets produits par leurs centrales d’Olkiluoto et de Loviisa – a obtenu le feu vert du gouvernement pour la construction du site définitif, dans la prolongation du laboratoire, édifié en 2004. Vous devez déposer une demande d’exploitation dès 2020 et pourriez commencer l’enfouissement du combustible usé en 2022 : Là encore, vous serez pionniers en Europe. Votre technologie est différente de celle de la France. Vous proposez un enfouissement définitif sans retraitement, et prévoyez de sceller le site autour de 2100 à la fin de l’exploitation des deux centrales. Que ferez-vous des nouveaux déchets produits par OL3 ? Les combustibles retraités en MOX pourront alimenter les réacteurs du futur : pourquoi refuser le choix du retraitement alors que vous avez l’ambition de développer votre parc ?

 

Auditions

Animées par Jessica JOHNSON, Directrice Communications, FORATOM

Avec :

Alexandre GRILLAT, secrétaire national CFE-CGC Energies

Alors que la filière nucléaire française représente 2 500 entreprises et plus de 220 000 emplois directs et indirect, elle accuse une perte de savoir-faire dans les différents corps de métiers. l’ASN dénonce une perte de compétences pour la réalisation d’opérations classiques comme « les soudures », mais aussi pour des travaux « de génie civil et d’électromécanique ». Comment expliquer cette situation ? En effet, la France n’a pas construit de centrale pendant 20 ans, et c’est une cause majeure dans la construction l’EPR de Flamanville. Le gouvernement a publié le 25 janvier sa programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour les dix ans à venir : est-ce suffisamment visible et crédible visibilité pour que l’industrie nucléaire puisse mobiliser des compétences et former aux nouveaux métiers ? Comment un syndicat comme le vôtre va-t-il mettre ces enjeux au cœur du dialogue social ?

Juhani HYVÄRINEN, professeur, ingénierie nucléaire, Université de Laappeenranta

La filière nucléaire se transforme, de nouvelles technologies apparaissent et les compétences doivent se développer tout au long de la vie professionnelle. La Finlande a engagé une réforme où formation initiale comme continue vont désormais relever du même cadre de loi et de financement : comment la filière nucléaire est-elle concernée ? La formation en situation de travail très populaire en Finlande va également être renforcée : comment les entreprises coopèrent-elles avec les universités ? Vous êtes membre du consortium regroupant les universités de Nantes en France, Slovénie et d’Espagne « SAfe and REliable Nuclear Applications » (SARENA) labellisé Erasmus Mundus. Comment favoriser les coopérations entre universités et producteurs pour développer des cursus harmonisés en Europe ?

Jo TIPA, directrice de NSAN, l’académie nationale au RU

Avec les projets d’EPR, les besoins en compétences nucléaires sont des défis importants pour le Royaume Uni : vous dirigez l’Académie nationale des compétences pour la sûreté et la fabrication, et votre équipe de directeurs des opérations dialogue avec les producteurs pour évaluer leurs besoins et mettre en place les formations. Vous aviez créé une plateforme NS4P, (accessible à l’échelle internationale avec le programme « Skill Assured ») pour évaluer les niveaux de compétences, et développer un cadre commun : pouvez-vous nous présenter les résultats ? Les questions de mobilité et transférabilité des compétences et d’expertise sont essentielles pour l’industrie européenne : comment coordonner les formations et quels sont les actions mises en œuvre ?

Un étudiant

L’intérêt des jeunes aux métiers du nucléaire

 

4ème TABLE RONDE

Mutualiser et développer le dialogue constructif pour bâtir un nouveau système-réseau : mise en cohérence à l’échelle européenne, planification par concertation entre les usagers et les secteurs de production énergétique avec les institutions

Animée par Yves DESBAZEILLE, directeur général de FORATOM

Nous terminerons par un tour de table sur les enjeux de gouvernance entre les niveaux institutionnels, nationaux et communautaire, pour une meilleure coordination entre eux (UE, Etats, ASN, Cours de Justice…) favorisant une stratégie de long terme et nous mettrons dans le débat les propositions d’un pacte de solidarité énergétique et d’agences de planification par concertation entre les acteurs consommateurs et producteurs.

Avec

Pierre-Yves CORDIER, conseiller nucléaire à l’Ambassade de France à Londres et en Finlande

La place du nucléaire dans le PPE français : n’a-t-il pas un rôle d’autant plus important à jouer que la demande de développer la production d’électricité renouvelable se fait de plus en plus forte ? En effet, n’est-il pas le meilleur allié pour la montée des énergies renouvelables grâce à sa flexibilité en s’adaptant à leur caractère variable et en permettant ainsi au réseau électrique de rester stable et de s’adapter aux fluctuations de la production intermittente des énergies renouvelables et de la consommation ? La France est à l’offensive en Europe avec la taxonomie. Y-a-il un mouvement favorable pour accorder un label vert au nucléaire ? Comment développer l’éducation sur la technologie alors qu’une majorité de Français pense que le nucléaire contribue au dérèglement climatique. Quelle est la responsabilité des pouvoirs publics mais aussi des entreprises ? Que pensez-vous du projet d’un grid électrique paneuropéen qui permettrait de construire une véritable filière ? La coopération avec le RU et la Finlande sur les gros projets EPR… peut-elle contribuer à faire un effet de séries ? Comment la développer avec les pays de l’Est qui souhaite développer leurs capacités de production ?

Atte HARJANE, membre du Parlement finlandais, du conseil municipal d’Helsinki et du Parti vert

Vous défendez le nucléaire comme élément essentiel de la lutte contre le changement climatique et déclarez que l’avenir sans le nucléaire est sombre. C’est un discours qu’on n’a pas l’habitude d’entendre dans nos partis verts européens qui diabolisent la technologie et réduisent pour les EnR contre le nucléaire… En Finlande, le soutien au nucléaire augmente dans la population face à la crise climatique et les limites de la bioénergie sont de mieux en mieux comprises : comment l’expliquez-vous ? Un débat public plus ouvert ? Une meilleure culture scientifique des politiques ? Une confiance dans vos entreprises et vos institutions, une Autorité de sûreté nucléaire responsable ? Vous travaillez à la mairie de Helsinki et défendez les SMR pour chauffer la ville, qu’en pensent les habitants ?

Michal KURTYKA, vice-ministre de l’Environnement en Pologne, président de la COP24

 

La conférence de Katowice de décembre 2018 a adopté le « Rulebook », un système mondial d’analyse et d’évaluation des efforts dans la lutte contre le changement climatique qui devrait rendre l’accord de Paris 2015 plus opérationnel. On a tendance à distribuer des bons et des mauvais points sans prendre en compte les différences entre Etats, la diversité de leurs atouts qui – comme en Pologne – freine les transformations des mix énergétiques. Celles-ci sont processus de long terme qui implique beaucoup d’innovation et des investissements massifs : que pensez-vous de la proposition d’«un pacte de solidarité énergétique » qui permettrait de coopérer et aux pays les plus riches de soutenir les pays moins développés ? C’est encore plus vrai à l’échelle mondiale où la solidarité doit être au cœur de nos relations pour permettre aux pays et régions les plus pauvres d’accéder au développement durable et aux nouvelles technologies. Que penser de la proposition d’une agence pluraliste de « planification » par concertation entre usagers, producteurs chercheurs et institutionnels pour créer un nouveau système-réseau cohérent à l’échelle européenne (avec des compétences et des services « intelligents ») ?

Isabelle LEBOUCHER, CMO, Département Projets et Ingénierie du nouveau nucléaire, EDF

Le financement des investissements dans le domaine de l’énergie provient pour moitié des entreprises sur bilan propre, le reste par financement de projet. Les actions publiques ne concernent que les actions relatives à l’efficacité ou l’instauration de cadres attractifs pour les EnR qui ont créé de nombreux effets pervers, et les contraintes pesant sur les budgets publics vont restreindre leur contribution. Or les grandes entreprises historiques du secteur comme EDF ont subi une dégradation de leur bilan qui limite leurs capacités d’investissement dans un contexte où les règles adoptées sur les activités des banques pourraient comprimer les volumes offerts à long terme et renchérir leur coût. Or le nouveau nucléaire appelle des investissements massifs. Ne faut-il pas créer de nouveaux modèles de financement où les coûts et les avantages seront mutualisés ? Le modèle finlandais est-il transposable ? Ne faut-il miser plus sur un rôle accru des banques d’investissement et sur le développement de fonds européens ?

Meritxell MARTELL, consultante GMF

Le changement climatique nous oblige à partager une vision de long terme autour de nos choix de consommation et de production… Les investissements nécessaires en Europe pour atteindre nos objectifs sont une opportunité pour faire de vrais choix industriels et énergétiques communs. Or ceux-ci posent forcément la question du choix nucléaire. Et si son exploitation relève de chaque Etat, il est une question d’intérêt général et nécessite de créer les conditions pour permettre à ceux qui le souhaitent de pouvoir le développer dans les conditions maximales de sécurité d’efficacité et d’indépendance. Mais du fait de la puissance fournie, de la structuration de la supply chain, et de la nature des risques que son exploitation induit, le nucléaire intéresse au-delà des frontières. La société doit donc pouvoir s’approprier l’ensemble des questions économiques et sociales posées par l’avenir de l’industrie nucléaire. C’est un enjeu démocratique. Quelle peut-être le rôle des collectivités locales pour contribuer à construire une culture nucléaire en Europe qui permette aux générations d’assurer la continuité ?

Zuzana Monika PETROVICOVA, Chef d’Unité Energie nucléaire, gestion des déchets et démantèlement, DG Energie de la Commission européenne

La Commission européenne propose un “European Green Act” avec l’ambition de faire de l’UE le 1er continent climatiquement neutre du monde en 2050. Toutes les évaluations montrent que l’Europe n’est pas sur cette trajectoire. Comment l’expliquez-vous et la Commission a-t-elle éloré un scénario industriel et financer à même de nous ramener rapidement en ligne avec cet objectif? Vous proposez une contribution du nucléaire à 15% de notre consommation énergétique : ne faut-il réviser à la hausse cet indicateur? Ne faudrai-til pas plutôt bâtir un “pacte de solidarité énergétique” qui permettrait de respecter les atouts nationaux et favoriserait par un système de soutiens publics la diversification des mix nationaux ? Que pensez-vous de la proposition de créer une agence pluraliste où les acteurs de la société civile, entreprises comprises, se concerteraient avec les institutions pour élaborer une plannification rationnelle des investissements ?

 

CONCLUSIONS

Des recommandations pour la réalisation de nos objectifs à long terme en Europe

Avec

Claude FISCHER-HERZOG, directrice d’ASCPE-Les Entretiens Européens

Zuzanna Monika PETROVICOVA, Chef d’Unité Energie nucléaire, gestion des déchets et démantèlement, DG Energie de la Commission européenne

________________

Les travaux d’Hercule : quel EDF veut-on ?

Il est exact qu’aujourd’hui seul l’Etat peut assurer le financement d’un nouveau nucléaire produisant au départ à 60 70€/MWh. De plus l’Etat profite actuellement de très bas taux d’intérêt qui pourraient selon des calculs faire descendre ce prix sec sans frais généraux et marge bénéficiaire à 50€/MWh.

De plus mon expérience d’actionnaire minoritaire d’EDF malgé les questions posées par les associations d’actionnaire privés m’a démontré que les actionnaires privés n’ont en pratique pas eu le pouvoir de défendre les intérêts du portefeuille du nucléaire historique spolié par l’ARENH. Sur ce point on peut estimer que ceux qui ont acheté en confiance des actions EDF, en particulier ses salariés, au moment de l’ouverture du capital ont été trompés et pourraient attaquer l’actionnaire majoritaire.Si le nucléaire historique produisant progressivement à 33€/MWh pouvait profiter du jackpot à venir de la hausse des prix du marché en prodiuisant pendant 60 ans , le financement du nouveau nucléaire serait assuré par les bénéfices mis en réserve.

Si ce qui peut s’apparenter à une renationalisation partielle est le prémice d’une stratégie de renationalisation du système électrique, bravo!

Mais l’expérience SNCF a démontré que quand l’Etat démembrait un grand service publis intégré, celà coûtait finalement beaucoup plus cher au pays , car les gestionnaires des réseaux, soumis aux désidératas contradictoires des politiques locaux ou nationaux, investissaient de travers. Hier, le TGV Poitier Bordeaux qui conduit à ce que péages payés, le TGV Bordeaux n’a aucune chance de rentabilité. C’était évident au départ.De même pour des lignes où les trains ont des remplissages moyens de 20 voyageurs. Aujourd’hui, RTE qui projette d’investir 45Mds pour l’accueil des renouvelables.

Le grand service public intégré tels l’EDF de Marcel Boiteux ou la SNCF de Roger Guibert était mieux géré.

La cible devrait donc regrouper RTE et productions, donc aussi la commercialisation. Les idéologies libérales de l’Europe et antinucléaires du mouvement dominant écologiste croisent leurs contradictions pour maintenir la dichotomie gestion des réseaux production.

La tentation des politiques de diviser pour régner dans les services publics conduit à des impasses. Hier le conflit EDF AREVA organisé par François Mitterrand que nous payons très cher, aujourd’hui les évaluations fort différentes du marché à venir de l’électricité d’EDFet de Brottes. Le génie français des grands projets réussis passe par l’unité de commandement.

Ce qui me choque dans le projet Hercule, c’est qu’avant de travailler sur une réorganisation capitalistique, on doit poser d’abord les objectifs.. De quoi a besoin le pays?Quels sont les moyens que peut apporter EDF, donc comment les placer dans les structures les rendants compétitifs et performants?

Là avec debonnes intentions, le pouvoir qui a selon l’expression de J..M. Jancovici un nucléaire honteux monte une combine pour faire passer la construction de 6 EPR sans trop de débats et en contournant les principes de la commission européenne avec comme profit induit la sauvegarde de l’hydraulique..

Mais est-ce envisageable sans l’appui des salariés EDF qui sont objectivement ses meilleurs alliés? Là est le défi. Les français ne se mobilisent que si au plus haut niveau on les soutient et les reconnait pour leurs engagements. Voir le livre la Logique de l’honneur de Philippe d’Iribarne

C’est ce qu’exprime ma signature de la pétion publique s’opposant à Hrecule lancée par l’ADAS.

Mais le réalisme nous conduira à nous adapter au mieux à ce qui sera finalement décidé.

Jacques Peter

PUISSANCE ELECTRIQUE APPELEE SUR LE RESEAU ENTRE CREUX ET POINTES (2009 – SLC)

Jean Fluchère pour « Sauvons le Climat »

Le 15-11-2009 Page 1

PUISSANCE ELECTRIQUE APPELEE SUR LE RESEAU ENTRE
CREUX ET POINTES (version V4)

Avertissement au lecteur : toutes les données de cette note sont issues du site internet RTE accessible au public.

1- COMPARAISON ENTRE UNE JOURNEE DE SEMAINE EN ETE EN PERIODE D’ACTIVITE
ET TROIS JOURNEES DE POINTE D’HIVER.

Le mercredi 17 septembre 2008 – journée d’été, hors congés – la puissance minimale appelée a été de 41 223 MW à 4 h 30 et la puissance maxi à 12 h 00 a été de 58 157 MW soit une différence de 16 935 MW.
A noter qu’à 4 h 30 du matin, les consommations des appareils utilisant les heures creuses sont nulles, il n’y a pas de chauffage électrique et pratiquement pas de climatisation domestique. Le froid commercial et industriel est en service pour faire face aux besoins du maintien à température basse par rapport aux
températures extérieures. La pointe durant ces périodes de l’année se situe toujours entre 12 et 13 h 00.
L’éclairage naturel est encore important à 19 h 00 et les repas sont étalés sur une plage de temps plus importantes ce qui explique l’absence de pointe à 19 h 00.
Les mardi 6, mercredi 7 marqué par le record absolu de puissance appelée jeudi 8 janvier 2009 ont été des journées de pointe d’hiver caractéristiques, c’est-à-dire qu’elles présentent toujours un creux vers 4 h 00, une pointe à 12 h 00 et une pointe à 19 h 00 ; cette dernière étant généralement la plus importante en raison des besoins d’éclairage. Les puissances maximales appelées sont détaillées ci-après :

111Capture

 

Le mercredi 7-01-2009 constitue le record de puissance appelée et les effacements n’ont

pas dépassé 2 500 MW.
Surprise : l’écart entre maxi et mini est du même ordre de grandeur (16 395 MW en septembre 2008) que les 6, 7 et 8 janvier 2009, où il fut, respectivement, de :
– 21 041 MW,
– 16 901 MW (jour record de consommation),
– 17 319 MW,
chiffres auxquels il faudrait ajouter de l’ordre de 3 000 MW de consommation effacée.

La pointe de janvier en matière d’amplitude journalière n’a donc rien d’exceptionnel par rapport à celle d’une journée d’été, pour laquelle il est difficile de mettre en cause le chauffage électrique !

Le chauffage électrique est, au moins pour moitié, mesurable par l’écart de puissance appelée entre le mini d’été et le mini d’hiver. Dans ce cas, cela donnerait 75 499 – 41 223 = 34 276 MW soit 17 500 MW de chauffage électrique si l’on considère que le froid commercial et industriel nécessite une puissance constante même si les températures extérieures sont très basses.
On ne peut pas en effet attribuer la totalité de l’augmentation de l’ordonnée à l’origine entre le creux d’été et les creux d’été au chauffage électrique. Un certain nombre d’autres consommations sont également en hausse : l’éclairage, les puissances soufflées par les aérothermes industriels (même lorsque leur énergie de chauffe n’est pas électrique), l’activité industrielle qui est en pleine reprise pour compenser les congés de Noël et jour de l’an. Enfin, cette observation est particulièrement corrélée à celle des pays n’ayant pas développé le chauffage électrique.
2- COMMENT EST FOURNIE LA PUISSANCE ELECTRIQUE APPELEE LORS DE CES
JOURNEES ?
Le site RTE ne parle que du « parc de référence », c’est-à-dire l’ensemble constitué par les unités de puissance unitaire supérieure à 20 MW (ce qui exclut de nombreux sites éoliens).
L’écart entre la fourniture du parc de référence et l’appel réel est explicité sur le site RTE. Il est significatif puisque de l’ordre de 8 000 MW et mériterait d’être décomposé par type de fourniture car RTE dispose de toutes les télémesures au quart d’heure de tous les producteurs débitant sur le réseau 60 kV et au dessus. Est-ce de la cogénération (qui représentait plus de 4800 MW, mobilisés uniquement, mais « au maximum
disponible », du 1er novembre au 30 mars (pour quelque 18 TWh !), de la mini hydraulique, de l’éolien (comptons 3000 MW à 25% de facteur de charge, soit ~3 TWh), … ? La méconnaissance de ces données est gênante mais ne change rien aux conclusions de cette étude de ce supplément évidemment notre analyse …

Nous verrons plus loin le problème de la balance export-import.
Lors de la journée d’été du 17-09-2008, la fourniture était assurée par les productions suivantes :

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On peut noter le rôle prépondérant de l’hydraulique 51,5 % de la fourniture d’écart, à une date où, pourtant, beaucoup de fleuves sont à leur étiage.
Lors des 3 journées de janvier 2009, marquées par une situation anticyclonique et donc une très faible participation de l’éolien (au demeurant non comptabilisé ci-après) ; on peut dresser les tableaux suivants :

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La participation de l’hydraulique de haute montagne, d’éclusées et des stations de transfert par pompage  représente 67 % de l’écart entre le creux de 04 h 00 et la pointe de 19 h 00. (soit 49% de l’écart total, abstraction faite des échanges aux frontières …)

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La participation de l’hydraulique représente pour ce jour record de consommation près de 75 % de l’écart (soit 55% de l’écart total).

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La participation de l’hydraulique le 8-01-2009 représente 93,4 % de l’écart. (soit 56% de l’écart total)
Contrairement aux idées complaisamment répandues selon lesquelles la pointe serait due au chauffage électrique et qu’elle ne serait donc assurée que par du thermique classique émetteur de CO2, on voit objectivement à partir de cette étude que :
– la pointe semble due à d’autres facteurs que le chauffage électrique (d’autant que celui-ci fonctionne en quasi base),
– La production hydraulique de barrages de haute montagne, d’éclusées et de stations de
transfert d’énergie par pompage assure entre 75 et 94 % des besoins de l’écart entre la pointe et le creux ce qui est considérable.
– 56 unités nucléaires sur 58 étaient en fonctionnement le 7 janvier 2009 et que leur
participation à l’écart n’était pas négligeable (de l’ordre de 1 300 MW),
– dans le parc de référence, la variation de puissance des sources émettrices de gaz à effet de serre lors de la journée du 7 janvier a été de 2 901 MW soit 23 % de l’écart entre pointe et creux.

3- BALANCE IMPORT-EXPORT

Sur ce point aussi très souvent évoqué, il est important de souligner la réalité des chiffres qui sont complets, dans ce domaine, sur le site RTE.
Lors de la journée d’été du 17-09-2008, le solde était exportateur de 6 658 MW au creux et de 2 663 MW à la pointe.
Les 6, 7 et 8 janvier 2009, les soldes sont toujours exportateurs:

777Capture

Ceci signifie que le solde exportateur pendant les jours les plus chargés de l’année et aux heures de pointe était très supérieur aux effacements (voisins de 3 000 MW) !
En conclusion, la France a un bilan exportateur à la pointe. Contrairement à ce qui est dit et répété dans les médias, nous ne sommes pas dépendants des approvisionnements étrangers pour faire face aux pointes d’appel de puissance. En revanche, il est toujours intéressant économiquement d’importer la nuit pour stocker de l’eau dans le bassin supérieur des stations de transfert par pompage, ensuite très utile pour apporter de la puissance de pointe, ce qui ne fut sans doute pas le cas alors.

4- CONCLUSIONS GENERALES.

– L’écart entre le creux et la pointe de puissance est du même ordre de grandeur en été pendant les périodes d’activité qu’en hiver pendant les journées les plus chargées.
– La pointe d’appel d’hiver n’est pas due au chauffage électrique – du moins pas qu’à elle, tant s’en faut ! – qui fonctionne plutôt en base, mais aux heures de fortes activités de 12 h 00 et de 19 h 00.
– La base de chauffage électrique est essentiellement assurée par des productions non émettrices de CO2, c’est à dire nucléaire et hydraulique.
– La remarque précédente signifie que, pour l’instant, le parc de production national est relativement optimisé puisque les moyens de base assurent l’essentiel des besoins et que les pics sont couverts par des apports thermiques relativement faibles et suffisamment amortis pour ne pas trop renchérir le coût de production du kWh.
– Par grand froid généralisé à l’ensemble du territoire, le chauffage électrique provoque un appel de puissance de l’ordre de 20 000 MW couvert au moins pour moitié par du nucléaire et de l’hydraulique. C’est à dire que par froid moyen, le recours aux moyens thermiques fossiles est faible ou nul.
– Les pointes récentes ont été passées grâce à la capacité record de mobilisation de l’hydraulique et non avec des combustibles carbonés.
– Pendant les pointes de 19 h 00 de la semaine du 5 au 9 janvier, la France était globalement exportatrice.
– Le dispositif d’heures creuses pour l’eau chaude sanitaire est un système de régulation d’appel de puissance tout à fait remarquable.
– Il est possible de mieux écrêter les pointes par des dispositifs d’effacement de toutes natures depuis les effacements contractuels jusqu’aux effacements automatiques tournants d’appareils consommateurs qui peuvent ne pas faire défaut grâce à leur inertie.
– RTE devrait (pouvoir) compléter ses données de production pour faire apparaître un total égal à la consommation augmentée algébriquement du solde import-export. Cette remarque rejoint le reproche récurrent formulé à l’adresse des organismes officiels (ADEME, CRE, RTE, etc.) qui ne délivrent pratiquement aucune information sur la production des énergies alternatives aux motifs que les puissances unitaires sont inférieures à 20 MW dès que les injections se font sur le réseau ERDF, ou
que ces données relèvent du secret commercial (cas de l’ADEME pour l’éolien).

Résumé du rapport de la Commission Julien Aubert/Marjolaine Meynier-Millefert

Jean-Pierre Pervès 27 novembre 2019

Résumé du rapport de la Commission Julien Aubert/Marjolaine Meynier-Millefert

Impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l’acceptabilité sociale des politiques de transition énergétique

Les interrogations que suscite la transition énergétique tiennent à la prise de conscience de l’écart entre, d’une part, le discours présentant cette transition comme l’instrument d’une révolution technologique et sociale souriante et maîtrisée, et, d’autre part, les conséquences vécues des choix faits à mesure que ces conséquences se déploient. La transition énergétique coûte cher
Pourtant, telle qu’elle est conçue, cet effort a une portée limitée au regard des enjeux climatiques, notre production d’électricité étant déjà faiblement émettrice de gaz carbonique. Sur ces points de nombreuses divergences entre le Président (LR) et la Rapporteure (LREM)

Sont résumés ci-après :
– Les points essentiels retenus par la commission, avec, en annexe les recommandations
– Les points de vue parfois divergents de la rapporteure : elle a la main sur la rédaction du rapport et sur les recommandations. Son point de vue l’emporte donc souvent, même si les compromis trouvés ont permis une approbation marge du rapport.
– Des compléments souhaités par Julien Aubert et une partie de la commission, avec une forte priorité sur l’éolien.

Les chapitres décrivent longuement les aides, subventions et avantages multiples. Sans conclure.

L’électricité a été souvent au cœur du débat, avec en particulier son aspect saisonnier. Les échanges sur les autres points (énergies thermiques, efficacité énergétique) ont aussi été larges mais, le mode de soutien étant moins clair que pour les ENR électriques (prix fixe ou complément de rémunération), leur chiffrage reste opaque

1- Les points essentiels retenus par la commission et exposés par Julien Aubert

A – La transition du nucléaire vers les énergies électriques intermittentes n’a aucun impact sur le CO2 et ne permet donc pas de lutter contre le réchauffement climatique (5 % des émissions de CO2) . Les choix de soutien public tendent avant tout à mettre en œuvre une nouvelle transition électrique, visant à substituer au nucléaire des énergies alternatives électriques
Impact environnemental : les énergies renouvelables consomment néanmoins plus de matières minérales et métalliques que les technologies du bouquet énergétique traditionnel, ainsi qu’une plus grande variété de métaux .

Conclusions de la Commission : constat partagé d’une politique de soutien à l’énergie électrique sans impact majeur en termes de réduction des émissions de CO2, (hors arrêt centrales au charbon) et à l’impact environnemental possiblement plus négatif qu’anticipé.
– Ce choix énergétique représente une dépense de plusieurs dizaines de milliards d’euros, en période de disette budgétaire, sur fond de crise du consentement fiscal. Cela nous amène au point 2 de cet avant-propos.
– l’opinion publique est trompée sur le véritable impact de la politique éolienne et photovoltaïque.

B – Le coût budgétaire de la politique de soutien aux énergies intermittentes se chiffre en dizaines de milliards d’euros en raison d’un modèle économique dépendant des subventions publiques et ce modèle est peu flexible. Le soutien public direct à l’éolien représente de 72,7 à 90 milliards d’euros, pour une filière appelée à représenter 15 % au maximum de la production électrique en 2028 .

La transition énergétique a beaucoup d’un commerce de subventions publiques et on pourrait même craindre une spirale du subventionnement.
Plus on développe des énergies intermittentes, plus on perturbe le modèle économique des autres modes de production : le coût marginal de production, qui est privilégiée par le rapport, occulte le coût global économique de la politique de transition électrique. Ce qui importe, c’est le coût complet (incluant les modifications du réseau qui sont nécessaires pour absorber l’intermittence, ou le coût du refoulement de l’électricité). L’augmentation des coûts de système résulte de l’ajout de moyens de production non pilotables qui bénéficient d’une garantie de priorité d’achat de leur production.
Les surcoûts sont payés par les citoyens français, mais la complexité est telle que la transition est une boîte noire . La CSPE ne finance plus la transition écologique directement mais le budget général.

D’autres surcoûts interviennent, payés par le consommateur d’électricité : financement du raccordement de l’éolien en mer ,de l’extension du réseau ENEDIS pour les intermittentes, du financement du marché de capacité.
Une chose est sûre : les auditions de la commission d’enquête ont mis en évidence l’impact des prélèvements sur les factures d’électricité et de carburant : près de 57 milliards d’euros, dont seulement une dizaine sont effectivement affectés à la transition énergétique. La commission recommande une taxe de financement de la transition énergétique s’appliquant transversalement à toutes les consommations énergétiques, à des taux différents en fonction du degré de carbonation.

C – Acceptabilité sociale : les nouvelles énergies sont grandes consommatrices d’espace . Les difficultés tiennent au rejet du gigantisme et aux conflits d’usage se trouvent démultipliées, traduisant le symbole du divorce entre une stratégie nationale « parisienne » et une mise en application complexe dans une ruralité échaudée . Des témoignages ressort l’impression désagréable de pratiques qui trahissent une vision plus proche du Far West que d’un conservatoire des écosystèmes. L’éolien est clairement apparu, aux yeux d’une très large partie des membres de la commission, comme « le mal-aimé » de la transition énergétique. Il est urgent d’abaisser les tensions en décrétant un moratoire dans les territoires impactés où les projets d’implantation sont disputés et en revoyant les règles d’éloignement par rapport aux habitations.

D – Intermittence, foisonnement et stockage :
– Les gestionnaires de réseaux doivent désormais faire face aux conséquences de l’intermittence et du caractère non pilotable des ENRi.
– Plusieurs auditions ont fragilisé l’argument d’un foisonnement efficace (existence de périodes de faible vent sur la quasi-totalité de l’Europe de l’Ouest, et corrélation des productions solaires et éoliennes à l’échelle de l’Europe).
– le stockage par batteries, n’est pas à l’échelle des besoins, même si cette technologie peut contribuer à accroître la flexibilité du système électrique et réduire les coûts d’adaptation du réseau.

E- Qu’attendre d’un saut technologique ?
La crédibilité des scénarios remplaçant la totalité de la production d’électricité d’origine nucléaire par une production éolienne accompagnée de stockage semble douteuse. Il faudrait investir dans une puissance trois fois supérieure dans le cas de l’éolien, qu’il faudra renouveler deux à trois fois compte tenu de la moindre durée de vie de l’investissement. Le système électrique éolien demanderait un montant d’investissement cinq fois supérieur au montant requis par le système électrique nucléaire, dans l’hypothèse la moins favorable à ce dernier .

La rapporteure estime que seul un investissement sur le stockage électrique permet la viabilité de la montée en puissance des énergies intermittentes. Cela revient à dire que tous les choix politiques de diminution de la part du nucléaire au profit des énergies électriques se sont basés sur un pari sur l’avenir. Or techniquement, à l’heure où ce rapport est rédigé, ce mix n’est pas viable.

Il ne s’agit pas seulement d’une discussion académique, mais bien d’une prise de risque à la dimension du système électrique lui-même, avec ses conséquences massives pour la population, en raison du niveau d’électrification des usages atteint aujourd’hui.

La variabilité de production ne permet pas de suppléer le moteur nucléaire en France et l’Europe connaîtra une méga panne électrique qui ne pourra qu’être dévastatrice en matière économique mais aussi en termes d’ordre public .

F – Une autre transition énergétique
Ce constat plaide donc pour une réorientation du soutien public en faveur des actions d’efficacité énergétique à fort impact en termes de réduction des émissions de CO2. Il faut réallouer les fonds aujourd’hui positionnés sur l’éolien et le photovoltaïque au profit des autres priorités .

Face à une demande des politique locaux d’une territorialisation de l’énergie, il serait « de bonne méthode d’articuler une mission de programmation, confiée à un commissariat à la transition énergétique, pour la planification des infrastructures de production d’énergie, avec le choix de la contractualisation comme instrument de mise en œuvre ».

La politique énergétique doit être écologique, au-delà du seul objectif carbone. Il ne peut y avoir de politique énergétique sans prise en compte des préoccupations liées à la biodiversité, y compris pour les ENR .

Le grand mérite de ce rapport est d’être resté honnête sur la retranscription des auditions, contrairement au rapport sur la sûreté nucléaire de Mme Barbara Pompili. Madame le Rapporteur, Madame Marjolaine Meynier-Millefert, a minutieusement rapporté et décrit les mécanismes complexes de la politique de transition énergétique. Je tenais à la remercier pour ce souci .

2 – La petite musique de la Rapporteure LREM

Sa stratégie était destinée à ne pas surreprésenter une ENR par rapport à une autre et à apporter une vue d’ensemble à la question posée par le Président Aubert. Certains sujets auraient mérité d’être traités « de manière encore plus approfondie mais la commission a donné largement la parole aux détracteurs des ENR notamment électriques, notamment éoliennes.
Les ramifications sont telles qu’il est impossible de considérer que les recherches et analyses l’impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables sont aujourd’hui suffisantes. Aucun rapport ne saura synthétiser la question( !!!).

Ce rapport, ne permettra en aucune façon de clôturer ce débat qui doit être porté devant la nation. Il est indispensable que les choix stratégiques énergétiques puissent être, dès le prochain quinquennat ( ???), discutés au sein d’une loi de programmation pluriannuelle de l’énergie est indispensable.

La promesse historique d’une électricité peu chère semble vouloir être tenue coûte que coûte, y compris par des aides invisibles pour le consommateur : elle n’est pas tenable .

Rapprocher le coût réel de l’électricité produite du prix réel de l’électricité payée semblerait de nature à responsabiliser les Français vis à vis de leurs consommations quotidiennes et de leurs usages énergétiques. Nos politiques notamment de solidarité énergétiques soient particulièrement morcelées, coûteuses et inefficaces .
Une taxe unique corrigée du prix de l’augmentation, pourrait être mise en place. De systématiquement affectée pour trois tiers à la compétitivité économique, à la solidarité énergétique et à l’investissement dans la transition énergétique.

Votre Rapporteure recommande ainsi qu’une mission d’information formule des recommandations pour une politique coordonnée et efficace de lutte contre la précarité énergétique et sur les coûts évités en résultant (de santé et insertion sociale…).

Le fonds chaleur pourrait-il être doté entièrement des recettes liées à la fin des remboursements de la dette de l’État à EDF (environ 1 milliard d’euros). Les recettes des quotas carbones pourraient être affectées entièrement à l’efficacité énergétique (environ 900 millions d’euros).
Pour le chauffage, les énergies les plus décarbonées ne sont pas les solutions électriques mais les ENR thermiques (solaire, géothermie, gaz renouvelable, bois) qui n’appellent pas de production carbonée en renfort de la pointe en période de chauffage ( ???).

Il pourrait apparaître, qu’il serait économiquement plus rentable de recourir prioritairement au gaz vert (au lieu de l’électrification, dans les limites des possibilités de productions) pour une part des usages liés à la mobilité.

Le financement de la R&D ne semble pas cohérent avec les objectifs de transition fixés dans la PPE . L’hydrogène et la pile à combustible sont des clefs technologiques majeures de l’avenir énergétique et la décarbonation des transport : ils ne bénéficient que de 28 millions sur 1098.

Il faut lever les freins éventuels à l’implantation des ENR électriques soulevés par les populations locales et les recours liés à d’éventuels rejets.
L’opinion est que les pouvoirs politiques décisionnels dans le domaine de l’énergie restent en faveur de l’État. Mais une dynamique de territorialisation de la décision est portée par les régions, et par les élus locaux. Mais les critères d’appréciation retenus doivent être commun et la somme des politiques locale cohérente avec les objectifs nationaux

3 Les propositions de recommandations collectives souhaitées par Julien Aubert et 7 députés et non retenues par la Rapporteure
Le rapport étant rédigé par la rapporteur, Julien Aubert, bien qu’ayant approuvé le rapport et ses recommandations, a émis un certain nombre de critique avec 7 collègues députés.

– la Rapporteure préconise de poursuivre les subventions, tout en accentuant le soutien de l’État en amont sur le développement des projets Il ressort pourtant des auditions que le subventionnement aux énergies renouvelables coûte cher et qu’un grand nombre de filières sont aujourd’hui matures ou presque. Il convient donc de cesser toute politique de complément de rémunération pour les énergies renouvelables électriques matures (éolien terrestre et photovoltaïque).

– la Rapporteure propose de mieux prendre en compte les zones de pêches dans l’éolien en mer. L’éolien en mer doit s’orienter vers l’éolien flottant(interdiction de parcs dans des zones de pêche ou des parcs naturels marins.

– Obligation pour le promoteur éolien de provisionner chaque année, sur 15 ans, de quoi atteindre 50 000€ pour chaque MW d’éolien installé sur un compte de la Caisse des Dépôts et Consignations pour financer le démantèlement et le recyclage des éoliennes en fin de vie, et non 75 000 pour le projet, ce qui semble insuffisant.

– au niveau national, l’ADEME devrait être remplacée par un commissariat de la transition énergétique rattaché au Premier ministre qui pilotera l’aménagement du territoire en matière d’énergie.

– le « Repowering » éolien doit respecter les documents d’urbanisme et les directives paysagères, tout comme une nouvelle installation.

– Moratoire sur tout projet éolien terrestre ou maritime posé qui ne fait pas l’objet d’un consensus politique local.

D’où des recommandations non retenues dans le rapport de la Rapporteure :

Recommendations Député s’associant à la recommandation
– Mettre en place un moratoire sur l’éolien terrestre et maritime posé quand il n’y a pas de consensus politique local sur la commune impactée ou le territoire impacté. Julien Aubert ; Sophie Auconie ; Xavier Batut ; Vincent Descoeur ; Laure de La Raudière ; Véronique Louwagie ; Emmanuel Maquet ; Didier Quentin

– Privilégier le développement de l’éolien flottant, hors des zones de pêche et parcs naturels marins. Julien Aubert ; Sophie Auconie ; Xavier Batut ; Vincent Descoeur ; Laure de La Raudière ; Véronique Louwagie ; Emmanuel Maquet ; Didier Quentin
– Cesser toute politique de complément de rémunération aux énergies renouvelables électriques matures (éolien terrestre et photovoltaïque) et développer les mécanismes de soutien en amont (études, garantie aux
investisseurs pendant la phase de faisabilité). Julien Aubert ; Sophie Auconie ; Xavier Batut ; Vincent Descoeur ; Laure de La Raudière ; Véronique Louwagie ; Emmanuel Maquet ; Didier Quentin
– Rééquilibrer les crédits budgétaires consacrés aujourd’hui aux énergies renouvelables électriques matures vers les nouvelles filières énergétiques (par exemple l’hydrogène), ainsi
que vers l’habitat et les transports. Julien Aubert ; Sophie Auconie ; Xavier Batut ; Vincent Descoeur ; Laure de La Raudière ; Véronique Louwagie ; Emmanuel Maquet ; Didier Quentin
– Proportionner la hauteur des éoliennes, pâles comprises, à la distance aux premières habitations, comme le recommande le rapport de l’Académie de médecine du 3 mai 2017 (faire passer cette distance minimale à 1500 m pour toute éolienne dépassant 180 m pales comprises
ou, à défaut, limiter les éoliennes à 150 m pales comprises). Julien Aubert ; Sophie Auconie ; Xavier Batut ; Laure de La Raudière ; Emmanuel Maquet ; Didier Quentin

Vincent Descoeur et Véronique Louwagie préconisent une distance par rapport aux habitations à 10 fois la hauteur du mât
– Revenir à la programmation des éoliennes dans les documents d’urbanisme au niveau de
l’intercommunalité (plan local d’urbanisme) avec la zone de développement éolien (ZDE). Julien Aubert ; Sophie Auconie ; Xavier Batut ; Vincent Descoeur ; Laure de La Raudière ;
Véronique Louwagie ; Emmanuel Maquet ; Didier Quentin

4 – Et les aspects financiers
Sur l’impact économique persiste un grand flou. Aucun tableau global sur les financements mais une longue analyse de l’ensemble des mécanismes, sans chiffrage global.
– La TICPE finance à titre principal le CAS « TE » et en fait donc un instrument direct de financement de la transition énergétique, tandis que la TICC le finance de façon plus marginale .
– Les dépenses en faveur des énergies renouvelables au cours de ces dernières années. De 1,5 milliard d’euros en 2011, elles sont passées à 5,4 milliards d’euros en 2019 et devraient atteindre environ 7 milliards d’euros en 2022.
– Selon le directeur général de la DGEC, le soutien public à de nouveaux projets est chiffré à 30 milliards d’euros sur toute la durée de la PPE, dans les secteurs de l’électricité et du biogaz. Les projets déjà engagés représentent quant à eux 95 milliards d’euros de crédits budgétaires, dont une partie doit encore être financée.
– Le niveau de la CSPE était insuffisamment élevé pour faire face aux engagements de l’État. EDF est le principal bénéficiaire de ce remboursement de dettes, qui s’élève à 1,6 milliard d’euros en 2018, 1,8 milliard en 2019 et le reste à payer de 896 millions d’euros en 2020.
– Les investissements privés restent timides. Les investisseurs institutionnels ont mobilisé 1,8 milliard d’euros pour des projets de production d’électricité renouvelable en 2017. La Cour des comptes préconise toutefois que ces acteurs interviennent en priorité sur les filières encore peu matures, afin de ne pas se substituer aux investisseurs privés quand des technologies sont d’ores et déjà compétitives.
– I4CE estime que subsiste un important déficit de financement des énergies renouvelables pour parvenir aux objectifs de la PPE, estimé entre 1,1 et 2,3 milliards d’euros pour la période 2016-2020.
– I4CE évalue à 73 milliards d’euros en France en 2017 les investissements fossiles défavorables aux objectifs climatiques de notre pays, 71 milliards concernent le secteur des transports (nouveaux véhicules thermiques) et 900 millions le secteur de l’énergie fossile.

ANNEXE
RECOMMANDATIONS DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE

I. RECOMMANDATIONS GENERALES

II. ENR ELECTRIQUES

III. ÉOLIEN

IV. TRANSPARENCE DES FINANCEMENTS

V. MIEUX SOUTENIR LES ENR THERMIQUES

VI. ÉCONOMIES D’ENERGIE

VII. RENOVATION ENERGETIQUE

VIII. LUTTE CONTRE LA PRECARITE ENERGETIQUE :

IX. MIEUX ASSOCIER LES TERRITOIRES, PARTAGER LES CONTRAINTES ET LES BENEFICES DE LA TRANSITION ENERGETIQUE

X. MIEUX ASSOCIER LES CITOYENS:

Fessenheim : assigner EDF et l’État français pour abus de bien social, par André Pellen

Aux présidents des trois associations suivantes…
Union Fédérale des Consommateurs – Que Choisir
233, boulevard Voltaire, 75011 Paris.

Institut national de la consommation (INC)
18, rue Tiphaine
75015 Paris

CLCV – Association nationale de défense des consommateurs et usagers
59, boulevard Exelmans
75016 PARIS

…Le collectif de défense des consommateurs « sauver Fessenheim »

Objet : assigner EDF et l’État français pour abus de bien social

Mesdames, messieurs,

Aux termes de la loi Nome votée en décembre 2010, le dispositif optionnel d’Accès Régulé à l’Electricité Nucléaire Historique (ARENH) permet aux concurrents d’EDF d’acheter à cette dernière une part de son courant nucléaire, à un prix de 42 euros/MWh réputé ne pas léser l’entreprise et censé stimuler une saine et loyale concurrence. La part de production susceptible d’être mise à disposition des fournisseurs alternatifs ne pouvant excéder 100TWh, soit un peu moins du quart de la production nucléaire totale.

Le pouvoir politique, la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) et l’Autorité de Concurrence (ADLC) disaient attendre d’un ARENH caduc en 2025 l’apparition de la concurrence dans le seul secteur de la production d’électricité́, l’acheminement de cette dernière étant assuré par RTE et les coûts de commercialisation étant inférieurs au tiers des coûts de production, chez tous les fournisseurs.

Pour l’Autorité de la Concurrence, ne pas léser l’opérateur historique signifie qu’un opérateur aussi efficace que le producteur régulé [EDF] doit pouvoir pratiquer le même prix que lui, sans subir de pertes. En d’autres termes, non seulement les Tarifs Règlementés de la Vente d’Électricité (TRVE) peuvent être contestés, mais ils doivent être calculés de telle sorte que les fournisseurs aussi efficaces qu’EDF soient en mesure de les concurrencer réellement.

Après bientôt neuf ans d’exercice, le bilan du dévoiement d’un marché prétendument libre et non faussé éclate au grand jour, dont le consommateur n’a pas fini de faire les frais : aucune concurrence de production n’a émergé de la pseudo-libéralisation « NOME » du commerce de l’électricité et il en va désormais de la survie de tous les concurrents d’EDF de demeurer accros à son électricité nucléaire.
Tant que, sur le marché européen de gros, le prix du MWh a dispensé les réputés producteurs alternatifs de recourir à l’ARENH, l’illusion a perduré qu’ils se concurrençaient et concurrençaient EDF, que la pertinente loi NOME jouait à plein, malgré que le consommateur n’en eut jamais la traduction sur sa facture !

Oui mais voilà, outre que le caractère artificiellement bas de ce prix de gros provenait et proviendra encore longtemps de la facturation hors marché du financement des renouvelables par une inflation fiscale galopante, début 2018, une sensible augmentation du prix du carbone et des cours des combustibles fossiles a propulsé durablement ce prix de gros au-dessus des 42 euros/MWh.

Confronté au détraquage de l’insolite mécanisme marchand, le gouvernement d’Édouard Philippe conseillé par la CRE a non seulement décidé de ne pas réformer ce mécanisme, mais il a amorcé la fuite en avant consistant à augmenter régulièrement le TRVE, dans le seul but de permettre à la tarification des fournisseurs alternatifs non servis par l’ARENH de continuer à pouvoir concurrencer celle d’EDF : +5,9 %, au 1er juin 2019, + 1,26 % au 1er aout et l’on parle de 3 à 4 %, courant 2020 ; ça promet !

Ainsi, non seulement le parc électronucléaire d’EDF apparait-il plus que jamais comme le noyau dur, pérenne et irréductible de la capacité de production électrique nationale, mais, selon toute vraisemblance, le pays va en attendre une production croissante, ne serait-ce, dans l’immédiat, que pour dégager les 50 nouveaux TWh que le parlement va obliger EDF à céder à ses concurrents… à un tarif dont, de surcroît, elle n’a pas la maîtrise.
Dans ces conditions, qui peut croire que l’appauvrissement délibéré du potentiel de production de l’opérateur historique, aggravé avec constance par les politiques énergétiques insanes, menées depuis 20 ans, vont dans l’intérêt général, dans celui des consommateurs en particulier ? L’État français est-il seulement légitime à imprimer sa volonté partisane à la stratégie industrielle d’une entreprise certes détenue par lui à 87 %, mais dont la fonction clé de voute de l’économie nationale n’est jamais apparue aussi prégnante ? Une démocratie digne de ce nom ne devrait pas tolérer que son gouvernement dispose ainsi à sa guise des finances d’une entreprise nationale, au point de s’arroger sournoisement un droit de vie et de mort sur ses outils de production ?

Nous observons donc que la dérive ARENH tend à conférer une responsabilité primordiale croissante aux kWh nucléaires, dans la sécurisation de l’approvisionnement électrique du pays, rendant proprement surréaliste la décision de fermer Fessenheim. Tout plaide, en effet, contre le sacrifice de cette centrale largement amortie, donc prodigue des kWh les meilleurs marchés, que l’ASN a déclarée sûre pour au moins une décennie encore, un authentique tribut électoral que la communauté nationale va devoir payer chèrement, contre vents et marées protestataires.

Vous en trouverez, ci-après, le chiffrage dans lequel n’entre pas le dédommagement qu’EDF va devoir consentir à des partenaires allemands et suisses ayant aujourd’hui un droit de tirage sur la production des deux tranches, à hauteur de 17 % pour les premiers, de 15 % pour les seconds :
En partant du constat que la valeur d’amortissement comptable est nulle à Fessenheim – quand, selon la cour des comptes, elle est en moyenne de 4 € par MWh pour le reste du parc – et du constat que le MWh sort à 29,6 € de cette usine (à mettre en regard du montant d’un impôt CSPE de 10,5 €/MWh et de celui d’un impôt « CSPE » allemand de 39,5 €/MWh !), pour produire les 12 TWh que l’arrêt définitif de la centrale va soustraire au réseau, la collectivité nationale va devoir dépenser au moins 1 milliard d’euros supplémentaires, chaque année, si l’on renonce à prolonger l’exploitation du site jusqu’à 50 ans, et près de 2 milliards d’euros annuels, si l’on renonce à la prolongation jusqu’à 60 ans obtenue par la centrale de référence, Beaver Valley aux USA, soit, au total, une ardoise d’au moins 10 milliards d’euros à la charge nette du consommateur.

Cette estimation, dont le chiffrage précis est à disposition de quiconque en ferait la demande, repose sur l’hypothèse que les 12 TWh annuels seraient produits pour moitié par des éoliennes maritimes et terrestres, au coût moyen de 150 euros/MWh (220 pour l’off-shore et 80 pour le terrestre), et, pour moitié, par de l’électricité provenant de centrales à cycle combiné au gaz, soit 110 euros/MWh (avec un coût du carbone de 50 €/t).

Ainsi, le coût moyen de l’électricité de remplacement promet-il d’être de 130 euros par MWh, soulignant un différentiel d’environ 100 euros par MWh, avec la situation actuelle.

En considération de ce qui précède, la décision gouvernementale de fermer définitivement la centrale de Fessenheim – fût-elle entérinée par le législateur ou fallacieusement demandée par la direction d’EDF – relève sans conteste d’un abus de bien social que 400 millions d’euros d’argent (de surcroit) public et de vagues promesses gouvernementales de dédommagement de l’entreprise, non contractualisées, ne sauraient acheter.

Ce bien social n’est autre que l’outil industriel dont les Français propriétaires à 87 % vont se voir spoliés et surtout se voir privés du considérable service qu’il rend à leurs finances et à leur confort ; sans parler de l’instabilité de l’approvisionnement d’une électricité dite de France ainsi introduite par ceux que leurs suffrages ont précisément chargé d’en prémunir le pays ; sans parler également du préjudice socioéconomique que les collectivités locales et territoriales impactées mettront des années à chiffrer et à en pallier les séquelles de toute nature.

Mesdames et messieurs, la conséquence logique que les soussignés tirent du réquisitoire ci-dessus consiste, par la présente, à demander instamment à vos trois associations d’assigner conjointement EDF et l’État français, pour un abus de bien social en totale rupture avec la volonté gouvernementale affichée d’enrayer la désindustrialisation du pays et avec celle de lutter contre le chômage.

Conformément à vos statuts, ces soussignés vous prient d’engager une telle procédure au nom des consommateurs d’électricité, des contribuables et des petits porteurs d’actions EDF que le pouvoir gruge depuis des années, et attirent votre attention sur les considérations suivantes :

– La caractérisation précise du délit d’abus de bien social, avec la rigueur et la précision juridiques qui s’imposent, nécessite de faire appel à un avocat spécialisé, qui devrait trouver dans cette lettre le matériau suffisant à lui permettre une exhaustive mise en forme de l’assignation.

– À titres individuel ou collectif – associations, organisations professionnelles, groupements bénévoles ou d’élus… – les soussignés constituent une union informelle de circonstance et, à ce titre, éphémère, que l’on pourrait baptiser « sauver Fessenheim ». Non seulement tous ses membres se déclarent partie prenante de la procédure que vous pourriez engager à leur demande, mais tous sont prêts à contribuer au soutien financier que vous pourriez préalablement requérir d’eux, sous une forme ou sous une autre.
Leur liste initiale est forcément non exhaustive que le succès de la publicité de l’opération pourrait considérablement allonger en continu.

– Il est de la plus haute importance qu’une procédure de cette nature aboutisse enfin, pour la salubrité du système social d’un pays dont la vie politique est en proie à des dérives croissantes et/ou inédites, compromettant comme jamais la fiabilité de la gouvernance du pays. En plus de s’imposer comme un salutaire précédent judiciaire, le plein succès de la démarche constituerait un avertissement sans équivoque à tous les impétrants politiques convaincus que l’accession au pouvoir confère l’impunité institutionnelle à leur démagogie, à leurs promesses intenables et à leurs interlopes tractations électorales.

Mesdames et messieurs, nous avons toute confiance dans votre sens de l’intérêt général, dans votre souci de servir loyalement vos mandants et dans celui d’être constamment fidèle à votre profession de foi. C’est pourquoi nous vous remercions par avance de l’inestimable service que vous ne manquerez pas de rendre à la Nation et vous prions d’agréer l’expression de notre reconnaissance en même que celle de nos meilleurs sentiments.

Pour le collectif, André Pellen, ingénieur retraité de l’exploitation du parc électronucléaire d’EDF, porte-parole d’un collectif informel de sympathisants et de professionnels du nucléaire civil, président du Collectif pour le Contrôle des Risques Radioactifs (CCRR), Toulon-Saint-Mandrier