Élèves de CM2, vous êtes meilleurs en maths qu’un candidat à la présidentielle !

100 – 4 = 96 ! Qui en doute ?

Des candidats jurent qu’ils sont capables de remplacer largement nos centrales par de l’énergie « verte ». Doit-on les croire ?

on peut, plus facilement que l’on ne le croit, expliquer aux citoyens que les énergies renouvelables électriques de masse posent problème. 

Résumons la situation.

On a besoin de 100 GW de production électrique aux heures de pointe en hiver. 

Si on décide d’installer 200 GW d’ENR (qui fonctionnent 25% du temps car les éléments naturels sont variables) et que l’on tombe sur les périodes sans vent et sans soleil, la puissance disponible des ENR tombe à 1 à 2% de la puissance installée pendant une à deux semaines soit moins de 4 GW. 

On ne peut trouver les 100 – 4 = 96 GW manquants que sur des installations pilotables ou si on sait stocker massivement l’électricité produite pendant les périodes fastes.  On ne sait pas stocker massivement à coût raisonnable et cela pour longtemps. Les centrales pilotables renouvelables sont insuffisantes : 25 GW pour l’hydraulique et une dizaine de GW pour la biomasse. Que reste-t-il à couvrir pour aller à 100 GW  ?

100 – 4 – 25 – 10 = 61GW. 

D’où peut-on les tirer? des fossiles, du nucléaire et des importations. 

Ces dernières seront toujours limitées par la concordance souvent observée des épisodes sans vent et sans soleil dans les différents pays d’Europe. Il faut donc impérativement faire appel aux fossiles (comme en Allemagne) ou au nucléaire (comme en France). Ou alors, il faut couper comme déjà observé en Australie du Sud où 50% de l’électricité est renouvelable. Quant à « l’effacement » de la consommation, il devient rapidement punitif et ruineux et loin de réduire de 80% le CO2 comme requis par la COP21.

Bien sûr quelques sites naturels exceptionnels font exception quand barrages et vents forts se complètent : Danemark-Norvège, Canada, Éthiopie, Brésil…


Conclusion.

Puisque les générations futures et le climat nous tiennent à coeur, que nous reste-t-il comme choix ? 

On savait que (sauf si on le faisait exprès comme en Ukraine) l’électro-nucléaire ne tue pas comparé aux énergies fossiles (1979 : à TMI, USA), on sait maintenant suite à Fukushima que même si on oublie l’enceinte de confinement, ainsi qu’un mur anti-tsunami, et nos précieux filtres à sable, les rejets radioactifs se dilluent tellement vite avec la distance (moins de 100 mSv, et simple calfeutrage pendant 3 jours) que pas un cancer n’a pu être détecté dans les statistiques. Ceci après 6 ans et tout indique que ce sera définitif au delà selon l’ONU (UNSCLEAR). Alors rien à craindre en France avec nos centrales sur-sécurisées. En fait, c’est l’aversion au risque maîtrisable qui nous tuerait si on ne l’assumait pas. Le climat ne peut attendre. A-t-on le choix ?

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