Réponse de la CFE-CGC Énergies à l’enquête publique sur les conditions de la poursuite de fonctionnement du réacteur du Tricastin

La réponse publié lors cette consultation en 2022.


Les dispositions proposées par EDF lors du 4ème réexamen périodique, au-delà de la 35ème année de fonctionnement du réacteur électronucléaire n°1 de l’Installation Nucléaire de Base INB n°87, situé sur le Centre Nucléaire de Production d’Électricité (CNPE) du Tricastin sur la commune de Saint￾Paul-Trois-Châteaux dans la Drôme sont soumises à une enquête publique.
La CFE-CGC Énergies, seconde organisation syndicale représentative au sein des Industries Électriques et Gazières, participe depuis de nombreuses années, aux différents débats publics et consultations sur le secteur de l’énergie en France comme en Europe.
Pour la CFE-CGC Énergies, et comme recommandé par l’AIE (Agence Internationale de l’Énergie), la prolongation des réacteurs nucléaires existants – sous condition de sûreté – doit être la priorité de toute politique énergétique qui marie exigence climatique, souveraineté énergétique, résilience face aux chocs énergétiques, impératif industriel et préservation des atouts économiques du pays.
L’ASN a statué le 23 février 2021 sur les conditions de la poursuite de fonctionnement des réacteurs de 900 MWe d’EDF au-delà de leur quatrième réexamen périodique et considéré que « l’ensemble des dispositions prévues par EDF et celles qu’elle prescrit ouvrent la perspective d’une poursuite de fonctionnement de ces réacteurs pour les dix ans qui suivent leur quatrième réexamen périodique ».
L’indépendance, la compétence et l’expérience de ses équipes, appuyées par l’expertise de l’IRSN, font de l’ASN un modèle d’autorité de sûreté en Europe et dans le monde. Son exigence traduite tant au niveau de la conception, de l’ingénierie que de l’exploitation a rendu possible le fonctionnement du premier parc nucléaire mondial pendant plus de 40 ans sans incident majeur. C’est aussi le résultat d’excellentes interactions entre l’exploitant EDF et l’Autorité de Sureté Nucléaire ; et contrairement à ce qu’ont avancé certaines campagnes menées par des adversaires idéologiques du nucléaire, l’ASN a souligné qu’en particulier, le CNPE de Tricastin exploite et effectue la maintenance de ses réacteurs en toute transparence.
En ce qui concerne plus particulièrement le réacteur n°1 du Tricastin, l’ASN a fait savoir au directeur de la production nucléaire d’EDF (3 janvier 2022) que « considérant les éléments communiqués […], l’ASN retient que la tenue en service de la zone de cœur des réacteurs numéro 1 du Tricastin et numéro 2 du Bugey est démontrée pour la période de dix ans suivant leur quatrième visite décennale.»
C’est le résultat d’un travail intense mené par EDF et ses équipes pour porter la sûreté des réacteurs 900 MWe français au plus près des exigences appliquées aux réacteurs les plus récents de 3ème génération et intégrer le retour d’expérience de l’accident de Fukushima. Ces modifications d’un caractère inédit par leur ampleur et qu’aucun autre pays n’a réalisées à ce niveau constituent un saut qualitatif considérable : bien qu’âgé de 40 ans, le réacteur N°1 de Tricastin avec l’ensemble des dispositions prises par EDF sera plus sûr qu’à sa mise en service et qu’à la sortie des précédents réexamens de sûreté.
Les demandes de l’ASN prises en compte par EDF permettent une meilleure gestion des accidents avec ou sans fusion du cœur du réacteur, du combustible dans la piscine de désactivation et des agressions internes ou externes au site (séisme, tornade, nondation, …), le but final étant de protéger.

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