10 février 2022 : E. Macron passe de la destruction à la construction, 5 ans de perdus

Le discours résumé.

Discours Macron à Belfort du 10 février 2022

Sur la sobriété

  • Une baisse de 40 % de la consommation en 2050
  • Ce ne sera pas de l’austérité grâce à l’innovation et des investissements ciblés
  • Effort massif sur le bâtiment (exemple ma prime rénov 6 000 000 € en 2021
  • Electrification des voitures (déjà un million de primes à la conversion)
    • 3 projets de megafactories engagés dans le Nord et l’ESt
  • Electrification des aciéries (Arcelor Mittal) 
  • Grosse évolution dans les TP et les constructions (sans autres précisions)
  • Développement de la filière H2 : 114 M€ + 240 Me sur un stockage (,,,)
    • La production d’hydrogène va bénéficier d’une électricité stable et décarbonée

Chantier du siècle : décarboner

  • Implique de basculer des fossiles à l’électricité
  • Passer du chauffage fioul aux PAC (il n’a pas dit chauffage gaz)
  • Produire de l’H2 par électrolyse
  • On aura besoin de 60 % d’électricité en plus qu’aujourd’hui (scénario réindustrialisation et H2 de RTE ?)
  • Stratégie plurielle ENR/nucléaire
  • Le en même temps est pertinent car écologique, économique et en temps opportun

Le ENR

  • Développement massif et immédiat car le nucléaire arrivera tard
  • Mais elle sont intermittentes !
  • Il faut supprimer retards et réticences et lever les barrières réglementaires
  • Mais il faut qu’elle soient acceptées localement (avis des maires)
  • Il faut doubler d’ici 2030 car elles sont rentables et compétitives
  • Nécessité d’une R&D sur le stockage de l’électricité

Le solaire

  • 100 GW en 2050, multiplier par 10.
  • Agri-exploitation, toitures industrielles et au sol sur terrains militaires
  • Il faut bâtir un filière française : on sait faire 30 % quand les Chinois font du 15 %

Eolien 

  • 40 parcs offshore en 2050
  • Une filière de fabrication se construit : Le Havre, Cherbourg et St Nazaire
  • Planification maritime à mettre en place pour ces parcs
  • Les éoliennes terrestres seront nécessaire mais il comprend les réticences
  • Objectif 2030 est décalé et on vise 37 GW en 2050 et non 2030 (voir ce que cela a comme conséquences sur les scénarios de RTE ?)
  • Eoliennes plus puissantes (rien sur la distance aux maisons), planification territoriale avec avis préalable des maires (seulement avis !)
  • A introduire dans les plans d’urbanisme locaux 
  • Meilleure fiscalité pour apaiser les débats

L’hydroélectricité

  • En garder la pleine maitrise et pas de mise en concurrence (à voir avec l’EU)

ENR thermiques

  • 10 % de biogaz en 2030

Sur le nucléaire :

  • Reprendre la grande aventure du nucléaire en France
  • Imagine 40 000 éolienne et 40 parcs offshore, et réimportation carbonée.
  • Il faudra 60 % de plus d’électricité en 2050 pour sortir de fossiles, électrifier l’industrie et pour le H2
  • Stratégie plurielle nucléaire/ENR
  • Excellence sûreté en France (EDF et ASN) : la preuve, on arrête des réacteurs sur incidents

1 – prolonger tous les réacteurs actuels qui le peuvent en sécurité au-delà de 50 ans

2 – demander à EDF et ASN de préparer ce qui est nécessaire pour une prolongation jusqu’à 60 ans

3 – tirer le REX de l’EPR 1 : audit de l’état à faire et 1 milliard d’ingénierie déjà dépensé

4 – lancer la construction de 6 EPR2

  • Saisine de la CNDP et lancement d’une concertation au second semestre 2022
  • Choix d’un site présenté
  • Révision de la LTECV au 1er semestre 2023
  • Ouverture premier chantier en 2028 avec objectif 2034

5 – programmer 8 EPR2 additifs

6 – Appel à projet pour un milliard :

  • 500 M€ sur SMR innovants, en rupture,  (4ème génération : pas clair mais pas interdit), avec de nouveaux acteurs
  • 500 M€ sur NUWARD avec lancement 1er prototype en 2030 avec CEA accompagnateur.

7 – une annonce surprenante ou une erreur de Macron : 25 GW en 2050 « en complément des EPR ». Est-ce en plus ? A vérifier

8 – Poursuite ITER

9 – Les conditions réglementaire à réviser (?) avec une Direction du nouveau nucléaire au niveau de l’Etat

10 – EDF exploitera les EPR (il n’a pas dit les SMR), aura le soutien de l’Etat (10 milliards)

11 – La taxonomie facilitera l’investissement.

(Brice Lalonde, interviewé, a émis un fort doute sur l’objectif de réduction de la consommation d’énergie de 40 % : dans l’étude RTE une croissance de la population de 11 % et une croissance du PIB de 1,3 % par an, cela se traduirait par une baisse de consommation de 46 % par individu, ou de 62 % par unité de PIB, ce qui est énorme.)

Présidentielle 2022 : qui est le plus pro-nucléaire ?

Sans préjuger des opinions de chacun; sur le sujet précis de l’énergie nucléaire, quel candidat est le plus grand soutien ?

Résumé du discours d’E. Zemmour à Fessenheim 

  • La France victime des errements et mauvais choix successifs de nos gouvernants
  • -Elle est prise en tenaille entre deux idéologies
    • Celle des Verts qui nous conduit à acheter l’essentiel des équipements à l’étranger 
    • Celle de l’Union Européenne déterminée à démonter nos champions au nom de la concurrence. Elle affaiblit notre industrie, abime notre souveraineté et alourdit les facture d’électricité
  • Dans les années 70 le nucléaire a été le meilleur atout du pays face à la mondialisation avec une électricité propre sûre et peu chère 🡪 confiance dans les avancées de la science 
  • Mais les élites ont abandonné le progrès scientifique et la raison
  • Depuis 10 ans, avec un cynisme politique insupportable, le nucléaire a été délaissé pour être mieux abandonné
  • Alors que le réchauffement climatique nous menace, et que l’insécurité géopolitique complique nos approvisionnements, le nucléaire, solution à tous ces problèmes, a été sacrifié.
  • Premier clou sur le cercueil : F. Hollande dans le cadre d’un accord politique avec les écologistes prévoyant l’arrêt de Fessenheim pour quelque voix de plus
  • Macron a prolongé et amplifié la même politique 
    •  Achat d’Alstom par GE
    • Depuis 2017 aucune décision de construction d’EPR. 
    • A conservé le projet d’arrêt de 12 réacteurs de plus d’ici 2035.
  • En 2022 Macron se réveille défenseur du nucléaire
    • Personne n’est dupe
    • L’Europe avait imposé l’abandon du nucléaire, l’ouverture du marché, la mise en concurrence pour nos barrages hydroélectriques
    • Macron obéira contre l’intérêt des Français et de la France

Je remettrai tout sur la table : 

L’énergie est un domaine trop sérieux, l’électricité est la sève de la société, il faut être en mouvement

  • Il faut une stratégie sur plusieurs décennies (De Gaulle, Pompidou, Giscard d’Estaing et même Mitterrand l’ont fait)
  • Trois piliers : indépendance , grands groupes français et préservation du pouvoir d’achat
  • Nous sommes à l’aube d’une révolution dans ce domaine
  • L’atome sera au centre des préoccupations et des investissements : 220 000 emplois
  • Nous défendrons ce joyau national décarboné, garant de notre indépendance énergétique
  • Nous supprimerons l’objectif irresponsable de réduire le nucléaire à 50 % : absurde, irréalisable et dangereux
  • Nous demanderons la prolongation du parc à 60 ans minimum
  • Nous lancerons un programme de construction d’au moins 14 réacteurs nucléaires EPR2 à l’horizon 2050 pour assurer le renouvellement de notre parc et suivre la hausse de notre consommation d’électricité
  • Nous relancerons les programmes ASTRID et ITER
  • En ce qui concerne EDF nous mettrons fin à cette politique imposée par Bruxelles de vente à bas prix de son électricité à ses concurrents privés et souvent étrangers
  • Nous proposerons à la place un tarif régulé pour tous, particuliers et entreprises, 
  • Nous mettrons fin à tous les projets d’éoliennes actuels ou futurs, sur terre comme sur mer.
  • Mise en place d’un nouveau grand ministère de l’industrie, des transports,  du numérique et du commerce extérieur

L’énergie n’est plus un problème mais une solution. C’est un changement de philosophie

Belleville sur Loire : consultation publique relative aux rejets

https://www.enquetepubliquebelleville2021.fr/

Répondre d’ici le 28 janvier 2022

Une réponse :

Bonjour,

J’ai pris connaissance des documents relatifs au renouvellement de l’autorisation de rejets du CNPE de Belleville sur Loire.

Les rejets liquides thermique, chimiques et radiochimiques de  ce CNPE ne posent aucun problème sur l’environnement. Par ailleurs, ils sont suivis à la fois par l’exploitant et l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire. Ils sont en permanence accessibles au grand public et font l’objet mensuellement d’une publication par le site auprès du grand public.

Ils font également l’objet d’une étude décennale approfondie sur les milieux aquatiques qu’il s’agisse de la faune ou de la flore. Cette étude est publique.

Les rejets radioactifs gazeux sont également suivis à la fois à la source et par les retombées qu’ils occasionnent sur le milieu environnant grâce à des prélèvements analysés pour moitié par le site et pour l’autre moitié par l’IRSN afin de vérifier la conformité des résultats. Ils sont également publiés par le site mensuellement.

Les balises de mesures de la radioactivité environnante, Téléray, de l’IRSN ont leurs résultats directement accessibles par internet pour le grand public.

Tout dépassement fait l’objet d’une déclaration d’incident auprès de l’Autorité de Sûreté Nucléaire et rendue publique.

Je suis donc tout à fait favorable au nouvel arrêté de rejets.

Jean Fluchère

Ingénieur de l’École Supérieure d’Électricité.

Energie 2022 : Le sondage qui déshonore l’IFOP

A l’attention de Mesdames Marion Chasles-Parot, Directrice d’Etudes, et Lisa Roure, Chargée d’études, IFOP Opinion & Stratégies d’Entreprises:

Dans un communiqué de presse du 20 janvier 2022, Sortir du Nucléaire affirme: « l’opinion publique est favorable à la sortie du nucléaire ». L’association, qui n’en est pas à la première manipulation, prétend s’appuyer sur un sondage réalisé avec l’IFOP, et notamment sur la question suivante:
 » Seriez-vous prêt à voter pour un prochain président de la République qui engage la France dans une politique énergétique incluant la sortie du nucléaire et le développement des énergies renouvelables ?« . Cette question du sondage IFOP recueille 58% de OUI.
Pour un organisme de la réputation de l’IFOP cette manipulation aurait dû être prévisible car la supercherie se trouve en germe dans la question elle même. Si, dans cette question complexe, contenant plusieurs items (élection présidentielle, renouvelables), on souhaite extraire exclusivement les opinions sur la « sortie du nucléaire », la déontologie des sondages nécessiterait au moins une autre question corolaire: 
« Seriez-vous prêt à voter pour un prochain président de la République qui engage la France dans une politique énergétique incluant le nucléaire et le développement des énergies renouvelables ?« , question qui, comme le laissent entendre de nombreux autres sondages, recueilleraient bien plus que les 42% de OUI que sous-entend la manipulation de Sortir du Nucléaire !

Nous sommes nombreux à considérer que l’IFOP devrait dénoncer avec vigueur le communiqué de presse de Sortir du Nucléaire dont elle est l’otage, et affirmer qu’elle récuse ses conclusions malhonnêtes.


Cordialement.

Jean-Luc Salanave

Professeur à l’Ecole Centrale Supélec

Membre de plusieurs associations écologistes (Sauvons le Climat, Fédération Environnement Durable, AEPN, PNC-France, UARGA)

Des contributions sur : consultation Projet de décret modifiant le plafond d’émission de gaz à effet de serre pour les installations de production d’électricité à partir de combustibles fossiles 

Vous avez déposé un commentaire sur le site des consultations publiques
du Ministère de la Transition écologique
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr
au sujet de la consultation Projet de décret modifiant le plafond
d’émission de gaz à effet de serre pour les installations de production
d’électricité à partir de combustibles fossiles 

https://twitter.com/Ecologie_Gouv/status/1219545070409519104?t=MSOfi3aex_exzGlSNNX1hw&s=19

a) Date et heure du dépôt : le 02/01/2022 à 18:49


Titre de votre commentaire : Le bon sens, trop tard et a minima


Votre commentaire :
De la même façon qu’on s’interdit toute recherche et qu’on borne
l’exploitation ne nos modestes ressources locales de pétrole et de gaz
(loi du 19/12/2017…un forfait signé) alors que nous importons la
totalité de nos besoins, on a voulu afficher un jardin hexagonal aussi
vert que possible s’agissant des émissions de CO2 du système
électrique
En conséquence, on a donc fermé, à marche forcée (magie des mots…)
les centrales brûlant du charbon et du fioul qui servaient à aider le
réseau à répondre aux pointes de consommation (même si, et depuis
longtemps, il fallait aussi compter sur l’importation pour franchir ces
caps).

Ces unités, relâchaient l’essentiel du CO2 produit par notre appareil
de production électrique et c’est sur ce critère relatif qu’on a
décidé de les fermer, ou de limiter drastiquement leurs plages de
fonctionnement. Comment, en effet, alors que nous nous affichions plus
vertueux que vertueux, et un exemple pour tous, pouvions nous tolérer ces
contre messages ??
Mais en valeur absolue, ces rejets de CO2 étaient marginaux par rapport
aux émissions françaises et ces décisions de fermetures, ou de bornage
des plages de fonctionnement, étaient purement idéologiques et ne
tenaient pas compte de l’utilité, voire donc de la nécessité, de les
maintenir pleinement mobilisables pour la sécurité du réseau.

Ceux, anciens du métier, qui regardent depuis longtemps fondre les marges
pilotables de notre système électrique, se sont étonnés que RTE n’ait
pas informé, puis prévenu, puis alerté l’Exécutif, sur les risques
qu’on accumulait en conduisant pareille politique, l’acmé de ces
décisions de rencontre, irresponsables, ayant été la fermeture des deux
unités de Fessenheim (1800 MWe, pour mémoire), qui seraient tellement
utiles aujourd’hui.

On peut objecter, avec raison, que c’est un bas historique de la
disponibilité du nucléaire qui a grandement tendu la situation, y ajouter
les retards de l’EPR et l’arrêt fortuit de trois des réacteurs les
plus puissants de la flotte, mais, comme dit déjà, l’absence de marges
est un problème plus ancien et plus structurel, aucun moyen de production
pilotable n’ayant été ajouté de longue date et a contrario, beaucoup
ayant été retirés.
Il faut savoir, qu’en imaginant même que tous les moyens pilotables
soient disponibles (entre autres l’intégralité des unités
nucléaires), la France resterait dépendante d’importations (donc de la
disponibilité des autres) pour assurer les pointes de consommation
normalement attendues.

Par ailleurs, la moindre disponibilité du nucléaire, certes accentuée
par l’épidémie de Covid qui a retardé les chantiers de maintenance et
de modifications, ne pouvait être une surprise pour RTE qui était bien au
fait de cette contrainte et aurait du peser contre les décisions de
fermeture, ou de bridage, des unités charbon et surtout contre la
fermeture de Fessenheim.
Mais ce maximum de difficulté survient alors que le réseau n’a jamais
été aussi pourvu d’EnRi, ce qui montre bien, s’il le fallait, que
l’énorme puissance installée n’est pas une puissance disponible,
comme l’a prouvé-sans conteste- l’anticyclone durablement campé sur
l’Europe de l’Ouest à la mi-décembre 2021, réduisant la production
éolienne à rien, ou presque, alors que le soleil d’hiver ne contribuait
guère.

Alors oui, il faut redonner de la marge de production aux unités charbon
encore actives et le faire franchement, plutôt qu’apparaître ratiociner
sur le respect hypocrite d’un quota annuel 2022 et surtout imaginer que
2023 sera moins tendu, en rétablissant les contraintes. Donnons nous des
marges, elles seront consommées ou non !

Nous ne sommes guère regardants sur l’origine du courant que nous
importons massivement (souvent charbon, parfois lignite) tant nous en avons
besoin. Importer un courant produit en émettant du CO2 serait donc moins
visible que de faire fonctionner une unité charbon au Havre ou à
Cordemais..mais l’opinion n’est pas dupe.
Une question (sans doute ingénue) : avons-nous des provisions de charbon
suffisantes pour cette extra-sollicitation ?
Une autre question (sans doute iconoclaste) : fallait-il une enquête
publique pour que soit prise une telle décision ?…

Gérard Petit, retraité

2)

Date et heure du dépôt : le 03/01/2022 à 11:27
Titre de votre commentaire : Jacques Peter Ingénieur,citoyen mobilisé
pour le climat
Votre commentaire :
Il est paradoxal alors qu’il avait été affirmé que l’objectif premier
de notre politique énergétique était la baisse des émissions de gaz
carbonique, qu’il soit urgent d’autoriser davantage de production à base
de charbon pour alimenter notre système électrique afin de tenir compte
de la réalité.
J’ai retenu de mes études le principe des démonstrations par l’absurde.
Il est donc prouvé que PPE et SNBC sont absurdes et à mettre à la
poubelle

Conclusion: reprendre en cette année 2022 une consultation globale
constructive sur notre politique énergétique en faisant appel aux
ressources des professionnels compétents du système électrique et des
associations motivées par le juste combat climatique.

3)

Date et heure du dépôt : le 02/01/2022 à 18:30

Titre de votre commentaire : Pathétique conséquence incontournable d’une politique énergétique déplorable

Votre commentaire :

Ainsi donc le président de la république et son gouvernement sont rattrapés par la réalité. Les alertes ne datent pas d’hier. Le président Hollande puis le président Macron les ont ignorées. Le président Hollande s’est contenté de parler et de ne rien faire, ce qui était déjà grave. Le président Macron s’est montré tout aussi bavard mais lui a agi… en fermant Fessenheim. On se rend compte tout d’un coup que lors des anticyclones hivernaux, classiques, le froid (et les besoins d’électricité qui en résultent) s’accompagne d’une quasi absence de vent (le soleil étant bas sur l’horizon dans la très courte journée et absent au moment de la pointe) ; on se rend compte aussi que le mantra « il y a toujours du vent quelque part » est faux, soit il y en a partout (et en général on n’en a alors pas besoin car il fait doux) soit il n’y en a nulle part. Alors oui, quand il n’y a plus que 60 % de nucléaire dispo du fait des arrêts programmés et d’arrêts fortuits, et quand dans le même temps il y a 0 % de solaire et moins de 10 % d’éolien… alors on cherche ce qu’il y a comme moyen pilotable. Pathétique. Et bien sûr, dans l’exposé des motifs, c’est la disponibilité du nucléaire qui est citée, ni l’intermittence chronique ni la stupidité d’arrêter des centrales en parfait état de marche. Qui plus est, pour arranger le tout, les allemands arrêtent trois centrales nucléaires de plus, et les belges arrêtent les leurs… Bien sûr qu’il est nécessaire d’utiliser nos centrales à charbon… Mais quitte à modifier la loi faites modifier la loi de transition et abroger les dispositifs stupides de limitation de la production d’électricité d’origine nucléaire.

Michel Gay

4)

Date et heure du dépôt : le 02/01/2022 à 21:53


Titre de votre commentaire : Soyons fiers de la Ministre et du Président
de RTE


Votre commentaire :
Même si tous les moyens mobilisables étaient disponibles, la puissance
totale ne dépasserait pas 85 000 MW alors que le pic de puissance appelée
atteint en 2012 a été de 102 000 MW.

A l’époque le total des moyens mobilisables étaient proches de 100 000
MW.

Le Président de RTE, Monsieur Maillard alertait la puissance publique dans
son bilan prévisionnel 2014 en disant qu’avec la programmation de l’arrêt
de 10 000 MW de puissance thermique, le pays n’aurait plus les marges de
puissance nécessaires dès 2017.Personne ne l’a écouté.

En 2015, dans le cadre de la République exemplaire du Président Hollande,
on mettait à la tête de RTE un copain, un Président grotesque qui venait
de faire passer avec une Ministre légendaire, la LTECV. Cette LTECV qui a
accouché d’une PPE qui prévoyait d’arrêter 14 réacteurs de 900 MW d’ici
2025. Une légère retouche prévoit de les arrêter avant 2035 maintenant,
après avoir arrêter tout de même les 2 premiers en 2020, il y a à peine
un an.

Cet énergumène a été remplacé par son clone, présent dans son
Directoire depuis 2015, qui produit des bilans prévisionnels qui sont des
faux et se garde bien d’alerter la Ministre en charge de l’Energie qui est
un monument d’incompétence. Qu’elle se rassure, elle n’est que la
dernière d’une longue série.

Bien entendu ce nouveau Président de RTE trouve pratique d’accuser la
disponibilité du nucléaire, défausse facile pour éviter de faire son
mea culpa. Parce que ce Monsieur a été prévenu par des ingénieurs
extérieurs connaissant mieux que lui le fonctionnement du système
électrique. Il a été aussi alerté aussi par plusieurs courriers du
Président de Patrimoine nucléaire et climat. Il a été aussi alerté
depuis 2007 par les Présidents successifs de l’ASN et je dispose des
documents.

Mais ce Monsieur travaille la main dans la main avec deux organismes
incompétents, l’ADEME et une association qui n’a jamais produit un seul
kWh, Négawatt, bien subventionnée par l’ADEME. Ces deux associations
idéologues et incompétentes sont plus écoutées que les gens
compétents. C’est ainsi que fonctionne noter pays. Ecoutons les imbéciles
et nous irons dans le mur !

Donner un peu plus de possibilités à trois tranches au charbon ne sauvera
pas le système électrique Français même s’il faut le faire.

Durant les 15 derniers jours de décembre avec des températures froides
correspondantes à un anticyclone, donc sans vent, le système électrique français n’a pu tenir qu’en allant aux limites possibles de
nos importations parce que nos voisins sont plus prudents que nous.

L’Entsoe, organisme de concertation des gestionnaires de réseaux
européens, vient de classer la France parmi les 3 pays les plus en
difficulté avec Malte et l’Irlande.

Quelle gloire pour notre Ministre qui pourrait peut-être se poser des
questions sur la compétence du Président de RTE et sur celle de son
service appelé DGEC. Ne parlons plus de l’ADEME qu’il faut carrément
supprimer.

Cette consultation est purement symbolique et la Ministre fera ce qu’elle
veut.

La question que je me pose est : pourquoi n’avons-nous pas été consultés
sur un décret infiniment plus catastrophique, sorti la semaine dernière,
qui autorise RTE à faire des coupures tournantes pendant 2 heures
concernant des blocs de 200 000 clients ?

Ce décret est sorti en catimini et n’a pas été repris par la presse tant
il est obscur. C’était d’ailleurs l’objectif recherché. C’est un
parapluie pour notre cher Président de RTE !

On peut être fier au MTES. La France est au niveau de Malte et peut faire
des coupures tournantes !

Jean Fluchère

5)


Date et heure du dépôt : le 02/01/2022 à 17:57 Titre de votre commentaire : Augmenter les émissions des énergies fossiles?

Votre commentaire :

J’ai beaucoup de mal à comprendre comment le dédain coupable du gouvernement envers le nucléaire, amène d’une part à promouvoir des énergies intermittentes pseudo écologiques fort coûteuses pour la collectivité, et fragilisant considérablement l’équilibre du réseau, d’autre part à augmenter les émissions des énergies fossiles.

Bien sûr, me dira-t-on, il y a urgence, que faire d’autre? Eh bien à tout le moins, affirmer haut et fort l’ineptie de la fermeture de Fessenheim, accélérer d’urgence les mesures d’augmentation de la durée de vie des centrales nucléaires actuelles, et bien sûr foncer sur l’EPR.

Je ne peux croire que les grands commis de l’Etat actuellement aux manettes se croient obligés à ce point de s’incliner devant les Allemands et/ou l’extrême gauche paléolithique française

Denis Francillard

6)

UBU roi au ministère de l’écologie par PERVES

Ces deux dernières années, le ministère de l’environnement sablait le champagne pour fêter l’arrêt définitif des deux centrales nucléaires de Fessenheim, qui fonctionnaient 6570 HEPP (1,8 GW) sans pollution atmosphérique ni émissions de CO2. On nous demande maintenant d’approuver un fonctionnement supplémentaire de 700 heures de plus par an de nos dernières centrales à charbon (2 GW). Mieux encore, le projet de décret se félicite de l’arrêt, ces dernières années, de 2 des 4 dernières centrales thermiques utilisant du charbon en France métropolitaine sans que le ministère ni RTE n’aient identifié le risque de pénurie d’électricité pilotable. Incompétence ou imprévoyance ou, plus simplement aveuglement d’idéologues, voire volonté politique de la ministre (et de son bras armé, l’ADEME)de créer une pénurie d’électricité dans une perspective de décroissance !
Les spécialistes de l’énergie savaient depuis plus d’une décennie que l’appel à une électricité très décarbonée, nucléaire en particulier, était le meilleur moyen de lutter contre le changement climatique. Et en conséquence,il fallait d’une part relancer un programme de nouveau nucléaire et d’autre part, pour faire face aux consommations d’hiver, maintenir un parc pilotable puissant. Nos ministres de l’environnement successifs, auxquels a été malencontreusement confiée la responsabilité de l’approvisionnement en électricité, se sont constamment opposés au nucléaire et, par opportunisme politique, ont fait fermer des centrales fossiles qui pesaient peu dans nos émissions, mais étaient indispensables lors d’épisodes hivernaux de grandes consommations.

La direction de RTE, obéissant à des ministres incompétents et oubliant son devoir d’alerte, a volontairement masqué la dangerosité de cette politique alors que le programme de grand carénage du parc nucléaire s’annonçait, avec des arrêts prolongés et une baisse de la capacité pilotable parfaitement prévisible. Il est scandaleux que cette faute soit masquée et que la responsabilité des difficultés actuelles soit reportée sur un parc nucléaire qui a fait de l’électricité française une des plus compétitive au monde du point de vue climatique : la situation était prévisible, aurait dû être prise en compte et va durer. Or nous avons perdu 12 GW de capacité pilotable depuis 15 ans et nous nous sommes interdit de construire de nouvelles centrales à gaz naturel après Landivisiau. C’est de l’inconscience ou une politique condamnable !
Notre puissance pilotable totale est, pendant la durée du programme de grand carénage, inférieure désormais d’une quinzaine de GW à la puissance crête, et nous rend totalement dépendants de nos voisins lors de mois hivernaux peu venteux, comme constaté cet automne. Le ROI UBU est nu !


A quand les démissions des trois principaux responsables de ce désastre, la ministre de l’Environnement et les présidents de RTE (qui avait le devoir d’alerter le gouvernement) et de la CRE (qui avait le devoir de protéger notre marché de l’électricité et s’attache à le détruire). Ne devraient-ils pas s’excuser au lieu d’accuser le nucléaire : celui qui veut tuer son chien l’accuse de la rage !


Que dire de ce décret ?

–  Faut-il allonger le temps de fonctionnement annuel de nos centrales à charbon ? Malheureusement oui, et pour des années et pas seulement en 2022. Faut-il même en limiter l’usage ? Non si c’est pour importer une électricité produite en Allemagne avec lignite et charbon.

–  Faudrait-il construire de nouvelles centrales à gaz dans le cadre du mécanisme de capacité pour rétablir la robustesse de notre réseau et éviter les invraisemblables envolées du prix européen de l’électricité ? Malheureusement oui en attendant qu’un ministre de l’Énergie compétent soit nommé (quand viendra-t-il ?) et lance un vigoureux programme nucléaire.


– Il est urgent que le Président de la République remette l’énergie et l’électricité au premier rang de ses priorités, s’entoure enfin de responsables compétents et plus soucieux de l’intérêt du pays que de lubies idéologiques

Jean-Pierre Pervès

7)

Date et heure du dépôt : le 03/01/2022 à 15:53
Titre de votre commentaire : A quoi est-on réduit ?


Votre commentaire :
Augmenter un peu les émissions de gaz à effet de serre du pays parce
qu’on n’a pas voulu prévoir les marges de sécurité indispensables
pour une production aussi vitale que l’électricité, cela n’est pas
catastrophique pour le climat compte tenu de la faiblesse relative des
surplus d’émission, mais c’est donner une image déplorable de la
France qui se veut exemplaire dans la lutte contre le changement
climatique. Cette bouée de secours doit être lancée parce que les conseillers de nos
gouvernements successifs se sont comportés comme des courtisans assurant
le prince que tout allait très bien et que ses choix étaient parfaitement
adaptés au lieu de l’informer de la précarité croissante de notre
système de production d’électricité. Depuis plus de deux décennies,
la France a cessé de se préoccuper de la sécurité énergétique,
n’écoutant que les sirènes qui l’incitent à poursuivre des
chimères. Mis au pied du mur, le conseil d’Etat ne peut, hélas, qu’accepter un
tel décret pour réduire les énormes risques de catastrophe.

Jean Poitou

8)

Date et heure du dépôt : le 03/01/2022 à 12:41
Titre de votre commentaire : Il faut se poser les bonnes questions
Votre commentaire :
Les chiffres parlent d’eux même, l’enjeu est dérisoire en matière
d’impact sur le climat: les émissions cumulées autorisées pour les 4
centrales charbon vont passer de 1,7 millions de tonnes cumulées à 2,4
millions soit moins de 1 million de tonnes supplémentaires pour un pays
qui en émet plus de 400 millions chaque année. Le symbole n’en n’est pas
moins très fort.

Mais la vraie question est ailleurs: pourquoi faut-il préparer une
dérogation à cette règle le jour même de son entrée en vigueur?
La réponse est simple: parce que nos politiques publiques en matière
d’énergie sont basées sur des dogmes (antinucléaires) et des rêves
(le tout renouvelable) ou des contresens (la baisse de la demande en
électricité) et non sur des prévisions réalistes et raisonnables.
Les politiques ont oublié l’essentiel: la garantie de fourniture qui est
la base d’un système électrique et qui a fait la force du système
français.
Depuis plusieurs années, on oublie l’essentiel, on fait n’importe quoi,
on fonce dans le mur et on panique au tout dernier moment.

Non, il ne faut pas accuser la disponibilité du parc nucléaire.
Non, il ne fut pas accuser le soleil de ne pas briller la nuit.
Non, il ne faut pas se plaindre du manque de vent pendant les anticyclones
de l’hiver.
Il faut demander des comptes à ceux qui devaient éclairer le chemin et
qui nous plongent dans l’obscurité.

RTE a passé son temps, ces dernières années, à raconter aux gouvernants
les fables qu’ils avaient envie d’entendre et non la vérité basée
sur des réalités techniques. Plusieurs centrales pilotables ont été
fermées les unes après les autres avec la bénédiction de ceux dont la
responsabilité était d’alerter.
C’est une faute très lourde. Qui viendra en rendre compte?

Il est urgent de revenir à la raison sinon, ce n’est que le début
d’une inexorable descente vers les ténèbres.

Eric Maucort

9)

Date et heure du dépôt : le 03/01/2022 à 17:06
Titre de votre commentaire : Le vent se lève, les voiles aussi !
Votre commentaire :
Bonjour,

La situation actuelle de l’approvisionnement électrique en France était
prévisible : de nombreux acteurs académiques, industriels et particuliers
en alertent les pouvoirs publics depuis des années, cela malgré les
discours rassurants que RTE a bien voulu tenir en parallèle.

En dehors de toute nécessité technique et environnementale, le
gouvernement a fait fermer les deux REP du CNPE de Fessenheim en 2020,
privant ainsi le territoire français de 1,8 GWe de production pilotable à
faibles émissions de CO2 et haut facteur de charge. La LTECV et ses
déclinaisons PPE et SNBC ambitionnent d’accélérer les fermetures de
tranches REP sur des critères qui ne sont ni techniques ni
environnementaux.

Souffrant de plus de 20 ans d’absence d’investissement dans des moyens
électriques pilotables bas carbone, le système électrique français est
désormais incapable de passer ses pics de charge sans faire appel à des
importations massives dont les possibilités technico-économiques, par
essence, ne peuvent être garanties aujourd’hui.

La réalité s’impose désormais à tous : c’est tout le système
électrique français qui risque désormais la catastrophe, il est urgent
d’engager de nouveaux moyens de production pilotables tout en prolongeant
la durée d’exploitation de ceux qui sont techniquement et
environnementalement pertinents.

Des LCTEV, PPE et SNBC se dessinent une stratégie qui semble incohérente
avec l’objectif de réduction des GES. Il convient d’en tirer toutes les
conclusions, d’un point de vue législatif, bien sûr, mais aussi
règlementaire au niveau de RTE et de la CRE.
Règlementaire car tout citoyen est en droit de se demander si l’ARENH est
utilisé à bon escient d’une part, si les prévisions de RTE sont
crédibles, ensuite, et puis d’un point de vue législatif également, car
les dernières évolutions législatives font apparaitre un délai
envisageable de 5 années entre la décision de lancer la construction
d’une tranche REP et l’autorisation effective de débuter les travaux de
préparation de site. Tout cela pour des sites qui sont a priori déjà
identifiés puisque adossés à des CNPE qui n’ont actuellement que deux
tranches sur les 4 dont elles pourraient être équipées.
Notons que la Chine, suite à nos transferts de technologie, sait
désormais construire ses tranches REP en 5 ans.

Il est évident que personne ne pourra s’opposer à l’augmentation de
production de quelques tranches thermiques fossiles, il est cependant
indispensable de prévoir notre approvisionnement électrique à une
échéance supérieure aux trois prochains mois.

Gouverner, c’est prévoir!

Sébastien Lefranc

10)

Date et heure du dépôt : le 06/01/2022 à 16:42
Titre de votre commentaire : Comment dire non ?
Votre commentaire :
Placé devant l’alternative d’accepter d’élever le plafond
d’émissions de centrales à combustibles fossiles ou de soumettre le
pays à des coupures tournantes, on ne peut qu’autoriser l’augmentation
limitée des émission. Mais il convient de reconnaître que cette
situation provient de mauvaises décisions politiques. La fermeture des 2
réacteurs de Fessenheim sans prévoir de moyens de remplacement prive le
système électrique français de 1,8 GW de puissance pilotable
décarbonée. Il faut arrêter ce gâchis et revenir sur la législation
actuelle afin d’éviter d’aggraver encore la situation avec la
fermeture prévue de 12 réacteurs nucléaires d’ici 2035. Et il est
urgent de lancer effectivement la construction d’une série de réacteurs
nucléaires, de ne pas en rester aux paroles. Il est incompréhensible que
RTE n’anticipe pas mieux les besoins de puissance pilotable décarbonée
et nous conduise à cette situation où, loin de fermer des centrales à
charbon, on les autorise à augmenter leur production en période de forte
consommation. Il est illusoire de faire reposer notre système électrique
sur des renouvelables intermittentes dont on sait que le niveau de
production peut descendre à moins de 1 % de la puissance installée. Les
Allemands l’ont bien compris, qui disposent encore d’une puissance
installée pilotable équivalente à la puissance appelée maximale. Ce
n’est malheureusement pas le cas de la France.

Elisabeth Huffer

Détruire 11 hectares de boisements en faveur du solaire en Dordogne ? Réagissons !

Message du Collectif-24 le 15 décembre 2021 :

Source :

https://www.dordogne.gouv.fr/content/download/36784/252329/file/avis-enqu-publ-GDSOL.pdf

Enquête publique du PROJET PHOTOVOLTAÏQUE de Lanouaille
du jeudi 18 novembre 2021 à 9 h au vendredi 17 décembre 2021
adresse mail :
pref-ep-2021-gdsol40-lanouaille@dordogne.gouv.fr

Exemple de site où le reboisement est remplacé par une usine inopérante en cas de besoin, souvent produite en Chine ce qui augmente le charbon brûlé

« Comme tous ces projets se font « en sourdine » le collectif a été averti bien tard et il ne reste que quelques jours pour déposer une observation.

Ce projet de Lanouaille, qui entrainerait la destruction de 11 ha de forêts et d’espaces naturels, ne comporte aucune preuve d’études alternatives, comme l’exige pourtant la loi, et encore moins de programme de sobriété énergétique.

Il s’agit encore d’un projet sans aucune concertation préalable, sans lien avec les différents usages actuels du site, pas plus qu’avec la prise en compte des bilans écologiques, qui entrainent la destruction de forêts, de paysages, d’espaces naturels et sa biodiversité.

Motivés par la rentabilité à court terme au NOM DE LA CROISSANCE VERTE, ces projets, ne font suite à aucune étude préalable d’aménagement du territoire en matière de développement des énergies renouvelables et ne tiennent compte ni des besoins en électricité, ni des enjeux du territoire, et ce en contradiction totale, avec les règles régionales et nationales en matière de transition écologique.

Le pouvoir avec la « transition énergétique » veut que les régions fournissent leur propre énergie dans un temps relativement court. C’est une totale utopie, qui ne sert qu’à faire passer des projets GIGANTESQUES et délirants comme ceux que l’on connait déjà avec l’éolien. Après avoir lutté contre l’étalement en hauteur, voici maintenant que nous devons lutter contre l’étalement horizontal sur des hectares. Tout cela, bien évidemment, au détriment de la biodiversité, tout comme les projets éoliens.

Nous savons tous que les ENR produisent une énergie intermittente sur laquelle on ne peut absolument pas compter ! En particulier le solaire qui ne fonctionne qu’à 10% du temps de la puissance installée !!! Sur un mois cette source d’énergie fonctionne 3 jours. C’est assez risible.

Les ENR ne sont opérationnelles que couplées avec un système de stockage efficace et peu couteux. Les recherches butent sur des points essentiels : les moyens de stockage sont au stade expérimental, sont très très couteux, et ont une durée de vie très courte, de quelques années.

Quelques affairistes gagnent de l’argent facilement dans les renouvelables, grâce aux subventions. Malheureusement le public, est souvent béotien et crédule en matière de transition énergétique. Une artillerie médiatique vise à faire pression sur les citoyens pour une meilleure acceptabilité de projets totalement inutiles et dérisoires.

Beaucoup de nos politiques sont dans une attitude d’aveuglement, acceptant sans réfléchir que notre argent soit déposé sans discernement au pied de l’autel de la transition énergétique, craignant, sans doute, de ne pas être dans la « bonne ligne » ou « de ne pas être de leur temps ».

Si on met toutes nos campagnes au service d’un système qui en demande TOUJOURS PLUS, les paysages disparaitront et il ne restera plus que des espaces dégradés. Car cette gourmandise, déguisée en progrès, poussée par son appétit du GIGANTISME, devient destructrice de notre environnement qui nous appartient tous, environnement dans lequel vont vivre les générations futures.

Que faire pour l’avenir ? Comment tirer des leçons et « tenter de créer une nouvelle société », sans être dans la pensée magique, pour bâtir une société plus respectueuse du monde dans lequel nous vivons.

Ne plus chercher la CROISSANCE (même verte) à tout prix mais la stabilité des écosystèmes. Tout est à réinventer et les efforts pour obtenir ce que l’on veut, aussi. Chacun de nous est acteur du monde dans lequel il vit, quoique que l’on fasse.source officielle sur ce projet »

envoyé : 15 décembre 2021

Exemple de destruction du précieux puits de carbone en Dordogne : les arbres. Pour ne rien produire les soirs d’hiver…

« Travaux relatifs au nouveau nucléaire » : commentaires sur le draft de rapport de la ministre Pompili, contre-feu face à une filière en ordre de marche

Le texte original du ministère de l’écologie (DGEC) est cité en italique :

Tout laisse à penser que ce rapport ne sort pas par hasard : il est émis juste après la publication de l’étude RTE du 25 octobre, très favorable au nucléaire. Analysons les cogitations en chambre sur les risques extrêmes abondamment mis en avant mais qui ont très peu de réalité. Exemples :

« Des risques ignorés

Le rapport relève également qu’EDF ne s’est pas penché sur certains risques de surcoûts.

Les conséquences de recours juridiques ou de « troubles à l’ordre public » perturbant la réalisation des chantiers pourraient coûter très cher. « Une année de retard sur une tranche coûterait de l’ordre de 100 millions d’euros avant l’enclenchement du chantier puis 600 millions en phase de réalisation. » « 

Les recours juridiques des ONG anti-nucléaires sont probables, mais ne sont pas susceptibles de bloquer les chantiers après délivrance des Permis de construire et des DAC (Décrets d’autorisation de création). Cela ne peut se passer qu’à l’amont. Par ailleurs, les « troubles à l’ordre public » ont très peu de chances de concerner les deux premiers sites, Penly et Gravelines, qui bénéficient d’un appui fort des politiques locaux et d’une demande des populations locales qui sont habituées au nucléaire depuis des décennies et y voient les possibilités d’emploi pérennes. Pour le troisième site, non encore défini, il faudra voir, mais si c’est Tricastin, les conclusions seront les mêmes.     

« Les auteurs citent également la détection tardive d’écarts sur les fabrications, comme sur le chantier de l’EPR de Flamanville, les événements climatiques, météorologiques ou pandémiques, ou encore les évolutions probables de l’inflation, du coût du travail et des matières premières. »

 L’hypothèse de détection d’écarts tardifs sur les fabrications ne tient pas compte de toute la réorganisation réalisée suite au retour d’expérience de Flamanville. Il est absurde de considérer que l’on n’a rien appris, tout cela est déjà mis en œuvre sur les deux réacteurs en construction au Royaume-Uni sur le site d’HPC. Par ailleurs, des événements climatiques, météorologiques ou pandémiques peuvent intervenir mais concernent tous les types de projet, on ne ferait plus rien à ce compte-là. De plus, les évolutions probables de l’inflation, du coût du travail et des matières premières ne sont pas propres aux chantiers nucléaires et concernent toute l’économie. Enfin, le nucléaire utilise très peu de métaux spéciaux et est de ce fait beaucoup moins sensible que l’éolien aux matériaux critiques.   

« Par ailleurs, ils accueillent avec précaution la promesse d’EDF qu’un engagement sur trois paires d’EPR2 permettrait de faire des économies par « effet de série ». Ils notent qu’un « recouvrement entre les chantiers des paires successives peut conduire à ce qu’un défaut de fabrication qui ne serait pas détecté rapidement ait un impact multiplié d’autant plus qu’il y a de réacteurs commandés ». »

 L’effet de série n’est pas une fiction mais une réalité observée lors de la construction du parc actuel et il est très puissant : une série de 6 permet de réduire les coûts de 20 à 25 % de façon certaine par rapport à un réacteur unique. Quant au risque de faire des erreurs en série, c’est le même argument que ci-dessus, il n’a pas de réalité si on travaille bien dès le début à partir du retour d’expérience de Flamanville et de HPC. La meilleure réponse est que cela ne s’est pas produit lors de la construction du parc actuel, qui a été fait avec de très longues séries.

Tout ce paragraphe recouvre des contorsions intellectuelles de fonctionnaires à qui on a manifestement demandé de se torturer les méninges pour charger la barque des risques les plus improbables et les plus irréalistes. Si on appliquait cela au reste de l’économie, on n’entreprendrait plus jamais aucun projet. C’est pitoyable d’abandon de toute ambition et volonté. La main politicienne de la ministre de la transition écologique qui a commandité ce poulet crève les yeux… Tout cela décrédibilise la totalité du rapport.  

PS : concernant le délai de 15 ans avancé par Mme Pompili, il faut préciser qu’à partir de la décision gouvernementale d’engagement, il faut environ 5 ans de procédures administratives (qui ont été complexifiées à souhait) avant de pouvoir engager le 1er béton de structure nucléaire (le radier de l’îlot nucléaire) qui définit le point zéro du délai de construction. Ce délai est estimé au mieux à 8 ans pour un EPR2 qui a été simplifié et bénéficiera de préfabrications en usines beaucoup plus nombreuses (conséquence : deux fois moins de soudures à réaliser sur site). Ce qui conduit au mieux à 13 ans pour le premier réacteur du premier site engagé.

Par contre, pour les sites suivants, les procédures administratives et les préparations physiques de sites peuvent être anticipées dans le cadre de l’engagement d’une série.

Enfin, il existe un moyen très simple et très efficace pour faire face à la demande en 2030/2035 : c’est de ne pas arrêter de façon scandaleuse les 12 réacteurs de 900 MW comme prévu dans la PPE et de les prolonger jusqu’à 60 ans au moins sous le contrôle de l’ASN…

Éoliennes en Suède : Un mélange d’eau et de glycol est chauffé pendant la nuit à l’aide d’un camion équipé d’un puissant brûleur fonctionnant au fioul

Aujourd’hui nos politiques, soi-disant compétents dans tous les domaines, nous demandent de faire des économies d’énergie. L’histoire ci-dessous se passe enSuède, au pays merveilleux de Greta, paradis de l’écologie triomphante :

Histoire vraie

Un mélange d’eau et de glycol est chauffé pendant la nuit à l’aide d’un camion équipé d’un puissant brûleur fonctionnant au fioul .

À l’aube, 44 m3 d’eau à 60 degrés se trouvent dans les réservoirs et l’hélicoptère peut commencer à voler en navette vers l’éolienne dont les pales sont givrées (voir photo). A chaque tour, il faut 850 litres de mélange à base de glycol (antigel très bon pour l’environnement comme chacun sait) dans un réservoir avec un pulvérisateur à moteur.

Pour réussir le dégivrage, le débit doit être élevé et, tout au plus, tout le réservoir doit être pulvérisé en deux minutes.
Pour effectuer l’opération, trois personnes sont nécessaires. Un pilote d’hélicoptère, un opérateur qui contrôle le pulvérisateur et une personne au camion qui s’assure que l’hélicoptère peut remplacer rapidement le réservoir vide par un plein.

PS : les éoliennes sont bien sûr installées pour éviter d’utiliser des combustibles fossiles qui créent le réchauffement climatique, n’est ce pas ?

 

Bienvenue en Absurdistan !

Négawatt 2022 est-il un scénario crédible au vu des premiers éléments diffusés ?

Henri Prévot

Le 21 octobre 2021

Le nouveau scénario Négawatt – premières observations

Au vu de l’article publié par Enerpress

La consommation

                La consommation par l’industrie :

On lit : « dans l’industrie la demande d’énergie passe de 370 TWh en 2015 à 192 TWh grâce à la relocalisation des filières compatibles avec la transition énergétique, les autres étant réorientées ». Cette phrase est incompréhensible.

La SNBC, qui s’appuie sur le scénario Négawatt suppose quant à elle que la consommation de l’industrie sera en 2050 de 270 TWh.

Grâce à l’amélioration de l’efficacité énergétique, la réindustrialisation du pays ne fera peut-être pas augmenter la consommation d’énergie. Mais il faut aussi prévoir une consommation d’hydrogène produit à partir d’électricité. Au total, il est prudent de prévoir que la consommation d’énergie serait de 410 TWh, soit plus du double de ce que dit Négawatt.

                La consommation d’énergie pour se chauffer

Nous sommes d’accord pour constater qu’il faudra dépenser plus qu’aujourd’hui pour consommer et économiser l’énergie de chauffage. Mais le programme de Négawatt conduirait à dépenser 15 à 20 milliards d’euros par an de plus que ce qui serait suffisant pour ramener à zéro les émissions de CO2 du chauffage. Cela diminuerait d’autant la part du pouvoir d’achat qui n’est pas utilisée pour la consommation et les économies d’énergie. Contrairement à ce que dit Négawatt, cela ne créera pas d’emplois car l’argent utilisé pour payer des travaux excessivement coûteux aurait pu financer d’autres activités elles-mêmes créatrices d’emploi.

Par ailleurs Négawatt suppose que l’on ne construise pratiquement plus de maisons individuelles, ce qui ne répond pas aux désirs des Français.

Négawatt suppose que tous les bâtiments seront rendus aussi bien isolés que les bâtiments neufs. Ce n’est pas de la sobriété, c’est du gaspillage. En effet, si l’on compte le total des dépenses d’énergie et d’économie d’énergie, il serait possible de réduire à zéro les émissions CO2 en dépensant beaucoup moins. Si les logements mal isolés sont mis, non pas en classe A ou B du DPE (diagnostic de performance énergétique) comme le veut Négawatt, mais en classe D, et s’ils sont équipés de pompes à chaleur ou raccordés à un réseau de chaleur, le chauffage n’émettra pas de CO2 et les dépenses d’énergie et de travaux d’isolation thermique seront au total inférieures de 15 à 20 milliards d’euros à ce qu’il faudrait dépenser selon Négawatt : 8 milliards de plus de dépenses d’électricité et 25 à 30 milliards d’euros de moins en travaux d’isolation.

Négawatt dit que l’isolation des bâtiments créera de l’emploi. Certes mais l’argent que l’Etat et les ménages mettront dans ces travaux ne sera pas disponible pour d’autres dépenses qui créeraient elles aussi de l’emploi. Donc l’argument de création d’emploi est mensonger.

Le pouvoir d’achat des ménages n’aura peut-être pas été diminué par ces travaux d’isolation poussés à l’extrême mais la part du pouvoir d’achat disponible pour autre chose que la consommation ou l’économie d’énergie aura été réduite bien au-delà de que serait suffisant pour réduire à zéro les émissions de CO2.

Le transport

L’article d’Enerpress ne dit rien de la consommation d’énergie pour le transport. Selon la SNBC, les distances parcourues sur route par les véhicules légers diminueraient alors que la population aura augmenté.

Sur la production d’énergie

Si la demande totale d’énergie est de 1060 TWh, sur le papier et avec un tableur excel il n’est pas difficile d’imaginer un parc de production qui y répondre sans nucléaire. Il suffit de mettre la quantité nécessaire d’éoliennes et de photovoltaïque.

Pour ne pas occuper trop de terrains, Négawatt met la plus grande partie du photovoltaïque sur les toitures et suppose une forte capacité éolienne en mer notamment flottante. Comme personne ne peut prévoir assurément l’évolution des coûts, il est facile de faire des hypothèses.

Mais il est sûr que la gestion d’un réseau électrique sans les machines de production tournantes (les groupes turbo-générateurs) sera très compliquée et nul ne peut affirmer aujourd’hui qu’elle serait possible.

Malgré les hypothèses invraisemblables faites sur la consommation, Négawatt ne parvient pas à éviter toute consommation à partir de gaz fossile, émettant 52 MtCO2/an. Négawatt dit qu’elles seraient compensées par le stockage dans des « puits naturels ». S’il s’agit de forêt, il ne faut pas oublier que ce stockage ne peut pas croître sans fin car les arbres poussent, certes, puis meurent et pourrissent.

Interview de François Jacq (CEA) à propos de l’abandon du projet Astrid

Propos retranscris par Michel Gay

Bande sonnore ici

Verbatim François Jacq

« L’avant-projet détaillé d’ASTRID a été réalisé et capitalisé.

Maintenant que ça va coûter et que les perspectives de déploiement sont lointaines, la réponse a été non de manière partagée entre le CEA les industriels et l’Etat.

Aujourd’hui, avec une G3 qui n’est pas encore déployée, avec des problèmes de compétitivité de cette G3, un RNR qui est encore moins compétitif, et que l’aspect différentiel du prix du combustible n’est pas suffisant pour assurer cette compétitivité, on est arrivé à une conclusion partagée qui était que mieux valait renvoyer la réalisation d’objets de cette nature dans la deuxième moitié de ce siècle, et plutôt près de la fin. Ça se discute.

Après, il y a un deuxième sujet qui est pourquoi on fait ce genre de réacteur.

Les deux arguments principaux :

1)    Fermeture du cycle, économie de matière, aspect surgénérateur

2)    Les déchets. Argument inexact. Dès lors que vous faites de la fission vous faites des PF. Le principal élément contributif à la dose à l’exutoire d’un stockage, ce sont les PF, il y aura des déchets. Sinon on s’expose à des problèmes. Si on met en équation Cigeo et Astrid.

Je reviens sur l’argument matière. Il faut être vigilant si des pénuries devaient surgir, si des difficultés d’approvisionnement devaient surgir, quand bien même le prix de la matière c’est 5 % à 10 % du prix de l’électricité produite aujourd’hui, on voit bien que ça peut devenir sensible. Mais les constantes de temps sont longues puisqu’avant qu’il y ait pénurie d’uranium, on est sur des cycles de décennies.

J’insiste. On parle beaucoup réacteur et on fait un réacteur pour traiter des problèmes de cycles, pour mieux utiliser la matière et fermer le cycle.

Or, je persiste à dire que la question du cycle associé au réacteur n’est pas le sujet sur lequel on a le plus braqué le projecteur. Dès lors qu’il faudra produire le combustible pour ces réacteurs et le retraiter et assurer le cycle, le degré de complexité obtenu ne sera pas La Hague ni Mélox. Là où il y a des boites à gants il faudra des chaines blindées et il y a un travail à faire sur le cycle.

La stratégie posée n’est pas un optimum économique, ni une merveille, mais le fait de poser comme une étape intermédiaire un multirecyclage en REP qui est écrit dans la PPE et que nous demande de déployer le gouvernement, a, sans être miraculeux ni optimal, 2 vertus :

1 : Ca oblige a travailler sur un cycle intermédiaire et donc à manipuler des quantités de Pu plus importante, à réfléchir au cycle et aux conséquences que ca peut avoir sur l’ensemble du processus de retraitement. Je pense que c’est quand même quelque chose qui nous […] et sur la voie technique d’une avancée et d’une réalisation de quelque chose.

Et puis l’autre aspect de ça me semble être un peu plus social et politique car on est alors potentiellement en situation de montrer à l’opinion publique que non, il n’y a pas de mox sur étagère qui vont attendre 70, 80,90 ans et être réputé être des déchets mais qu’on se donne la possibilité de leur faire repasser un tour qui nous permet d’attendre la suite mais qui montre aussi qu’il y a une gestion active.

Ce n’est pas un argument technique, c’est plus un argument sociologico-politique qui n’est pas brillant mais je voulais quand même le formuler.

De ce point de vue-là, cette stratégie elle vaut ce qu’elle vaut. J’entends parfois beaucoup de noms d’oiseaux là-dessus, mais moi j’y crois beaucoup dans la mesure où même si elle n’est pas parfaite, et qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit, il ne s’agit pas de refaire du mox2 (deuxième tour en REP) qui va être un miracle mais elle peut nous aider à nous préparer sur un certain nombre de choses.

En plus elle cadence un horizon de temps et elle montre aux jeunes qu’il y a des projets et que tout çà ne se résume pas à un truc unique qui disparaît et après lequel il n’y a plus de stratégie.

De ce point de vue là, c’est çà qui a été forgé [..]

Ce n’est pas qu’une affaire CEA, je le redis. Le travail qui a été mené là-dessus a été mené conjointement entre les grands acteurs de la filière. »